Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Mortels trafics - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Mortels trafics

Электронная книга - «Mortels trafics». Краткое содержание книги:

À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
1 ... 21 22 23 24 25 26 27 28 29 ... 56
Перейти на страницу:

— C’est vrai qu’elle est belle.

À la différence des motos, la Porsche resta en retrait et se gara loin de toute lumière. Fahrid descendit pour les rejoindre.

— Vous voulez boire quelque chose de chaud ?

— Pas de refus.

— Je vais vous accompagner à l’intérieur et je retournerai ensuite finir mon boulot. Les chèvres vont s’impatienter.

Suivi par les deux motards, Juan se dirigea vers la maison. Fahrid força le pas pour les rejoindre. Il s’essuya les pieds sur le vieux paillasson. Les enfants levèrent la tête et Maria, occupée à cuisiner, se retourna vers eux. Leur berger briard s’immobilisa devant Raynal et se mit à grogner, babines ouvertes, crocs apparents. Celui-ci comprit qu’il valait mieux ne pas avancer et que Dylan n’avait pas le même sens de l’hospitalité que son maître.

Floriane, la plus petite, sauta de sa chaise pour rejoindre le chien et s’accrocher à son cou. L’animal bougea légèrement les oreilles, sans pour autant arrêter de grogner.

— Dylan !

Juan s’interposa entre le chien et ses invités, et Maria intervint à son tour pour attraper la bête par le collier. Elle eut un sourire de bienvenue pour les arrivants.

— Je ne sais pas ce qu’il a. Il n’est pas comme ça d’habitude. Je vais l’enfermer dans une chambre.

Le chien se laissa tirer vers l’arrière, sans lâcher les intrus de vue, et ne se tut que lorsque Maria l’eut enfermé. Quand elle revint, on l’entendait encore gratter contre la porte.

— Décidément, il ne vous aime pas.

Les trois hommes lui lancèrent un sourire.

— On ne peut pas lui en vouloir. C’est un bon gardien !

— Posez vos vestes, vous êtes trempés, invita la jeune femme, avant de s’adresser aux enfants et particulièrement à Floriane, en chaussettes, toujours plantée au milieu du salon, comme hypnotisée par les nouveaux venus.

— Allez, rangez vos affaires, et en pyjama. On va bientôt passer à table.

La maîtresse de maison eut un nouveau regard pour les trois hommes.

— Juan, fais-les s’asseoir. Ils vont manger avec nous.

— Nous ne voulons pas vous déranger.

— Ce sera à la fortune du pot : de la soupe, de la charcuterie et, évidemment, du fromage de chèvre.

— Parfait !

— Il faut absolument que j’y retourne, je ne me suis pas encore occupé des bêtes, indiqua Juan.

Tous le regardèrent. Il chercha l’assentiment dans les yeux de sa femme. Elle lui sourit, rassurante :

— Vas-y. On va t’attendre pour dîner.

— Besoin d’aide ? proposa Raynal. On peut vous accompagner si vous voulez.

Il hésita un instant :

— Non, c’est bon, restez au chaud, vous avez l’air d’en avoir besoin.

Malgré sa bonté et sa générosité naturelles, l’éleveur devint méfiant et ne souhaitait pas laisser sa femme et ses gosses avec trois inconnus débarqués de nulle part. Impossible de se concentrer sur le boulot. Il commença par donner à manger aux bêtes. Habituellement, il nettoyait les parcs, mais cela attendrait le lendemain. Il s’approcha des chèvres, brancha les machines à traire et commença la collecte du lait. Pour faire au plus vite, il décida de conserver le liquide pour plus tard et le mit dans le grand frigo prévu à cet effet. Il eut un coup d’œil rapide sur la maturation des fromages et il passa par son bureau pour vérifier les commandes en cours. Trois quarts d’heure déjà qu’il était dehors. Il se lèverait plus tôt pour préparer les livraisons.

Rongé par une inquiétude sourde, il reprit la direction de sa maison sous la pluie. En se rapprochant, il entendit des rires et jeta un œil par la fenêtre. Les gamines, en pyjama, jouaient avec un des motards. Maria tournait une cuillère dans une grosse gamelle, le conducteur de la voiture mettait la table. Tout semblait bien ! Il n’était donc pas meilleur que les gens de la ville, habitués à voir le mal partout.

