Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome II
Joseph Balsamo. Tome II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome II

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome II». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 86
Перейти на страницу:

� Je croyais qu�il n��tait pas besoin de se rendre agr�able quand on pouvait se rendre utile.

� Et vous vous trompez: on ne rencontre que des gens utiles, et nous en sommes las.

� Alors je me retirerai.

� Vous vous retirerez?

� Oui sans doute; je n�ai point demand� � venir, n�est-ce pas? Je suis donc libre.

� Libre! s��cria Chon, qui commen�ait � se mettre en col�re de cette r�sistance � laquelle elle n��tait pas habitu�e. Oh! que non!

La figure de Gilbert se contracta.

� Allons, allons, dit la jeune femme, qui vit au froncement de sourcils de son interlocuteur qu�il ne renon�ait pas facilement � sa libert�. Allons, la paix!� Vous �tes un joli gar�on, tr�s vertueux, et en cela vous serez tr�s divertissant, ne f�t-ce que par le contraste que vous ferez avec tout ce qui nous entoure. Seulement, gardez votre amour pour la v�rit�.

� Sans doute, je le garderai, dit Gilbert.

� Oui; mais nous entendons la chose de deux fa�ons diff�rentes. Je dis: gardez-le pour vous, et n�allez pas c�l�brer votre culte dans les corridors de Trianon ou dans les antichambres de Versailles.

� Hum! fit Gilbert.

� Il n�y a pas de hum! Vous n��tes pas si savant, mon petit philosophe, que vous ne puissiez apprendre beaucoup de choses d�une femme; et d�abord, premier axiome: on ne ment pas en se taisant; retenez bien ceci.

� Mais si l�on m�interroge?

� Qui cela? �tes-vous fou, mon ami? Bon Dieu! qui songe donc � vous au monde, si ce n�est moi? Vous n�avez pas encore d��cole, ce me semble, monsieur le philosophe. L�esp�ce dont vous faites partie est encore rare. Il faut courir les grands chemins et battre les buissons pour trouver vos pareils. Vous demeurerez avec moi, et je ne vous donne pas quatre fois vingt-quatre heures pour que nous vous voyions transform� en courtisan parfait.

� J�en doute, r�pondit imp�rieusement Gilbert.

Chon haussa les �paules.

Gilbert sourit.

� Mais brisons l�, reprit Chon; d�ailleurs, vous n�avez besoin de plaire qu�� trois personnes.

� Et ces trois personnes sont?

� Le roi, ma s�ur et moi.

� Que faut-il faire pour cela?

� Vous avez vu Zamore? demanda la jeune femme �vitant de r�pondre directement � la question.

� Ce n�gre? fit Gilbert avec un profond m�pris.

� Oui, ce n�gre.

� Que puis-je avoir de commun avec lui?

� T�chez que ce soit la fortune, mon petit ami. Ce n�gre a d�j� deux mille livres de rente sur la cassette du roi. Il va �tre nomm� gouverneur du ch�teau de Luciennes, et tel qui a ri de ses grosses l�vres et de sa couleur lui fera la cour, l�appellera monsieur et m�me monseigneur.

� Ce ne sera pas moi, madame, fit Gilbert.

� Allons donc! dit Chon, je croyais qu�un des premiers pr�ceptes des philosophes �tait que tous les hommes sont �gaux?

� C�est pour cela que je n�appellerai pas Zamore monseigneur.

Chon �tait battue par ses propres armes. Elle se mordit les l�vres � son tour.

� Ainsi, vous n��tes pas ambitieux? dit-elle.

� Si fait! dit Gilbert les yeux �tincelants, au contraire.

� Et votre ambition, si je me souviens bien, �tait d��tre m�decin?

� Je regarde la mission de porter secours � ses semblables comme la plus belle qu�il y ait au monde.

� Eh bien! votre r�ve sera r�alis�.

� Comment cela?

� Vous serez m�decin, et m�decin du roi, m�me.

� Moi! s��cria Gilbert; moi, qui n�ai pas les premi�res notions de l�art m�dical?� Vous riez, madame.

� Eh! Zamore sait-il ce que c�est qu�une herse, qu�un m�chicoulis, qu�une contrescarpe? Non, vraiment, il l�ignore et ne s�en inqui�te pas. Ce qui n�emp�che pas qu�il ne soit gouverneur du ch�teau de Luciennes, avec tous les privil�ges attach�s � ce titre.

� Ah! oui, oui, je comprends, dit am�rement Gilbert, vous n�avez qu�un bouffon, ce n�est point assez. Le roi s�ennuie; il lui en faut deux.

