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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Avez-vous eu le sentiment que l’on vous tenait éloigné de certaines choses ?

— Non… non.

— Vous ne semblez pas très convaincu, dit sèchement Horvath.

— Oh, ce n’est pas ça, monsieur. Je pensais seulement à la salle d’outillage. Nous sommes arrivés à un compartiment où il n’y avait que des outils : aux murs, par terre, au plafond. Deux des cloisons portaient des choses assez simples : des vilebrequins, des scies à refendre avec des manches étranges, des vis et des tournevis. Des choses que je reconnaissais. J’ai vu des clous et ce que je pense être un marteau avec une grosse tête plate. On aurait dit un atelier de bricolage. Mais il y avait aussi des instruments très complexes. Des choses dont il m’était impossible de saisir la fonction. »

Le vaisseau granéen flottait juste devant la verrière de proue. Des silhouettes inhumaines s’y mouvaient. Sally… elle aussi… les regardait… Horvath reprit : « Vous disiez qu’ils ne vous forçaient pas à les suivre.

— Je ne pense pas qu’ils m’aient tenu à l’écart de quoi que ce soit. Je suis sûr qu’ils m’ont amené à dessein à cette salle de mécanique. Je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment que c’était un test. Si c’était le cas, j’ai échoué. »

Hardy fit : « Le seul Granéen que nous ayons questionné jusqu’à présent ne comprenait pas même les mouvements les plus simples. Et maintenant vous me dites que ses pareils vous ont soumis à des tests d’intelligence…

— Et qu’ils interprètent les gestes. Avec une rapidité incroyable d’ailleurs. C’est vrai. Ils sont différents. Vous avez vu les photos. »

Hardy enroula une mèche de ses cheveux roux autour d’un de ses doigts et tira doucement dessus. « Celles de votre caméra de casque ? Oui, Jonathan. Je pense que nous avons affaire à deux genres de Granéens. Le premier est un savant idiot et ne parle pas. L’autre… parle », termina-t-il faiblement. Il se rendit compte de son tic capillaire et remit sa mèche en place. « J’espère pouvoir apprendre à leur répondre. »

Ils ont tous peur, se dit Whitbread. Surtout Sally. Et même le révérend Hardy que rien ne contrarie jamais. Ils redoutent tous ce premier pas vers la communication.

« D’autres impressions ? dit Horvath.

— Je ne peux m’empêcher de penser que ce vaisseau a été conçu pour la chute libre. Il y a des bandes collantes partout. Du mobilier gonflable aussi. Et il y a de courts passages entre les toroïdes, aussi larges que ceux-ci. En cas d’accélération ils deviendraient comme des trappes infranchissables.

— C’est étrange, médita Horvath. Il n’y a pas quatre heures l’astronef était en pleine décélération.

— C’est bien cela. Les couloirs doivent être installés depuis peu… mais oui !

— Ce qui nous en apprend encore plus, dit tranquillement Hardy. Vous dites aussi que les meubles sont orientés n’importe comment ? Nous avons tous vu que les Granéens ne faisaient pas attention à la façon dont ils se plaçaient devant vous pour vous parler. Comme s’ils étaient particulièrement bien adaptés à l’absence de pesanteur. Comme si leur évolution s’y était déroulée…

— Mais c’est impossible, protesta Sally. Impossible… mais vous avez raison, docteur Hardy ! Les humains cherchent toujours à s’orienter. Même les vieux Marines qui ont passé toute leur vie dans l’espace ! Pourtant personne ne pourrait évoluer en état de chute libre.

— Si. Une race assez ancienne le pourrait, dit Hardy. Il y a aussi ces bras asymétriques. Seraient-ils une particularité de leur stade évolutionnaire avancé ? Nous ferions bien de garder cette théorie à l’esprit quand nous leur parlerons. » Si nous réussissons à le faire, ajouta-t-il mentalement.

