Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome III
Joseph Balsamo. Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome III

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome III». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 79
Перейти на страницу:

� Comment, vous �tiez mort?

� Ma foi, oui, ou peut s�en fallait. Passe un sorcier qui demande quel est cet homme que l�on porte en terre. On lui dit que c�est moi. Il fait arr�ter le brancard, il me verse trois gouttes de je ne sais quoi sur la blessure, trois autres gouttes sur les l�vres: le sang s�arr�te, la respiration revient, les yeux se rouvrent, et je suis gu�ri.

� C�est un miracle de Dieu, duc.

� Voil� justement ce qui m�effraye, c�est qu�au contraire je crois, moi, que c�est un miracle du diable.

� C�est juste, mar�chal. Dieu n�aurait pas sauv� un garnement de votre esp�ce: � tout seigneur, tout honneur. Et vit-il, votre sorcier?

� J�en doute, � moins qu�il n�ait trouv� l�or potable.

� Comme vous, mar�chal? Vous croyez donc � ces contes?

� Je crois � tout.

� Il �tait vieux?

� Mathusalem en personne.

� Et il se nommait?

� Ah! d�un nom grec magnifique, Althotas.

� Oh! que voil� un terrible nom, mar�chal.

� N�est-ce pas, madame?

� Duc, voil� le carrosse qui revient.

� � merveille.

� Sommes-nous d�cid�s?

� Ma foi, oui.

� Nous allons � Paris?

� � Paris.

� Rue Saint-Claude?

� Si vous le voulez bien� Mais le roi qui attend!�

� C�est ce qui me d�ciderait, duc, si je n��tais d�j� d�cid�e. Il m�a tourment�e; � ton tour de rager, La France!

� Mais on va vous croire enlev�e, perdue.

� D�autant mieux qu�on m�a vue avec vous, mar�chal.

� Tenez, comtesse, je vais �tre franc � mon tour: j�ai peur.

� De quoi?

� J�ai peur que vous ne racontiez cela � quelqu�un, et que l�on ne se moque de moi.

� Alors on se moquera de nous deux, puisque j�y vais avec vous.

� Au fait, comtesse, vous me d�cidez. D�ailleurs, si vous me trahissez, je dis�

� Que dites-vous?

� Je dis que vous �tes venue avec moi, en t�te � t�te.

� On ne vous croira pas, duc.

� Eh! eh! comtesse si Sa Majest� n��tait pas l��

� Champagne! Champagne! ici, derri�re ce buisson, qu�on ne nous voie pas. Germain, la porti�re. C�est cela. Maintenant, � Paris, rue Saint-Claude, au Marais, et br�lons le pav�.

Chapitre 83. Le courrier

Il �tait six heures du soir.

Dans cette chambre de la rue Saint-Claude, o� nous avons d�j� introduit nos lecteurs, Balsamo �tait assis pr�s de Lorenza �veill�e, et essayait par la persuasion d�adoucir cet esprit rebelle � toutes les pri�res.

Mais la jeune femme le regardait de travers, comme Didon regardait �n�e pr�t � partir, ne parlait que pour faire des reproches, et n��tendait la main que pour repousser.

Elle se plaignait d��tre prisonni�re, d��tre esclave, et de ne plus respirer, de ne plus voir le soleil. Elle enviait le sort des plus pauvres cr�atures, des oiseaux, des fleurs. Elle appelait Balsamo son tyran.

Puis, passant du reproche � la col�re, elle mettait en lambeaux les riches �toffes que son mari lui avait donn�es pour �gayer par des semblants de coquetterie la solitude qu�il lui imposait.

De son c�t�, Balsamo lui parlait avec douceur et la regardait avec amour. On voyait que cette faible et irritable cr�ature prenait une �norme place dans son c�ur, sinon dans sa vie.

� Lorenza, lui disait-il, mon enfant ch�ri, pourquoi montrer cet esprit d�hostilit� et de r�sistance? pourquoi ne pas vivre avec moi, qui vous aime au del� de toute expression, comme une compagne douce et d�vou�e? Alors vous n�auriez plus rien � d�sirer; alors vous seriez libre de vous �panouir au soleil comme ces fleurs dont vous parliez tout � l�heure, d��tendre vos ailes comme ces oiseaux dont vous enviez le sort; alors nous irions tous deux partout ensemble; alors vous reverriez non seulement ce soleil qui vous charme tant, mais encore les soleils factices des hommes, ces assembl�es o� vont les femmes de ce pays; vous seriez heureuse selon vos go�ts, en me rendant heureux � ma mani�re. Pourquoi ne voulez-vous pas de ce bonheur, Lorenza, qui, avec votre beaut�, votre richesse, rendrait tant de femmes jalouses?

� Parce que vous me faites horreur, r�pondit la fi�re jeune femme.