� Bien, s��cria Chon, le voil� qui reprend sa mine allong�e. En v�rit�, vous vous rendez laid � faire plaisir, mon petit homme. Gardez toutes ces mines fantasques pour le moment o� la perruque sera sur votre t�te et le chapeau pointu sur la perruque; alors, au lieu d��tre laid, ce sera comique.

Gilbert fron�a une seconde fois le sourcil.

� Voyons, dit Chon, vous pouvez bien accepter le poste de m�decin du roi, quand M. le duc de Tresme sollicite le titre de sapajou de ma s�ur?

Gilbert ne r�pondit rien. Chon lui fit l�application du proverbe: �Qui ne dit mot, consent.�

� Pour preuve que vous commencez d��tre en faveur, dit Chon, vous ne mangerez point aux offices.

� Ah! merci, madame, r�pondit Gilbert.

� Non, j�ai d�j� donn� des ordres � cet effet.

� Et o� mangerai-je?

� Vous partagerez le couvert de Zamore.

� Moi?

� Sans doute; le gouverneur et le m�decin du roi peuvent bien manger � la m�me table. Allez donc d�ner avec lui si vous voulez.

� Je n�ai pas faim, r�pondit rudement Gilbert.

� Tr�s bien, dit Chon avec tranquillit�; vous n�avez pas faim maintenant, mais vous aurez faim ce soir.

Gilbert secoua la t�te.

� Si ce n�est ce soir, ce sera demain, apr�s-demain. Ah! vous vous adoucirez, monsieur le rebelle, et si vous nous donnez trop de mal, nous avons M. le correcteur des pages qui est � notre d�votion.

Gilbert frissonna et p�lit.

� Rendez-vous donc pr�s du seigneur Zamore, dit Chon avec s�v�rit�; vous ne vous en trouverez pas mal; la cuisine est bonne; mais prenez garde d��tre ingrat, car on vous apprendrait la reconnaissance.

Gilbert baissa la t�te.

Il en �tait ainsi chaque fois qu�au lieu de r�pondre il venait de se r�soudre � agir.

Le laquais qui avait amen� Gilbert attendait sa sortie. Il le conduisit dans une petite salle � manger attenante � l�antichambre o� il avait �t� introduit. Zamore �tait � table.

Gilbert alla s�asseoir pr�s de lui, mais on ne put le forcer � manger.

Trois heures sonn�rent; madame du Barry partit pour Paris. Chon, qui devait la rejoindre plus tard, donna ses instructions pour qu�on apprivois�t son ours. Force entremets sucr�s s�il faisait bon visage; force menaces, suivies d�une heure de cachot, s�il continuait de se rebeller.

� quatre heures, on apporta dans la chambre de Gilbert le costume complet du m�decin malgr� lui: bonnet pointu, perruque, justaucorps noir, robe de m�me couleur. On y avait joint la collerette, la baguette et le gros livre.

Le laquais, porteur de toute cette d�froque, lui montra l�un apr�s l�autre chacun de ces objets; Gilbert ne t�moigna aucune intention de r�sister.

M. Grange entra derri�re le laquais, et lui apprit comment on devait mettre les diff�rentes pi�ces du costume; Gilbert �couta patiemment toute la d�monstration de M. Grange.

� Je croyais, dit seulement Gilbert, que les m�decins portaient autrefois une �critoire et un petit rouleau de papier.

� Ma foi! il a raison, dit M. Grange; cherchez-lui une longue �critoire, qu�il se pendra � la ceinture.

� Avec plume et papier, cria Gilbert. Je tiens � ce que le costume soit complet.

Le laquais s��lan�a pour ex�cuter l�ordre donn�. Il �tait charg� en m�me temps de pr�venir mademoiselle Chon de l��tonnante bonne volont� de Gilbert.

Mademoiselle Chon fut si ravie, qu�elle donna au messager une petite bourse contenant huit �cus, et destin�e � �tre attach�e avec l�encrier � la ceinture de ce m�decin mod�le.

� Merci, dit Gilbert, � qui l�on apporta le tout. Maintenant, veut-on me laisser seul, afin que je m�habille?

� Alors, d�p�chez-vous, dit M. Grange, afin que mademoiselle puisse vous voir avant son d�part pour Paris.

� Une demi-heure, dit Gilbert, je ne demande qu�une demi-heure.

� Trois quarts d�heure, s�il le faut, monsieur le docteur, dit l�intendant en fermant la porte de Gilbert aussi soigneusement que si c�e�t �t� celle de sa caisse.

Gilbert s�approcha de cette porte sur la pointe du pied, �couta pour s�assurer que les pas s��loignaient, puis il se glissa jusqu�� la fen�tre, qui donnait sur des terrasses situ�es � dix-huit pieds au-dessous. Ces terrasses, couvertes d�un sable fin, �taient bord�es de grands arbres dont les feuillages venaient ombrager les balcons.

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 86
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)