Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome III
Joseph Balsamo. Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome III

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome III». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 ... 38 39 40 41 42 43 44 45 46 ... 79
Перейти на страницу:

�Est-ce que Dieu, qui pr�side aux r�volutions des hommes, se h�te, lui?

�Renversez! renversez le ch�ne! criez-vous, et vous ne calculez pas que le ch�ne, qui met une seconde � tomber, couvre autant de terrain en tombant qu�un cheval, lanc� au galop, en parcourrait en trente secondes. Or, ceux qui abattaient le ch�ne, n�ayant pas le temps d��viter sa chute impr�vue, �taient perdus, bris�s, an�antis sous son immense ramure. Voil� ce que vous voulez, n�est-ce pas? Vous ne l�obtiendrez pas de moi. Comme Dieu, j�ai su vivre, vingt, trente, quarante �ges d�homme. Comme Dieu, je suis �ternel. Comme Dieu, je serai patient. Je porte mon sort, le v�tre, celui du monde dans le creux de cette main. Nul ne me fera ouvrir cette main pleine de v�rit�s tonnantes que je ne consente � l�ouvrir. C�est la foudre qu�elle contient, je le sais; eh bien, la foudre y s�journera comme dans la droite toute-puissante de Dieu.

�Messieurs, messieurs, abandonnons ces hauteurs trop sublimes et redescendons sur la terre.

�Messieurs, je vous le dis avec simplicit� et avec conviction, il n�est pas temps encore; le roi qui r�gne est un dernier reflet du grand roi que le peuple v�n�re encore, et il y a dans cette majest� qui s�efface quelque chose d�assez �blouissant encore pour balancer les �clairs de vos petits ressentiments.

�Celui-l� est un roi, il mourra roi; sa race est insolente, mais pure. Son origine, vous pouvez la lire sur son front, dans un geste, dans sa voix. Il sera toujours le roi, celui-l�. Abattons-le, et il arrivera ce qui est arriv� � Charles Ier; ses bourreaux se prosterneront devant lui, et les courtisans de son malheur, comme Lord Capell, baiseront la hache qui aura tranch� la t�te de leur ma�tre.

�Or, messieurs, vous le savez tous, l�Angleterre s�est h�t�e. Le roi Charles Ier est mort sur l��chafaud c�est vrai; mais le roi Charles II, son fils, est mort sur le tr�ne.

�Attendez, attendez, messieurs; car voil� que les temps vont devenir propices.

�Vous voulez d�truire les lis. C�est notre devise � tous: Lilia pedibus destrue; mais il ne faut pas qu�une seule racine permette � la fleur de saint Louis l�espoir de refleurir encore. Vous voulez d�truire la royaut�? Pour que la royaut� soit d�truite � jamais, il faut qu�elle soit affaiblie de prestige et d�essence. Vous voulez d�truire la royaut�? Attendez que la royaut� ne soit plus un sacerdoce, mais un emploi; qu�elle ne s�exerce plus dans un temple, mais dans une boutique. Or, ce qu�il y a de plus sacr� dans la royaut�, c�est-�-dire la l�gitime transmission du tr�ne autoris�e depuis des si�cles par Dieu et par les peuples, s�en va, perdue pour jamais! �coutez! �coutez! cette invincible, cette infranchissable barri�re plac�e entre nous, gens de rien, et ces cr�atures quasi divines, cette limite que les peuples n�ont jamais os� franchir et qu�on appelle la l�gitimit�, ce mot brillant comme un phare, et qui jusqu�aujourd�hui a garanti la royaut� du naufrage, ce mot va s��teindre sous le souffle de la myst�rieuse fatalit�.

�La dauphine, appel�e en France pour perp�tuer la race des rois par le m�lange du sang imp�rial, la dauphine, mari�e depuis un an � l�h�ritier du tr�ne de France� Approchez-vous, messieurs, car je crains de faire passer au del� de votre cercle le bruit de mes paroles.

� Eh bien? demand�rent avec anxi�t� les six chefs.

� Eh bien, messieurs, la dauphine est encore vierge!

Un murmure sinistre qui e�t fait fuir tous les rois du monde, tant il renfermait de joie haineuse et de triomphe vengeur, s��chappa comme une vapeur mortelle de ce cercle �troit des six t�tes, qui se touchaient presque, domin�es qu�elles �taient par celle de Balsamo, pench� sur elles du haut de son estrade.

� Dans cet �tat de choses, continua Balsamo, il se pr�sente deux hypoth�ses, toutes deux �galement profitables � notre cause.

