Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome III
Joseph Balsamo. Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome III

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome III». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 ... 65 66 67 68 69 70 71 72 73 ... 79
Перейти на страницу:

� M. de Richelieu, murmura Balsamo; oh! ma foi, tout duc et pair qu�il est, il attendra.

Chapitre 118. Les deux gouttes d�eau de M. de Richelieu

Le duc de Richelieu sortit � quatre heures et demie de la maison de la rue Saint-Claude.

Ce qu�il �tait venu faire chez Balsamo va s�expliquer tout naturellement dans ce qu�on va lire.

M. de Taverney avait d�n� chez sa fille; madame la dauphine, ce jour-l�, avait donn� cong� entier � Andr�e pour que celle-ci p�t recevoir son p�re chez elle.

On en �tait au dessert quand M. de Richelieu entra; toujours porteur de bonnes nouvelles, il venait annoncer � son ami que le roi avait d�clar�, le matin m�me, que ce n��tait plus une compagnie qu�il comptait donner � Philippe, mais un r�giment.

Taverney manifesta bruyamment sa joie, et Andr�e remercia le mar�chal avec effusion.

La conversation fut tout ce qu�elle devait �tre apr�s ce qui s��tait pass�. Richelieu parla toujours du roi, Andr�e toujours de son fr�re, Taverney toujours d�Andr�e.

Celle-ci annon�a dans la conversation qu�elle �tait libre de tout service pr�s de madame la dauphine; que Son Altesse royale recevait deux princes allemands de sa famille, et que, pour passer quelques heures de libert� qui lui rappelassent la cour de Vienne, Marie-Antoinette n�avait voulu avoir aucun service pr�s d�elle, pas m�me celui de sa dame d�honneur; ce qui avait si fort fait frissonner madame de Noailles, qu�elle s��tait all�e jeter aux genoux du roi.

Taverney �tait, disait-il, charm� de cette libert� d�Andr�e pour causer avec elle de tant de choses int�ressant leur fortune et leur renomm�e. Sur cette observation, Richelieu proposa de se retirer pour laisser le p�re et la fille dans une intimit� plus grande encore; ce que mademoiselle de Taverney ne voulut point accepter. Richelieu demeura donc.

Richelieu �tait dans sa veine de moralit�: il peignit fort �loquemment le malheur dans lequel �tait tomb� la noblesse de France, forc�e de subir le joug ignominieux de ces favorites de hasard, de ces reines de contrebande, au lieu d�avoir � encenser les favorites d�autrefois, presque aussi nobles que leurs augustes amants, ces femmes qui r�gnaient sur le prince par leur beaut� et par leur amour et sur les sujets par leur naissance, leur esprit et leur patriotisme loyal et pur.

Andr�e fut surprise de rencontrer tant d�analogie entre les paroles de Richelieu et celles que le baron de Taverney lui faisait entendre depuis quelques jours.

Richelieu se lan�a ensuite dans une th�orie de la vertu, th�orie si spirituelle, si pa�enne, si fran�aise, que mademoiselle de Taverney fut forc�e de convenir qu�elle n��tait pas vertueuse le moins du monde d�apr�s les th�ories de M. de Richelieu et que la v�ritable vertu, comme l�entendait le mar�chal, �tait celle de madame de Ch�teauroux, de mademoiselle de La Valli�re et de mademoiselle de Fosseuse.

De d�ductions en d�ductions, de preuves en preuves, Richelieu devint si clair, qu�Andr�e n�y comprit plus rien.

La conversation demeura sur ce pied jusqu�� sept heures du soir, � peu pr�s.

� sept heures du soir, le mar�chal se leva: il �tait forc�, disait-il, d�aller faire sa cour au roi, � Versailles.

En allant et en venant par la chambre pour prendre son chapeau, il rencontra Nicole, qui avait toujours quelque chose � faire l� o� se trouvait M. de Richelieu.

� Petite, lui dit-il en lui frappant sur l��paule, tu me reconduiras; je veux que tu portes un bouquet que madame de Noailles a fait cueillir dans ses parterres et qu�elle envoie � madame la comtesse d�Egmont.

Nicole s�inclina comme les villageoises des op�ras comiques de M. Rousseau.

Sur quoi, le mar�chal prit cong� du p�re et de la fille, �changea avec Taverney un regard significatif, fit une r�v�rence de jeune homme � Andr�e et sortit.

Si le lecteur veut nous le permettre, nous laisserons le baron et Andr�e causer de la nouvelle faveur accord�e � Philippe, et nous suivrons le mar�chal. Ce nous sera un moyen de savoir ce qu�il �tait all� faire rue Saint Claude, o� il avait pris pied, on se le rappelle, dans un si terrible moment.

