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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Vous les traitez en ennemis, dit doucement David Hardy.

— Ce qui n’est ni de votre ressort, ni du mien, docteur. D’ailleurs, avant de dire que les Granéens sont des amis sûrs, il y a des questions auxquelles je veux que l’on réponde. » Rod laissa son regard vagabonder au-delà de l’aumônier et s’accommoder sur l’infini. Je suis bien content que la décision ne m’appartienne pas, songea-t-il. Mais on finira par me demander ce que je pense. En ma qualité de futur marquis de Crucis, au moins.

Il s’était attendu à ce que le sujet vienne sur le tapis et savait que ce ne serait pas la dernière fois. Il était prêt. « D’abord : pourquoi ont-ils envoyé un vaisseau d’alpha du Grain ? Pourquoi pas de l’archipel troyen ? C’est bien plus près.

— Je le leur demanderai dès que je pourrai.

— Ensuite : pourquoi quatre Granéens ? Cela n’est peut-être pas important, mais j’aimerais savoir pourquoi ils en ont assigné un à chacun de vous, les scientifiques et aucun à l’équipage.

— Mais ils ne se sont pas trompés : ils ont donné des guides à tous ceux que cela intéressait de les instruire…

— Précisément. Comment le savaient-ils ? Par exemple : comment ont-ils pu savoir que le docteur Horvath serait à bord ?

— D’accord, commandant. » Hardy avait un air maussade mais pas coléreux. Il serait plus difficile à écarter qu’Horvath… et cela, en particulier, parce qu’il était le confesseur de Rod. D’ailleurs le débat n’était pas clos. Rod en était certain.

23. Le faible contre le fort

Au cours des semaines suivantes le Mac-Arthur fut le siège d’une activité intense. Tous les scientifiques travaillèrent tard, après chaque transmission de données venant de l’aviso et tous voulurent l’assistance immédiate des moyens de la Flotte. Il y avait aussi le problème des minis évadés, mais cela était devenu un jeu, auquel le Mac-Arthur était en train de perdre. Au carré, on racontait qu’ils étaient morts, mais on n’avait pas retrouvé les corps. Cela inquiétait Rod Blaine qui n’y pouvait cependant rien.

Il permit aux Marines de monter leurs factions en uniforme normal. L’aviso n’était pas menacé et il aurait été ridicule de faire rester douze hommes dans l’inconfort de l’armure de combat. Il préféra doubler la garde autour du Mac-Arthur, mais personne ni rien ne tenta d’approcher, ni de s’évader, ni d’envoyer des messages. Pendant ce temps, les biologistes devenaient fous à propos des indices recueillis sur la psychologie et la physiologie granéennes, la section astronomie continuait d’établir la cartographie d’alpha du Grain, Buckman s’affolait chaque fois qu’un autre que lui utilisait l’équipement astronomique et Blaine essayait de faire marcher sans heurts son vaisseau surpeuplé. Chaque fois qu’il devait servir de médiateur à une dispute entre scientifiques, son estime envers Horvath croissait.

L’aviso était encore plus agité. Le commandant Sinclair était arrivé et avait immédiatement été conduit à bord de l’astronef granéen. Trois jours s’écoulèrent avant qu’un brun-et-blanc ne se mette à suivre Sandy, et encore était-ce un Granéen particulièrement silencieux. À l’inverse des autres de son espèce qui étaient affectés à un humain, celui-ci semblait s’intéresser aux machines de l’aviso. Sinclair et son Fyunch (clic) passèrent de longues heures à bord du vaisseau extra-terrestre à fureter dans les coins et à tout examiner.

« Le gamin avait raison à propos de la salle d’outillage, dit Sinclair à Blaine lors d’un de ses rapports quotidiens. C’est comme les tests d’intelligence non-verbaux que le bureau du personnel a conçus pour les nouvelles recrues. On vous présente des choses qui ne sont pas logiques et vous devez les arranger.

— Comment cela : “pas logique” ? »

Le souvenir de ses travaux fit sourire Sinclair. Il eut quelque difficulté à expliquer la finesse de l’humour en jeu à Rod. Le marteau à la grosse tête plate ne pourrait servir qu’à frapper le pouce de l’utilisateur. Il fallait le rectifier. Le laser surchauffait… et cela avait été délicat. Il émettait sur une mauvaise longueur d’onde. Sinclair l’avait réparé en doublant la fréquence. Il avait aussi appris davantage sur les lasers compacts que jamais auparavant. Il y avait d’autres tests similaires. « Ils sont brillants, cap’taine. Il a fallu de l’ingéniosité pour produire certains des gadgets sans trop révéler ce qui les caractérisait. Mais ils ne peuvent pas m’empêcher d’en apprendre sur leur vaisseau… J’en sais déjà assez pour reconstruire les chaloupes du Mac afin qu’elles soient plus efficaces. Ou pour me faire des millions de couronnes à produire des astronefs miniers.

— Vous partez à la retraite à notre retour, Sandy ? » demanda Rod en souriant largement pour montrer qu’il plaisantait.

Lors de la deuxième semaine, Rod Blaine acquit lui aussi un Fyunch (clic).

Il fut à la fois consterné et flatté. Sa Granéenne ressemblait aux autres : rayures brunes et blanches, sourire doux sur un visage bancal situé juste assez haut au-dessus du plancher pour que Rod ait pu lui caresser l’oreille, s’il l’avait jamais rencontrée réellement, ce qui n’aurait pas lieu.

Chaque fois qu’il appelait l’aviso, elle était là, toujours impatiente de voir Blaine et de lui parler. Et chaque fois, son anglique était meilleur. Ils échangeaient quelques mots et c’était tout. Il n’avait pas le temps de posséder un Fyunch (clic), ni le besoin. Il n’était pas chargé d’apprendre la langue granéenne – d’ailleurs, d’après les progrès constatés en la matière, personne n’en était chargé – et il ne voyait son interlocutrice que par liaison vidéo. À quoi pourrait servir un guide qu’il ne rencontrerait jamais ?

« Ils donnent l’impression de penser que vous êtes important », fut la réponse impénétrable de Hardy.

Cela lui donna quelque chose à considérer tandis qu’il présidait aux destinées de son asile de fou de vaisseau spatial. Et l’extraterrestre ne se plaignit pas du tout.

La frénésie de travail qui caractérisa ce mois-là n’atteignit pas Horace Bury. Il ne recevait pas de nouvelles de l’aviso et n’avait rien qui pût contribuer à la tâche des scientifiques du Mac-Arthur. Attentif aux rumeurs, ce qui servait toujours, il attendait que les informations arrivent à ses oreilles – ce qu’elles faisaient rarement. Les communications de l’aviso paraissaient s’arrêter à la passerelle et, à part Buckman, il n’avait pas de vrais amis parmi les savants. Blaine avait renoncé à tout faire passer sur l’intercom. Pour la première fois, depuis qu’il avait quitté Néo-Chicago, Bury se sentait emprisonné.

Cela le tracassait plus que la normale, mais il se connaissait suffisamment pour en connaître la raison. Toute sa vie, il avait tenté de maîtriser autant que possible son environnement : sur une planète, à travers des parsecs d’espace et des décennies de temps ou… au sein d’un croiseur de bataille impérial. L’équipage le traitait en invité, mais non en maître et, partout où il ne dominait pas, il était prisonnier.

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