Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Mortels trafics - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Mortels trafics

Электронная книга - «Mortels trafics». Краткое содержание книги:

À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 56
Перейти на страницу:

Fahrid éclata de rire.

— Vous n’avez pas pu trouver ça dans mon casier. Je n’ai jamais été arrêté.

— Je sais. Mais je vois bien que t’es un bon. Je le sens quand j’ai devant moi quelqu’un de sérieux. Des voyous, ma collègue et moi, on en voit à longueur d’années. Alors, on sait reconnaître les bons des mauvais. T’as raison, ce n’est pas dans tes antécédents, alors je te dis ça juste pour discuter, et puis on n’est pas spécialisé dans les braquages. On s’en fout même. Elle, elle est aux Stups, et moi à la Crim’ au 36, quai des Orfèvres. Tu connais ?

– À la Crim’ ? Pourquoi la Crim’ ?

— Ta copine.

Le jeune se raidit et balança les épaules en avant, combatif.

— Quoi, ma copine ?

Léanne haussa le ton.

— Tu veux que je te rafraîchisse la mémoire ? Celle que tu as éjectée sur l’autoroute.

— Tu ne pouvais d’ailleurs pas faire autrement, poursuivit Patrick, plus calmement.

— C’était pas vraiment ma copine. Ce n’est pas parce que je l’ai sautée… Et puis, elle était « ouf », barge complète.

— C’est elle qui t’a entraîné à Necker ?

Un éclair explosa dans les yeux de Fahrid, comme tétanisé.

— Quoi, Necker ?

— Les gosses ! cria Léanne.

Patrick l’interrompit d’un geste, sachant que le brusquer ne servirait à rien. Aller doucement, jouer l’empathie avec les pires crapules, faire mine d’être compréhensif, minimiser l’abomination… Ce n’est que comme cela qu’ils y arriveraient. Persuadé d’être dans le vrai, il lança un coup de bluff :

— Ne nie pas, il y a ton ADN. L’important est que tu arrives à nous expliquer quel a été ton rôle, comment tu as pu en arriver là. Tu n’as pas dérapé comme cela tout seul. On t’a forcément manœuvré. On s’est servi de toi. Il faut que tu nous expliques.

Désarçonné, Fahrid fut comme pris dans un tourbillon d’air glacé, ses yeux s’arrondirent.

— Mon ADN sur place ?

Léanne éclata :

— Oui, tu sais ce que c’est l’ADN ? C’est la preuve ABSOLUE ! Tu ne peux pas nier, mais tu peux expliquer. Tu DOIS d’ailleurs le faire, c’est le seul moyen de t’aider toi-même.

Fahrid se sentit mal. Ses épaules et son dos s’affaissèrent, à la grande surprise de Patrick peu habitué à ce genre de réaction chez ses clients. Les meurtres des gosses et d’Anissa Ben Hamid sentaient le psychopathe à plein nez. Soit Fahrid feignait merveilleusement bien, toujours possible, soit… ? Il bredouilla :

— Mais, c’est pas possible… Vous voulez dire que vous avez comparé mon ADN, celui que vous avez prélevé sur moi aujourd’hui, avec l’ADN du meurtrier, et ce serait le mien, c’est ça ?

— Oui.

Sa voix, presque un murmure au début, se renforça jusqu’à devenir un cri.

— Impossible, j’ai tué personne… Ce n’est pas moi !

Patrick ouvrit la chemise cartonnée à côté de lui et disposa sur le bureau, plusieurs clichés pris dans la rue en face de l’hôpital Necker. On voyait Fahrid seul, puis avec la jeune tueuse.

— Ce n’est pas toi, ici ?

— Si, c’est quand j’attendais Leïla. Mais je ne suis pas entré dans l’hôpital avec elle.

— Et là, c’est pas toi ? en montrant les photos où ils se trouvaient dans la camionnette.

— OUI ! c’est bien moi. Mais, je ne l’ai pas poussée dehors. De toute manière, ils m’ont dit qu’elle était déjà morte et qu’il n’y avait plus rien à faire pour elle.

— Ils ?

— Leïla et…

Le jeune voyou se reprit de justesse. Il avait bien failli donner un nom.

