Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome II
Joseph Balsamo. Tome II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome II

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome II». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 ... 75 76 77 78 79 80 81 82 83 ... 86
Перейти на страницу:

� Les parlements, mais il les excite contre Sa Majest�!

� Sans doute, et voil� l�habilet�.

� Les Anglais, il les pousse � la guerre!

� Justement, la paix le perdrait.

� Ce n�est pas du g�nie, cela, duc.

� Qu�est-ce donc, comtesse?

� C�est de la haute trahison.

� Quand la haute trahison r�ussit, comtesse, c�est du g�nie, ce me semble, et du meilleur.

� Mais, � ce compte, duc, je connais quelqu�un qui est aussi habile que M. de Choiseul.

� Bah!

� � l�endroit des parlements du moins.

� C�est la principale affaire.

� Car ce quelqu�un est cause de la r�volte des parlements.

� Vous m�intriguez, comtesse.

� Vous ne le connaissez pas, duc?

� Non, ma foi.

� Il est pourtant de votre famille.

� J�aurais un homme de g�nie dans ma famille? Voudriez-vous parler du cardinal-duc, mon oncle, madame?

� Non; je veux parler du duc d�Aiguillon, votre neveu.

� Ah! M. d�Aiguillon, c�est vrai, lui qui a donn� le branle � l�affaire La Chalotais. Ma foi, c�est un joli gar�on, oui, oui, en v�rit�. Il a fait l� une rude besogne. Tenez, comtesse, voil�, sur mon honneur, un homme qu�une femme d�esprit devrait s�attacher.

� Comprenez-vous, duc, fit la comtesse, que je ne connaisse pas votre neveu?

� En v�rit�, madame, vous ne le connaissez pas?

� Non, jamais je ne l�ai vu.

� Pauvre gar�on! en effet, depuis votre av�nement, il a toujours v�cu au fond de la Bretagne. Gare � lui, quand il vous verra, il n�est plus habitu� au soleil.

� Comment fait-il, au milieu de toutes ces robes noires, un homme d�esprit et de race comme lui?

� Il les r�volutionne, ne pouvant faire mieux. Vous comprenez, comtesse, chacun prend son plaisir o� il le trouve, et il n�y a pas grand plaisir en Bretagne. Ah! voil� un homme actif; peste! quel serviteur le roi aurait l� s�il voulait. Ce n�est pas avec lui que les parlements garderaient leur insolence� Ah! il est vraiment Richelieu, comtesse: aussi, permettez�

� Quoi?

� Que je vous le pr�sente � son premier d�bott�.

� Doit-il donc venir de sit�t dans Paris?

� Eh! madame, qui sait? peut-�tre en a-t-il encore pour un lustre � rester dans sa Bretagne, comme dit ce coquin de Voltaire; peut-�tre est-il en route; peut-�tre est-il � deux cents lieues; peut-�tre est-il � la barri�re!

Et le mar�chal �tudia sur le visage de la jeune femme l�effet des derni�res paroles qu�il avait dites.

Mais, apr�s avoir r�v� un moment:

� Revenons au point o� nous en �tions.

� O� vous voudrez, comtesse.

� O� en �tions-nous?

� Au moment o� Sa Majest� se pla�t si fort � Trianon, dans la compagnie de M. de Choiseul.

� Et o� nous parlions de renvoyer ce Choiseul, duc.

� C�est-�-dire o� vous parliez de le renvoyer, comtesse.

� Comment! dit la favorite, j�ai si grande envie qu�il parte, que je risque � mourir s�il ne part pas; vous ne m�y aiderez pas un peu, mon cher duc?

� Oh! oh! fit Richelieu en se rengorgeant, voil� ce qu�en politique nous appelons une ouverture.

� Prenez comme il vous pla�t, appelez comme il vous convient, mais r�pondez cat�goriquement.

� Oh! que voil� un grand vilain adverbe dans une si petite et si jolie bouche.

� Vous appelez cela r�pondre, duc?

� Non, pas pr�cis�ment; c�est ce que j�appelle pr�parer ma r�ponse.

� Est-elle pr�par�e?

� Attendez donc.

� Vous h�sitez, duc?

� Non pas.

� Eh bien, j��coute.

� Que dites-vous des apologues, comtesse?

� Que c�est bien vieux.

� Bah! le soleil aussi est vieux, et nous n�avons encore rien invent� de mieux pour y voir.

� Va donc pour l�apologue: mais ce sera transparent.

� Comme du cristal.

� Allons.

� M��coutez-vous, belle dame?

� J��coute.

� Supposez donc, comtesse� vous savez, on suppose toujours dans les apologues.

� Dieu! que vous �tes ennuyeux, duc.

