Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome III
Joseph Balsamo. Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome III

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome III». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 ... 9 10 11 12 13 14 15 16 17 ... 79
Перейти на страницу:

� Vous les ha�ssez donc bien?

� Qui?

� Les Richelieu.

� Je les ex�cre.

� Tous?

� Tous. Voil�-t-il pas un beau duc et pair que M. Fronsac; il a dix fois m�rit� la roue.

� Je vous le livre; mais il y a encore des Richelieu de par le monde.

� Ah! oui, d�Aiguillon.

� Eh bien?

On juge si, � ces mots, l�oreille du neveu �tait droite dans le boudoir.

� Celui-l�, je devrais le ha�r plus que les autres, car il me met sur les bras tout ce qu�il y a de braillards en France; mais c�est un faible dont je ne puis me gu�rir, il est hardi et ne me d�pla�t pas.

� C�est un homme d�esprit, s��cria la comtesse.

� Un homme courageux et �pre � d�fendre la pr�rogative royale. Voil� un vrai pair!

� Oui, oui, cent fois oui! Faites-en quelque chose.

Alors le roi regarda la comtesse en se croisant les bras:

� Comment se peut-il, comtesse, que vous me proposiez une chose pareille au moment o� toute la France me demande d�exiler et de d�grader le duc?

Madame du Barry se croisa les bras � son tour.

� Tout � l�heure, dit-elle, vous appeliez Richelieu une poule mouill�e; eh bien, c�est � vous que ce nom revient de droit.

� Oh! comtesse�

� Vous voil� bien fier, parce que vous avez renvoy� M. de Choiseul.

� Eh! ce n��tait pas ais�.

� Vous l�avez fait, c�est bien! et, � pr�sent, vous reculez devant les cons�quences.

� Moi?

� Sans doute. Que faites-vous en renvoyant le duc?

� Je donne un coup de pied au derri�re du parlement.

� Et vous n�en voulez pas donner deux! Que diable! levez les deux jambes, l�une apr�s l�autre, bien entendu. Le parlement voulait garder Choiseul; renvoyez Choiseul. Il veut renvoyer d�Aiguillon; gardez d�Aiguillon.

� Je ne le renvoie pas.

� Gardez-le, corrig� et augment� consid�rablement.

� Vous voulez un minist�re pour ce brouille-tout?

� Je veux une r�compense pour celui qui vous a d�fendu au p�ril de ses dignit�s et de sa fortune.

� Dites de sa vie, car on le lapidera un de ces matins, votre duc, en compagnie de votre ami Maupeou.

� Vous encourageriez beaucoup vos d�fenseurs, s�ils vous entendaient.

� Ils me le rendent bien, comtesse.

� Ne dites pas cela, les faits parlent.

� Ah ��! mais pourquoi cette fureur pour d�Aiguillon?

� Fureur! je ne le connais pas; je l�ai vu aujourd�hui, et lui ai parl� pour la premi�re fois.

� Ah! c�est diff�rent; il y a conviction alors, et je respecte toutes les convictions, n�en ayant jamais eu moi-m�me.

� Alors donnez quelque chose � Richelieu, au nom de d�Aiguillon, puisque vous ne voulez rien donner � d�Aiguillon.

� � Richelieu! rien, rien, rien, jamais rien!

� � M. d�Aiguillon, alors, puisque vous ne donnez pas � Richelieu.

� Quoi! lui donner un portefeuille, en ce moment? C�est impossible.

� Je le con�ois� mais plus tard� Songez qu�il est homme de ressources, d�action, et qu�avec Terray, d�Aiguillon et Maupeou, vous aurez les trois t�tes de Cerb�re; songez aussi que votre minist�re est une plaisanterie qui ne peut pas durer.

� Vous vous trompez, comtesse, il durera bien trois mois.

� Dans trois mois, je retiens votre parole.

� Oh! oh! comtesse.

� C�est dit; maintenant� il me faut du pr�sent.

� Mais je n�ai rien.

� Vous avez les chevau-l�gers; M. d�Aiguillon est un officier, c�est ce qu�on appelle une �p�e; donnez-lui vos chevau-l�gers.

� Allons, soit, il les aura.

� Merci! s��cria la comtesse transport�e de joie, merci!

Et M. d�Aiguillon put entendre r�sonner un baiser tout pl�b�ien sur les joues de Sa Majest� Louis XV.

� � pr�sent, dit le roi, faites-moi souper, comtesse.

� Non, dit-elle, il n�y a rien ici; vous m�avez assomm�e de politique� Mes gens ont fait des discours et des feux d�artifice, mais de cuisine point.

� Alors venez � Marly; je vous emm�ne.

� Impossible: j�ai ma pauvre t�te fendue en quatre.

� La migraine?

� Impitoyable.

