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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Cela écœura un peu Whitbread, mais il saisit le message. Il se mit en position fœtale puis se redressa et se courba de nouveau. Une douzaine de petites mains extra-terrestres lui palpèrent le dos.

Enfin, tout le monde recula. Un (une) Granéen (ne) approcha et sembla inviter Whitbread à explorer son anatomie. Whitbread secoua la tête de droite à gauche et regarda délibérément ailleurs. C’était le travail des scientifiques.

Il prit son casque et parla dans le micro. « Commandant, enseigne Whitbread au rapport. Je ne sais pas trop quoi faire maintenant. Dois-je essayer d’en convaincre quelques-uns de revenir au Mac-Arthur avec moi ? »

La voix de Blaine était tendue. « Certainement pas. Pourriez-vous quitter leur vaisseau ?

— Oui, s’il le fallait.

— Nous préférerions que vous le fassiez. Venez nous parler sur une ligne protégée, Whitbread.

— À vos ordres, commandant. » Jonathan montra son casque du doigt puis le sas. Le (la) Granéen (ne) qui lui avait servi jusqu’alors de guide hocha la tête. Whitbread remit sa combinaison avec l’aide du brun, boucla les attaches et verrouilla son casque. Un brun-et-blanc l’accompagna à la porte de sortie.

Dehors, il n’y avait pas d’endroit pratique où ancrer le câble de sécurité mais le Granéen qui escortait l’enseigne colla un crochet sur la surface du vaisseau. Cela n’avait pas l’air très solide et Jonathan s’en inquiéta brièvement. Puis il fronça les sourcils. Où donc était passé l’anneau auquel le Granéen qui l’avait accueilli s’était tenu ? Il avait disparu. Pourquoi ?

Tant pis. Le Mac-Arthur était tout près. Si le câble se détachait, on viendrait le récupérer. Il repoussa délicatement le vaisseau granéen et se trouva suspendu dans le vide. Grâce à son collimateur de casque, il s’aligna exactement sur l’antenne qui pointait de la surface totalement noire du Mac-Arthur. Puis il toucha le bouton PROTECTION du bout de la langue.

Un fin rayon de lumière cohérente jaillit de son casque. Un autre vint du Mac, suivant le parcours du premier pour atteindre un minuscule récepteur, serti dans la visière, autour duquel une couronne persista dans l’obscurité. S’il devait se produire un déplacement de rayon, les systèmes de poursuite d’objectif de l’astronef le corrigeraient. Et, si le faisceau lumineux touchait un deuxième anneau autour de l’antenne réceptrice de Whitbread, la communication serait instantanément coupée.

« C’est bon, commandant », dit l’enseigne. Il laissa une note d’irritation et d’expectative flotter dans le ton de sa voix. Après tout, pensa-t-il, j’ai bien le droit d’exprimer un peu une opinion. Non ?

Blaine répondit immédiatement. « Whitbread, le but de cette protection n’est pas seulement de vous placer dans une position inconfortable. Les Granéens ne comprennent pas encore notre langue mais pourraient fort bien l’enregistrer. Et, plus tard, ils parleront l’anglique. Vous saisissez ?

— Mais… bien entendu, commandant. » Bon sang, le « vieux » voyait vraiment loin dans le futur !

« Bien. Nous ne pouvons pas permettre aux Granéens de venir à bord du Mac-Arthur jusqu’à ce que nous ayons résolu le problème des miniatures. C’est bien compris ?

— Oui, commandant.

— Excellent. Je vous envoie une cargaison de scientifiques… maintenant que vous avez, pour ainsi dire, brisé la glace. Au fait, bravo. Avant que je ne fasse quoi que ce soit, avez-vous d’autres commentaires ?

— Euh. Oui, commandant. D’abord il y a deux jeunes à bord. Je les ai vus s’accrocher sur le dos des adultes. Ils sont plus gros que les minis et colorés comme leurs aînés.

— Une preuve de plus de leurs intentions pacifiques, dit Blaine. Quoi d’autre ?