� Vous ne pensez pas un mot de ce que vous dites l�, comtesse, car jamais vous n�avez �cout� plus attentivement.

� Soit; j�ai tort.

� Supposez donc que vous vous promenez dans votre beau jardin de Luciennes, et que vous apercevez une prune magnifique, une de ces reines-claudes que vous aimez tant, parce qu�elles ont des couleurs vermeilles et purpurines qui ressemblent aux v�tres.

� Allez toujours, flatteur.

� Vous apercevez, dis-je, une de ces prunes tout au bout d�une branche, tout au haut de l�arbre; que faites-vous, comtesse?

� Je secoue l�arbre, pardieu!

� Oui, mais inutilement, car l�arbre est gros, ind�racinable, comme vous disiez tout � l�heure; et vous vous apercevez bient�t que, sans l��branler m�me, vous �gratignez vos charmantes petites menottes � son �corce. Alors vous dites, en tournaillant la t�te de cette adorable fa�on qui n�appartient qu�� vous et aux fleurs: �Mon Dieu! mon Dieu! que je voudrais bien voir cette prune � terre� et vous vous d�pitez.

� C�est assez naturel, duc.

� Ce n�est certes pas moi qui vous dirai le contraire.

� Continuez, mon cher duc; votre apologue m�int�resse infiniment.

� Tout � coup, en vous retournant comme cela, vous apercevez votre ami le duc de Richelieu qui se prom�ne en pensant.

� � quoi?

� La belle question, pardieu! � vous; et vous lui dites avec votre adorable voix fl�t�e: �Ah! duc, duc!�

� Tr�s bien!

� �Vous �tes un homme, vous; vous �tes fort; vous avez pris Mahon; secouez-moi donc un peu ce diable de prunier, afin que j�aie cette satan�e prune.� N�est-ce pas cela, comtesse, hein?

� Absolument, duc; je disais la chose tout bas, tandis que vous la disiez tout haut; mais que r�pondiez-vous?

� Je r�pondais�

� Oui.

� Je r�pondais: �Comme vous y allez, comtesse! Je ne demande certes pas mieux; mais regardez donc, regardez donc comme cet arbre est solide, comme les branches sont rugueuses; je tiens � mes mains aussi, moi, que diable! quoiqu�elles aient cinquante ans de plus que les v�tres.�

� Ah! fit tout � coup la comtesse, bien, bien, je comprends.

� Alors, continuez l�apologue: que me d�tes-vous?

� Je vous dis�

� De votre voix fl�t�e?

� Toujours.

� Dites, dites.

� Je vous dis: �Mon petit mar�chal, cessez de regarder indiff�remment cette prune, que vous ne regardez indiff�remment, au reste, que parce qu�elle n�est point pour vous; d�sirez-la avec moi, mon cher mar�chal; convoitez-la avec moi, et si vous me secouez l�arbre comme il faut, si la prune tombe, eh bien!��

� Eh bien?

� �Eh bien, nous la mangerons ensemble.�

� Bravo! fit le duc en frappant les deux mains l�une contre l�autre.

� Est-ce cela?

� Ma foi, comtesse, il n�y a que vous pour finir un apologue. Par mes cornes! comme disait feu mon p�re, comme c�est galamment trouss�!

� Vous allez donc secouer l�arbre, duc?

� � deux mains trois c�urs, comtesse.

� Et la prune �tait-elle bien une reine-claude?

� On n�en est pas parfaitement s�r, comtesse.

� Qu�est-ce donc?

� Il me para�t bien plut�t que c��tait un portefeuille qu�il y avait au haut de cet arbre.

� � nous deux le portefeuille, alors.

� Oh! non, � moi tout seul. Ne m�enviez pas ce maroquin-l�, comtesse; il tombera tant de belles choses avec lui de l�arbre, quand je l�aurai secou�, que vous aurez du choix � n�en savoir que faire.

� Eh bien, mar�chal, est-ce une affaire entendue?

� J�aurai la place de M. de Choiseul?

� Si le roi le veut.

� Le roi ne veut-il pas tout ce que vous voulez?

� Vous voyez bien que non, puisqu�il ne veut pas renvoyer son Choiseul.

� Oh! j�esp�re que le roi voudra bien se rappeler son ancien compagnon.

� D�armes?

� Oui, d�armes, les plus rudes dangers ne sont pas toujours � la guerre, comtesse.

� Et vous ne me demandez rien pour le duc d�Aiguillon?

� Ma foi, non; le dr�le saura bien le demander lui-m�me.

� D�ailleurs, vous serez l�. Maintenant, � mon tour.

� � votre tour de quoi faire?

� � mon tour de demander.

� C�est juste.

� Que me donnerez-vous?

� Ce que vous voudrez.

1 ... 75 76 77 78 79 80 81 82 83 ... 86
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)