Balsamo attacha sur Lorenza un regard empreint � la fois de col�re et de piti�.

� Vivez donc ainsi que vous vous condamnez � vivre, dit-il, et, puisque vous �tes si fi�re, ne vous plaignez pas.

� Je ne me plaindrais pas non plus si vous me laissiez seule, je ne me plaindrais pas si vous ne vouliez point me forcer � vous parler. Restez hors de ma pr�sence, ou, quand vous viendrez dans ma prison, ne me dites rien, et je ferai comme ces pauvres oiseaux du Sud que l�on tient en cage: ils meurent, mais ils ne chantent pas.

Balsamo fit un effort sur lui-m�me.

� Allons, Lorenza, dit-il, de la douceur, de la r�signation; lisez donc une fois dans mon c�ur, dans ce c�ur qui vous aime au-dessus de tout chose. Voulez-vous des livres?

� Non.

� Pourquoi cela? Des livres vous distrairont.

� Je veux prendre un tel ennui, que j�en meure.

Balsamo sourit ou plut�t essaya de sourire.

� Vous �tes folle, dit-il, vous savez bien que vous ne mourrez pas, tant que je serai l� pour vous soigner et vous gu�rir si vous tombez malade.

� Oh! s��cria Lorenza, vous ne me gu�rirez pas le jour o� vous me trouverez �trangl�e aux barreaux de ma fen�tre avec cette �charpe.

Balsamo frissonna.

� Le jour, continua-t-elle exasp�r�e, o� j�aurai ouvert ce couteau et o� je me le serai plong� dans le c�ur.

Balsamo, p�le et couvert d�une sueur glac�e, regarda Lorenza, et, d�une voix mena�ante:

� Non, dit-il, Lorenza, vous avez raison, ce jour-l�, je ne vous gu�rirai point, je vous ressusciterai.

Lorenza poussa un cri d�effroi: elle ne connaissait pas de bornes au pouvoir de Balsamo; elle crut � sa menace.

Balsamo �tait sauv�.

Tandis qu�elle s�ab�mait dans cette nouvelle cause de son d�sespoir, qu�elle n�avait pas pr�vue, et que sa raison vacillante se voyait enferm�e dans un cercle infranchissable de tortures, la sonnette d�appel agit�e par Fritz retentit � l�oreille de Balsamo.

Elle tinta trois fois rapidement et � coups �gaux.

� Un courrier, dit-il.

Puis, apr�s un court intervalle, un autre coup retentit.

� Et press�, dit-il.

� Ah! fit Lorenza, vous allez donc me quitter!

Il prit la main froide de la jeune femme.

� Encore une fois, dit-il, et la derni�re, vivons en bonne intelligence, vivons fraternellement, Lorenza; puisque la destin�e nous a li�s l�un � l�autre, faisons-nous de la destin�e une amie et non un bourreau.

Lorenza ne r�pondit rien. Son �il fixe et morne semblait chercher dans l�infini une pens�e qui lui �chappait �ternellement, et qu�elle ne trouvait plus peut-�tre pour l�avoir trop poursuivie, comme il arrive � ceux dont la vue a trop ardemment sollicit� la lumi�re apr�s avoir v�cu dans les t�n�bres et que le soleil a aveugl�s.

Balsamo lui prit la main et la lui baisa sans qu�elle donn�t signe d�existence.

Puis il fit un pas vers la chemin�e.

� l�instant m�me, Lorenza sortit de sa torpeur et fixa avidement ses yeux sur lui.

� Oui, murmura-t-il, tu veux savoir par o� je sors, pour sortir un jour apr�s moi, pour fuir comme tu m�en as menac�; et voil� pourquoi tu te r�veilles, voil� pourquoi tu me suis du regard.

Et, passant sa main sur son front, comme s�il s�imposait � lui-m�me une contrainte p�nible, il �tendit cette m�me main vers la jeune femme, et d�un ton imp�ratif, en lui lan�ant son regard et son geste comme un trait vers la poitrine et les yeux:

� Dormez, dit-il.

Cette parole �tait � peine prononc�e, que Lorenza plia comme une fleur sur sa tige; sa t�te, vacillante un instant, s�inclina et alla s�appuyer sur le coussin du sofa. Ses mains, d�une blancheur mate, gliss�rent � ses c�t�s, en effleurant sa robe soyeuse.

Balsamo s�approcha, la voyant si belle, et appuya ses l�vres sur ce beau front.

Alors toute la physionomie de Lorenza s��claircit, comme si un souffle sorti des l�vres de l�Amour m�me avait �cart� de son front le nuage qui le couvrait; sa bouche s�entrouvrit fr�missante, ses yeux nag�rent dans de voluptueuses larmes, et elle soupira comme durent soupirer ces anges qui, aux premiers jours de la cr�ation, se prirent d�amour pour les enfants des hommes.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 79
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)