Quand un éclair vint à cisailler le ciel, la Porsche lui apparut un court instant. Un flash, mais il lui sembla avoir remarqué un truc étrange, comme quelque chose d’accroché à la voiture. Il comprit alors que la vitre côté passager était brisée et qu’on avait sommairement collé un sac poubelle pour limiter les entrées d’eau. Disposé à aider ses visiteurs, il fouilla dans sa veste à la recherche de sa lampe de poche. L’eau passait, et si on ne faisait rien, la voiture serait bientôt une baignoire. Il décida de retendre le sac pour limiter l’inondation et ouvrit la portière. Surprise. À l’intérieur, la garniture de porte était maculée de taches sombres, comme le siège et le tapis… Un nouvel éclair traversa le ciel suivi d’un coup de tonnerre. L’orage grondait. Du sang ! Du sang presque partout ! Seul le tableau de bord avait été nettoyé hâtivement. Incompréhension, peur et curiosité ! Les sièges des places arrière étaient baissés pour permettre un chargement maximal. Sous une couverture noire, des valises en toile et des sacs en plastique bon marché. Dans la maison, tout le monde semblait occupé et personne ne s’intéressait à lui. Avec son couteau suisse, il chercha un point à inciser qui puisse passer inaperçu. La lame ressortit souillée de poudre. Pas besoin de goûter, de sentir… D’un coup, la voiture se transforma en un espace de danger extrême. Ces gens étaient des trafiquants. Les garder était risqué, leur demander de partir encore plus. Appeler les flics ? Ça n’avait jamais été son genre, mais là, il ne voyait pas d’autres solutions. Le diable était chez lui et il avait besoin d’aide. Du côté de la maison, tout allait bien. Il se retourna sur un bruit de ventouse dans son dos. À quelques centimètres de ses yeux, le canon d’un pistolet ! Un éclair illumina l’acier de l’arme, et il découvrit un homme aux cheveux longs, au visage grêlé et aux yeux noirs. Il lui sembla noter un plissement de lèvres, comme une sorte de sourire, et le tonnerre éclata. L’orage commençait à s’éloigner.

*

La porte de l’habitation s’ouvrit brutalement sur Eduardo, les cheveux ruisselants de pluie sur son long Barbour humide, les bottes boueuses. Au bout de son bras, le Beretta. Fin des discussions et des rires des enfants ! Floriane courut vers sa mère, tandis que sa sœur se mettait à pleurer.

— C’est quoi ce cirque, aboya le tueur. Vous vous croyez en vacances !

Les motards et Fahrid se redressèrent comme pour se mettre au garde-à-vous. Derrière le Mexicain et ses hommes, Malika et Yves. Le Français était livide, pâle comme la mort, les autres avaient une tête à faire peur.

— Où est mon mari ?

Eduardo répondit d’un revers au cri d’une Maria inquiète et apeurée. Il cingla son visage avec le canon de son arme. Elle s’affala à côté de la table dans un bruit de vaisselle brisée provoquant les hurlements des fillettes terrorisées.

— Fais taire tes gosses !

Maria réagit sur l’instant, elle se redressa, chassa sa peur et prit une voix douce en tentant d’en éliminer toute trace d’émotion :

— Venez là, mes chéries, ce n’est rien. Tout va bien se passer.

Et les enfants de se réfugier dans les jupes de leur mère.

— Malika ! Visite la maison et trouve un endroit pour elles.

Visage dur, dépourvu de toute trace d’humanité, celle-ci fonça vers un couloir donnant sur les autres pièces et l’étage. Pendant un moment, on n’entendit plus que les gémissements des petites, des sanglots sourds, les pas de Malika et des bruits de claquements de porte. La jeune Maghrébine dévala enfin les escaliers dans un martèlement de talons.

— Y’a une chambre en haut, on peut les mettre dedans. La serrure ferme, j’ai trouvé la clé et j’ai vérifié, il n’y a rien qui craint à l’intérieur, et impossible de s’enfuir par la fenêtre.

1 ... 21 22 23 24 25 26 27 28 29 ... 56
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)