D�ailleurs, la morale du baron ench�rissait encore sur celle de son ami le mar�chal, et pourrait bien effaroucher les oreilles qui, moins pures que celles d�Andr�e, y comprendraient quelque chose.

Richelieu descendit donc l�escalier en s�appuyant sur l��paule de Nicole et, d�s qu�il fut dans le parterre avec elle:

� Ah ��, petite, dit-il en s�arr�tant et en la regardant en face, nous avons donc un amant?

� Moi, monsieur le mar�chal? s��cria Nicole toute rougissante et en faisant un pas en arri�re.

� Hein! fit celui-ci, n�es-tu point Nicole Legay, par hasard?

� Si fait, monsieur le mar�chal.

� Eh bien, Nicole Legay a un amant.

� Oh! par exemple!

� Oui, ma foi, un certain dr�le assez bien tourn�, qu�elle recevait rue Coq-H�ron, et qui l�a suivie aux environs de Versailles.

� Monsieur le duc, je vous jure�

� Une sorte d�exempt qu�on appelle� Veux-tu que je te dise, petite, comment on appelle l�amant de mademoiselle Nicole Legay?

Le dernier espoir de Nicole �tait que le mar�chal ignor�t le nom de ce bienheureux mortel.

� Ma foi, dites, monsieur le mar�chal, fit-elle, puisque vous �tes en train.

� Qui s�appelle M. de Beausire, r�p�ta le mar�chal, et qui, en v�rit�, ne d�ment pas trop son nom.

Nicole joignit les mains avec une affectation de pruderie qui n�imposa pas le moins du monde au vieux mar�chal.

� Il para�t, dit-il, que nous lui donnons des rendez-vous � Trianon. Peste! dans un ch�teau royal, c�est grave; on est chass�e pour ces sortes de fredaines, ma belle enfant, et M. de Sartine envoie toutes les filles chass�es des ch�teaux royaux � la Salp�tri�re.

Nicole commen�a de s�inqui�ter.

� Monseigneur, dit-elle, je vous jure que, si M. de Beausire se vante d��tre mon amant, c�est un fat et un vilain; car, en v�rit�, je suis bien innocente.

� Je ne dis pas non, dit Richelieu; mais as-tu donn�, oui ou non, des rendez-vous?

� Monsieur le duc, un rendez-vous n�est pas une preuve.

� As-tu donn�, oui ou non, des rendez-vous? R�ponds.

� Monseigneur�

� Tu en as donn�, c�est tr�s bien; je ne te bl�me pas, ma ch�re enfant; d�ailleurs, j�aime les jolies filles qui font circuler leur beaut� et j�ai toujours de mon mieux aid� � la circulation; seulement, comme ton ami, comme ton protecteur, je t�avertis charitablement.

� Mais on m�a donc vue? demanda Nicole.

� Apparemment, puisque je le sais.

� Monseigneur, dit Nicole d�un ton r�solu, on ne m�a pas vue, c�est impossible.

� Je n�en sais rien, mais le bruit en court, et cela donne un assez vilain relief � ta ma�tresse; et tu comprends que, comme je suis encore plus l�ami de la famille Taverney que de la famille Legay, il est de mon devoir de dire deux mots de ce qui se passe au baron.

� Ah! monseigneur, s��cria Nicole, effray�e de la tournure que prenait la conversation, vous me perdez; m�me innocente, je serai chass�e rien que sur le soup�on.

� Eh bien, pauvre enfant, tu seras chass�e alors; car, � l�heure qu�il est, je ne sais plus quel mauvais esprit, ayant trouv� quelque chose � redire � ces rendez-vous, tout innocents qu�ils sont, en a d� pr�venir madame de Noailles.

� Madame de Noailles! grand Dieu!

� Oui, tu vois que la chose devient pressante.

Nicole frappa ses deux mains l�une contre l�autre avec d�sespoir.

� C�est malheureux, je le sais bien, dit Richelieu; mais que diable veux-tu y faire?

� Et vous qui vous disiez tout � l�heure mon protecteur, vous qui m�avez prouv� que vous l��tiez, vous ne pouvez plus me prot�ger? demanda Nicole avec la ruse c�line qu�y e�t mise une femme de trente ans.

� Si, pardieu! je le puis.

� Eh bien, monseigneur?�

� Oui, mais je ne le veux pas.

� Oh! monsieur le duc!

� Oui, tu es gentille, je sais cela; et tes beaux yeux me disent toutes sortes de choses; mais je deviens tant soit peu aveugle, ma pauvre Nicole, et je ne comprends plus le langage des beaux yeux. Jadis, je t�eusse propos� de te donner asile au pavillon de Hanovre; mais, aujourd�hui, � quoi bon? on n�en jaserait m�me plus.

1 ... 65 66 67 68 69 70 71 72 73 ... 79
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)