— Eh bien, je n’ai pas pu les compter, mais il y a apparemment à bord vingt-trois bruns-et-blancs et deux bruns du type mineur d’astéroïde. Les deux jeunes se trouvaient avec les bruns. Je ne sais pas pourquoi.

— Nous serons bientôt en mesure de le leur demander. Bien, Whitbread, je lâche les scientifiques. Ils seront dans l’aviso. Renner, vous êtes là ?

— Oui, commandant.

— Établissez un plan de vol. Je veux éloigner le Mac-Arthur de cinquante kilomètres du vaisseau extra-terrestre. Je ne sais pas ce que les Granéens feront quand nous bougerons, mais de toute façon, l’aviso sera déjà sur place.

— On vide les lieux, commandant ? » demanda Renner, incrédule. Whitbread eut envie de l’applaudir, mais se retint.

« Oui. »

Durant un long moment, personne ne parla.

« Bon, capitula Blaine. Je vais vous expliquer. L’amiral est très ennuyé par l’affaire des minis. Il pense qu’ils sont capables de parler du Mac-Arthur. Il nous ordonne de faire en sorte qu’ils n’aient aucun moyen de communiquer avec les Granéens adultes. Un kilomètre, c’est un peu trop près. »

Il y eut un nouveau silence.

« C’est tout, messieurs. Merci, Whitbread, dit Rod. Staley, dites à l’aumônier qu’il pourra embarquer sur l’aviso dès qu’il le voudra. »

« Eh bien, nous y voilà », se dit le révérend Hardy. C’était un homme rond, avec des yeux rêveurs et des cheveux roux qui commençaient à grisonner. Il était résolument resté dans sa cabine durant la majeure partie de l’expédition, ne sortant délibérément que pour le culte du dimanche.

David Hardy n’était pas inamical. N’importe qui pouvait venir le trouver pour prendre un café ou un pot, ou pour jouer aux échecs, ou pour parler longuement et beaucoup le faisaient. Mais tout simplement il n’aimait pas voir les gens dans la foule car, lorsqu’ils étaient trop nombreux, il n’arrivait pas à connaître vraiment les individus.

Il avait aussi conservé une déformation professionnelle qui lui interdisait de discuter de son travail avec des profanes et d’en publier les résultats avant d’avoir assez de preuves. Ce qui, se disait-il, allait maintenant être impossible. D’ailleurs, qu’étaient au juste ces extra-terrestres ? Ils étaient, bien entendu, intelligents. Et, bien entendu, ils avaient leur place dans l’univers du Créateur divin. Mais où ?

Des matelots embarquèrent l’équipement d’Hardy dans l’aviso. Une magnétothèque, plusieurs cartons de livres d’enfants, des ouvrages de référence (peu nombreux car l’ordinateur de bord pouvait se renseigner dans la bibliothèque du Mac-Arthur. Mais quelques-uns car, pour peu pratiques qu’ils fussent, David aimait les livres). Il avait d’autres bagages : deux écrans dotés de transducteurs sonores, des diapasons de référence, des filtres électroniques permettant de déformer les sons, de hausser ou de baisser les tons de voix, d’en changer le timbre et le vibrato. Hardy avait commencé à empaqueter ses affaires lui-même mais le commandant Cargill l’en avait dissuadé. Les Marines étaient experts en la matière. Si Hardy craignait la casse, les commandos la redoutaient bien plus que lui car elle les aurait amenés immédiatement à affronter les foudres de Kelley.

Dans le sas d’accès, David rencontra Sally. Elle non plus ne voyageait pas léger. Si on l’avait laissé faire, elle aurait tout emporté, même les os des momies de la « Ruche ». Mais le capitaine ne l’autorisa à prendre que des hologrammes qui resteraient cachés jusqu’à ce qu’elle puisse connaître l’attitude des Granéens envers les profanateurs de tombes. D’après la description de Cargill, les Granéens n’avaient pas établi de coutumes funéraires, mais cela semblait absurde. Tout le monde a des rituels de sépulture, même les humains les plus primitifs.

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