« Ma colonne vertébrale les a passionnés, dit Whitbread. Comme s’ils n’en avaient jamais vu. » Il se tut un instant. « Je ne sais pas si on vous l’a dit. Je me suis déshabillé devant eux. Il semblait normal qu’ils sachent… ce à quoi ils avaient affaire. » Il ne pouvait regarder Sally en face.

« Je ne ris pas, dit celle-ci. Je vais devoir faire la même chose. »

Whitbread releva violemment la tête. « Quoi ? »

Sally choisit ses mots avec attention. N’oublions pas la pudeur provinciale, se dit-elle. Elle ne leva pas les yeux. « Quoi que le capitaine Blaine et l’amiral Kutuzov aient choisi de cacher aux Granéens, l’existence de deux sexes chez les humains n’en fait pas partie. Ils ont bien le droit de savoir comment nous sommes faits et je suis la seule femme à bord du Mac-Arthur.

— Mais vous êtes la nièce du sénateur Fowler ! »

Cela la fit sourire. « Nous ne le leur dirons pas. » Elle se leva sur-le-champ. « Lafferty, nous y allons. » Elle se retourna, très « dame impériale », même dans sa manière de se tenir qui ne concédait rien au manque de pesanteur.

« Jonathan, je vous remercie de votre sollicitude. Révérend, vous pourrez me rejoindre dès que je vous appellerai. » Elle sortit.

Et Horvath, regardant droit devant, dit : « C’est elle qui a insisté. »

Quand elle arriva, Sally appela l’aviso. Le même Granéen qui avait accueilli Whitbread, ou un autre identique, s’inclina devant elle en l’invitant courtoisement à bord. Une des caméras de la capsule de transbordement l’enregistra et fit bondir l’aumônier. « Cette demi-révérence vous ressemble énormément, Whitbread. C’est une excellente copie. »

Sally rappela quelques minutes plus tard, sans liaison visuelle. Elle se trouvait dans un des toroïdes. « Je suis entourée de Granéens. Nombre d’entre eux portent des instruments. Jonathan, est-ce que…

— La plupart d’entre eux n’avaient rien dans les mains. À quoi ressemblent ces appareils ?

— Eh bien, j’estime que l’un d’eux pourrait être une caméra à moitié démontée et l’autre, un écran, comme celui d’un oscilloscope. » Pause. « Bon, eh bien, on y va. » Clic.

Vingt minutes durant, ils ignorèrent tout de Sally Fowler. Les trois hommes s’agitèrent nerveusement, les yeux rivés à l’écran vide du système de liaison radio.

Quand Sally appela enfin, sa voix était alerte, « Très bien, vous pouvez venir, maintenant, messieurs.

— J’arrive. » Hardy déboucla son harnais et flotta vers le sas de sortie. Lui aussi parlait d’une voix soulagée. L’attente avait été longue.

Autour de Rod, l’activité habituelle de la passerelle se déroulait. Les scientifiques regardaient les écrans principaux, les navigateurs s’assuraient que le petit voyage de cinquante kilomètres se passait bien. Pour s’occuper, Rod faisait répéter à l’enseigne Staley une simulation de l’assaut du vaisseau granéen. Purement théorique, bien sûr, mais cela empêchait Rod de ruminer sur ce qui était en cours à bord de l’astronef extra-terrestre. L’appel d’Horvath fut une distraction bienvenue et Blaine fut bouillant de cordialité quand il répondit : « Bonjour, docteur ! Tout va bien ? »

Horvath lui aussi souriait. « Très bien, merci, commandant. Le docteur Hardy est parti rejoindre Dame Sally. J’ai aussi envoyé votre Whitbread.

— Bon. » Rod sentit la tension qu’il éprouvait dans le cou se dissiper et faire place à une courbature. Ainsi Sally s’en était sortie…

« Commandant, monsieur Whitbread a fait mention d’une salle d’outillage dans le vaisseau granéen. Il pense qu’on a testé son habileté à reconnaître la fonction des outils. J’en viens à penser que les extra-terrestres pourraient bien nous juger tous sur ce critère.

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