— Je ne suis pas une balance ! Ce n’est pas moi qui ai tué les gosses ni cette femme. C’est tout ce que je peux dire. Je ne comprends rien à cette histoire d’ADN.

Le pire, c’est qu’il me fait douter, pensa Patrick qui décida de ne pas montrer la photographie du suspect en blouse blanche dans l’hôpital. Il termina son audition avec l’impression désagréable d’être passé à côté de quelque chose.

Maintenant, il attendrait avec impatience le résultat de la comparaison d’ADN, assuré qu’il y avait un troisième homme que Fahrid avait failli trahir… Demain peut-être ?

30

Qu’Eduardo et ses deux compères sollicitent un avocat n’avait rien de surprenant. Par contre, qu’ils n’aient pas dans la poche le nom d’un ténor du barreau à désigner, signifiait que l’échec n’était pas au programme de leur aventure. Lorsque le Mexicain se présenta accompagné par un gardien, il les regarda avec un sourire aussi supérieur que dédaigneux, les détaillant l’un après l’autre, pour les menacer ou au moins leur montrer qu’ils ne l’impressionnaient pas. Patrick Girard sentit qu’Eduardo hésitait même à entrer, comme de peur de s’ennuyer. Le trafiquant finit par s’asseoir, retenu par une menotte à un anneau mural.

Les deux commandants n’aimaient pas être ainsi loin de leur base. Habituellement, le fait de travailler chez soi donnait au flic un avantage sur le suspect. Ici, ils ne l’avaient pas et en plus, ils n’étaient pas seuls. À leurs côtés, l’interprète était une femme d’une soixantaine d’années aux allures de prof, avec de grosses lunettes et un chignon épais. Elle n’avait aucune envie de passer la journée dans un commissariat. En plus, il fallait s’adapter à ses horaires ! L’avocat ne devait pas avoir trente ans, avec des allures de gamin peu en accord avec le physique de brute épaisse d’Eduardo. Le commandant indiqua brièvement au suspect le cadre de l’enquête dans lequel il serait entendu. Le juriste prit des notes. Eduardo répondit sobrement aux premières questions d’ordre général et lâcha dans un sourire :

— On dirait un entretien d’embauche, toutes ces questions !

Léanne ricana.

— C’est un peu ça, mais rassure-toi. Je pense que tu vas être admis ! Ne prévois rien pour les vingt ans à venir. Ça te fera quel âge ?

Il la fusilla du regard, sans pour autant lui répondre.

Quand Girard en eut terminé, il passa à la seconde partie de son audition portant sur les « faits ».

Eduardo toussa dans son poing, captivé par le mur en face de lui. Les deux flics l’intéressaient si peu qu’ils avaient eu un moment le sentiment de lui être invisibles. Il bâilla bruyamment.

— Je crois que c’est à partir de maintenant que je n’ai rien à vous dire.

— Je me fous de tout ce qui concerne votre voyage et de la came, répondit Patrick Girard. Vous verrez ces points avec ma collègue.

— Qu’est-ce que vous me voulez, alors ?

— Vous connaissez cette jeune femme, fit-il en lui montrant la photographie de la morte de l’autoroute.

Eduardo regarda sans sourciller. Rien, pas la moindre émotion. Il leva les yeux vers le commandant.

— Non, connais pas.

— Ce n’est pas ce que démontrent ces photographies.

Il avança sur le bureau des clichés pris en Espagne où l’on voyait les différents protagonistes, et parfois Eduardo avec Leïla…

— Vous m’avez demandé si je la connaissais. Je vous répète. Non. Je ne la connais pas ! Maintenant, je l’ai déjà croisée, si c’est ce que vous voulez dire… Mais je ne sais rien d’elle.

— Ce n’est pas ce que disent ces témoignages, poursuivit Léanne, en prenant les premiers rapports de l’agent du SIAT, alors que les trafiquants étaient encore tous à Marbella.

Elle s’adressa à la traductrice :

— Pouvez-vous lui lire ces passages ? demanda-t-elle en pointant du doigt les lignes qui l’intéressaient.

1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 56
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)