� Il faut vous coucher alors, comtesse.

� C�est ce que je vais faire, sire.

� Alors, adieu�

� Au revoir, c�est-�-dire.

� J�ai un peu l�air de M. de Choiseuclass="underline" on me renvoie.

� En vous reconduisant, en vous festoyant, en vous cajolant, dit la fol�tre femme, qui tout doucement poussait le roi vers la porte et finit par le mettre dehors, riant aux �clats et se retournant � chaque marche de l�escalier.

Du haut du p�ristyle, la comtesse tenait un bougeoir.

� Dites donc, comtesse, fit le roi en remontant un degr�.

� Sire?

� Pourvu que le pauvre mar�chal n�en meure pas.

� De quoi?

� De son portefeuille rentr�.

� �tes-vous mauvais! dit la comtesse en l�escortant d�un dernier �clat de rire.

Et Sa Majest� partit fort satisfaite de son dernier quolibet sur le duc, qu�il ex�crait r�ellement.

Quand madame du Barry rentra dans son boudoir, elle trouva d�Aiguillon � genoux devant la porte, les mains jointes, les yeux ardemment fix�s sur elle.

Elle rougit.

� J�ai �chou�, dit-elle; ce pauvre mar�chal�

� Oh! je sais tout, dit-il, on entend� Merci, madame, merci!

� Je crois que je vous devais cela, r�pliqua-t-elle avec un doux sourire; mais relevez-vous, duc, sinon je croirais que vous avez autant de m�moire que vous avez d�esprit.

� Cela peut bien �tre, madame; mon oncle vous l�a dit, je ne suis rien que votre passionn� serviteur.

� Et celui du roi; demain, il faudra rendre vos devoirs � Sa Majest�; relevez-vous, je vous prie.

Et elle lui donna sa main, qu�il baisa respectueusement.

La comtesse fut bien �mue, � ce qu�il para�t, car elle n�ajouta pas un mot.

M. d�Aiguillon resta aussi muet, aussi troubl� qu�elle; � la fin, madame du Barry relevant la t�te:

� Pauvre mar�chal, dit-elle encore, il faudra qu�il sache cette d�faite.

M. d�Aiguillon regarda ces mots comme un cong� d�finitif, il s�inclina.

� Madame, dit-il, je vais me rendre aupr�s de lui.

� Oh! duc, toute mauvaise nouvelle doit s�annoncer le plus tard possible; faites mieux que d�aller chez le mar�chal, soupez avec moi.

Le duc sentit comme un parfum de jeunesse et d�amour embraser, r�g�n�rer le sang de son c�ur.

� Vous n��tes pas une femme, dit-il, vous �tes�

� L�Ange, n�est-ce pas? lui dit � l�oreille la bouche br�lante de la comtesse, qui l�effleura pour lui parler plus bas, et qui l�entra�na � table�

Ce soir-l�, M. d�Aiguillon dut se regarder comme bien heureux, car il prit le portefeuille � son oncle et mangea la part du roi.

Chapitre 89. Les antichambres de M. le duc de Richelieu

M. de Richelieu, comme tous les courtisans, avait un h�tel � Versailles, un � Paris, une maison � Marly, une � Luciennes; un logement, en un mot, pr�s de chacun des logements ou des stations du roi.

Louis XIV, en multipliant ses s�jours, avait impos� � tout homme de qualit�, privil�gi� des grandes ou des petites entr�es, l�obligation d��tre fort riche, pour suivre dans une proportion �gale le train de sa maison et l�essor de ses caprices.

M. de Richelieu habitait donc, au moment du renvoi de MM. de Choiseul et de Praslin, son h�tel de Versailles; c��tait l� qu�il s��tait fait conduire la veille, au retour de Luciennes, apr�s avoir pr�sent� son neveu � madame du Barry.

On avait vu Richelieu au bois de Marly avec la comtesse, on l�avait vu � Versailles apr�s la disgr�ce du ministre, on savait son audience secr�te et prolong�e � Luciennes; c�en fut assez pour que toute la cour, avec les indiscr�tions de Jean du Barry, pour que toute la cour, disons-nous, se cr�t oblig�e d�aller rendre ses devoirs � M. de Richelieu.

Le vieux mar�chal allait donc humer � son tour ce parfum de louanges, de flatteries et de caresses que tout int�ress� fait br�ler sans discernement devant l�idole du jour.

M. de Richelieu ne s�attendait pourtant pas � ce qui allait lui arriver, mais il se leva le matin du jour o� nous sommes parvenus avec la ferme r�solution de calfeutrer ses narines contre le parfum, de m�me qu�Ulysse bouchait son oreille avec de la cire contre le chant des sir�nes.

1 ... 9 10 11 12 13 14 15 16 17 ... 79
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)