�La premi�re, c�est que la dauphine reste st�rile, et alors la race s��teint, alors l�avenir ne laisse � nos amis ni combats, ni difficult�s, ni troubles. Il en arrivera de cette race marqu�e d�avance pour la mort, ce qui est arriv� en France chaque fois que trois rois se sont succ�d�; ce qui est arriv� aux fils de Philippe le Beclass="underline" Louis le Hutin, Philippe le Long et Charles IV, morts sans post�rit�, apr�s avoir r�gn� tous trois; ce qui est arriv� aux trois fils de Henri II: Fran�ois II, Charles IX et Henri III, morts sans post�rit� apr�s avoir r�gn� tous trois. Comme eux, M. le dauphin, M. le comte de Provence et M. le comte d�Artois r�gneront tous trois et tous trois mourront sans enfants, comme les autres sont morts: c�est la loi de la destin�e.

�Puis, comme apr�s Charles IV, le dernier de la race cap�tienne, est venu Philippe VI de Valois, collat�ral des rois pr�c�dents; comme, apr�s Henri III, le dernier de la race des Valois, est venu Henri IV de Bourbon, collat�ral de la race pr�c�dente; apr�s le comte d�Artois, inscrit au livre de la fatalit� comme le dernier des rois de la branche a�n�e, viendra peut-�tre quelque Cromwell ou quelque Guillaume d�Orange, �tranger soit � la race, soit � l�ordre naturel de succession.

�Voil� ce que nous donne la premi�re hypoth�se.

�La seconde, c�est que madame la dauphine ne reste pas st�rile. Et voil� le pi�ge o� nos ennemis vont se pr�cipiter en croyant nous y jeter nous-m�mes. Oh! si la dauphine ne reste pas st�rile, si la dauphine devient m�re, alors que tous se r�jouiront � la cour et croiront la royaut� consolid�e en France, nous pourrons nous r�jouir aussi, nous; car nous poss�derons un secret si terrible, que nul prestige, nulle puissance, nuls efforts ne tiendront contre les crimes que ce secret renfermera, pr�s des malheurs qui r�sulteront pour la future reine de cette f�condit�; car cet h�ritier qu�elle donnera au tr�ne, nous le ferons facilement ill�gitime, car cette f�condit�, nous la d�clarerons facilement adult�re. Si bien que, pr�s de ce bonheur factice que semblera leur avoir accord� le ciel, la st�rilit� e�t �t� un bienfait de Dieu. Voil� pourquoi je m�abstiens, messieurs; voil� pourquoi j�attends, mes fr�res; voil� pourquoi, enfin, je juge inutile de d�cha�ner aujourd�hui les passions populaires, que j�emploierai efficacement lorsque le temps sera venu.

�Maintenant, messieurs, vous connaissez le travail de cette ann�e; vous voyez le progr�s de nos mines. Persuadez-vous donc que nous ne r�ussirons qu�avec le g�nie et le courage des uns, qui seront les yeux et le cerveau; qu�avec la pers�v�rance et le labeur des autres, qui repr�senteront les bras; qu�avec la foi et le d�vouement des autres encore, qui seront le c�ur.

�P�n�trez-vous surtout de cette n�cessit� d�une ob�issance aveugle qui fait que votre chef lui-m�me s�immolera � la volont� des statuts de l�ordre, le jour o� les statuts l�exigeront.

�Sur ce, messieurs et fr�res bien-aim�s, je l�verais la s�ance, s�il ne me restait un bien � faire, un mal � indiquer.

�Le grand �crivain qui est venu � nous ce soir, et qui e�t �t� des n�tres sans le z�le intempestif d�un de nos fr�res, qui a effray� cette �me timide, ce grand �crivain, disons-nous, a eu raison de notre assembl�e, et je d�plore comme un malheur qu�un �tranger ait raison devant une majorit� de fr�res qui connaissent mal nos r�glements et ne connaissent pas du tout notre but.

�Rousseau, triomphant avec les sophismes de ses livres des v�rit�s de notre association, repr�sente un vice fondamental que j�extirperais avec le fer et le feu, si je n�avais encore l�espoir de le gu�rir par la persuasion. L�amour-propre d�un de nos fr�res s�est d�velopp� f�cheusement. Il nous a donn� le dessous dans la discussion; aucun fait pareil ne se repr�sentera plus, je l�esp�re, ou bien j�aurais recours aux voies de discipline.

�Maintenant, messieurs, propagez la foi par la douceur et la persuasion; insinuez-la, ne l�imposez pas, ne l�enfoncez pas dans les �mes rebelles � coups de maillet et de hache, comme font les inquisiteurs des coins du bourreau. Souvenez-vous que nous ne serons grands qu�apr�s avoir �t� reconnus bons, et qu�on ne nous reconna�tra bons qu�en paraissant meilleurs que tout ce qui nous entoure; rappelez-vous encore que, parmi nous, les bons et les meilleurs ne sont rien sans la science, l�art et la foi; rien enfin pr�s de ceux que Dieu a marqu�s d�un sceau particulier pour commander aux hommes et r�gir un empire.

1 ... 38 39 40 41 42 43 44 45 46 ... 79
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)