Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Mortels trafics - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Mortels trafics

Электронная книга - «Mortels trafics». Краткое содержание книги:

À croire qu’il est plus important d’intercepter des « go fast » de cannabis que d’arrêter des tueurs…
1 ... 14 15 16 17 18 19 20 21 22 ... 56
Перейти на страницу:

— Et on bosse un dimanche pour des histoires de gonzesses, sur de l’à peu près, des hypothèses, des « peut-être »… Et va falloir arrêter la terre entière ?

— Quelque chose ne va pas, Albert ?

Cordy se gonfla de toute sa suffisance, lissa la fine moustache qui lui donnait des allures de pandore agricole… Difficile de la ramener face au patron et à la juge d’instruction.

— Non, rien, je voulais juste dire que ça ne va pas être simple.

La juge vola au secours de la commandant.

— C’est d’ailleurs pour cela que je saisis la PJ. S’il s’agissait d’affaires « simples », je n’aurais pas besoin de vous, messieurs…

Vignon intervint :

— Des policiers espagnols et des officiers de liaison français en Espagne « accompagneront » le convoi jusqu’à la frontière. Notre but est de taper dès qu’il y a un contact. C’est bien, si les Parisiens et les Niçois font la jonction ensemble. Si ce n’est pas le cas, tant pis, on se contentera des premiers qui se pointeront. On ne peut pas se permettre de laisser disparaître la drogue. Nous avons réparti les rôles. La BRI se rendra avec une partie des Stups à la frontière pour le serrage de la came. Ils seront renforcés par l’antenne de Perpignan. Les autres resteront ici pour assurer les surveillances des objectifs connus, et effectuer la vague d’interpellations qui découleront de l’opération à la frontière.

— Et Paris ? demanda un officier.

— L’OCRTIS est co-saisi. Des collègues effectuent des surveillances en région parisienne et procèderont à des arrestations s’il y a urgence. Des objectifs ont également été identifiés en Espagne, et une action conjointe est prévue à Marbella.

Léanne regarda sa montre, un bijou « collector » à l’effigie de la DCPJ.

— Ne tardons pas. Pour ceux qui vont à Perpignan, inutile d’être en convoi. On se retrouve au siège de la PJ locale.

Les policiers partis pour leur mission, la juge remarqua :

— Vous avez quelques beaux spécimens !

Vignon se voulut rassurant :

— Oh ! je crois que c’est un peu partout pareil, il s’agit de vieux grognards grincheux, mais ne vous inquiétez pas, ils feront le job.

— Je n’en doute pas.

La magistrate se fit plus précise :

— Il y a des choses que vous avez préféré passer sous silence, ou je me trompe ?

— Tout le monde n’a pas besoin de tout savoir. Cela garde les troupes motivées. La discrétion dans ce genre d’opération est le gage de la réussite…

— Et surtout de la sécurité, termina Léanne.

12

Dimanche, malgré son flag, Patrick Girard décida de traîner un peu chez lui. Le claquement de la porte d’entrée le réveilla.

— Je reviens du parc de Versailles, et je suis allée chercher des croissants et du pain, allez, lève-toi !

Marianne se rapprocha du lit, il l’attrapa par le bras et elle bascula à côté de lui.

— Je pue, rit-elle. Après une douche, si tu veux, on se recouche.

— Pas possible, je dois aller au bureau.

— Tu ne restes pas avec moi ? T’aurais pu le dire !

— J’avais oublié, j’ai un rendez-vous à midi, un témoin important, je lui ai promis de déjeuner avec lui et de lui faire visiter nos locaux.

— Il ne pouvait pas venir demain ?

— Marianne, s’il te plaît.

Pensive, elle se dirigea vers la porte.

— Tu vois, si on habitait Paris, tu aurais plus de temps pour rester à la maison et t’occuper de ta femme. Et moi, je vais faire quoi, aujourd’hui ? Une journée télé ? J’en ai marre de cette banlieue de petits bourgeois où il n’y a rien à faire.

*

Peu après midi, il se gara devant le « 36 », mais pas de Marcel Dazin. Une garde lui confirma qu’une personne âgée s’était bien présentée :

— Oui, un petit vieux, il vous a demandé en disant qu’il avait un rendez-vous avec vous… Il ne paraissait pas très sérieux. Je lui ai dit qu’il devait se tromper, qu’il n’y avait personne le dimanche et qu’il devait revenir demain.

Le commandant prit son inspiration, contrarié. Gênée, la fliquette tenta de se justifier :

— Il voulait qu’on vous appelle… Je n’ai pas voulu vous déranger… Il n’avait pas de convocation, il nous a dit qu’il ne pouvait pas nous en dire plus, qu’il avait une mission secrète… Vous savez, on reçoit souvent des cinglés.

Patrick Girard jura entre ses dents. Il avait merdé en lambinant avec Marianne à la maison… Pourtant le témoignage de Dazin était important, il fallait qu’il le retrouve. Il soupira.

— S’il revient, vous me le gardez.

Il décida de se rendre jusqu’au boulevard du Palais, hésita un moment et traversa en direction de Saint-Michel. Au loin, sur l’autre rive, il distingua une frêle silhouette lourdement chargée… Ce ne pouvait être que lui ! Le commandant força le pas en se disant qu’il n’avait pas su évaluer l’importance des documents de leur nouvel informateur.

— Monsieur Dazin !

Le vieillard s’immobilisa, voûté. Une canne d’une main, il tirait de l’autre un cabas à roulettes. Ses yeux brillaient sur un visage fatigué. Patrick s’en voulut de lui avoir imposé cet effort. En même temps, il s’amusa de le voir vêtu d’un complet bien trop grand pour lui, d’une chemise blanche fripée, d’une cravate à pois à la Gilbert Bécaud, et de chaussures en cuir noir d’un brillant éclatant.

— Je suis désolé, je suis en retard…

— Ah ! jeune homme, j’ai cru que tu m’avais posé un lapin.

— Puisque nous sommes de ce côté de la Seine, allons manger dans une brasserie, je vous invite, lui précisa le commandant dans un éclat de rire.

Il prit d’autorité le cabas et laissa Dazin s’appuyer sur son bras.

— Ne marche pas trop vite, gamin, va falloir que tu m’attendes.

« Le Départ Saint-Michel » leur tendait les bras. Un coin à touristes ! Chercher plus loin prendrait du temps et épuiserait son nouvel ami.

Une fois assis, Dazin reprit son souffle avant d’interpeller le policier :

— Tu portes toujours tes lunettes sur le front, même dans la rue ? Tu trouves ça joli ?

Si même Dazin l’attaquait là-dessus ! En attendant, il les fixa sur son nez pour regarder la carte tendue par un serveur.

— Au moins, je ne les perds pas, c’est déjà un avantage.

De son côté, Marcel sortit d’une poche intérieure de sa veste une paire de binocles d’une autre époque. Ils étaient beaux, tous les deux !

— Commandez ce qui vous fait plaisir…

— J’y compte bien, ne t’inquiète pas là-dessus, j’ai faim…

Et Papy disait vrai ! Il abandonna d’emblée l’idée de choisir un menu pour lorgner vers la carte… entrée… plat… dessert, quelques belles crêpes… Et il n’avait pas seulement un bon coup de fourchette… Il appréciait également le Bordeaux ! Tout en commentant ses choix, Girard réussit à orienter la conversation vers son enquête. Dazin lui confirma la présence du couple en train de récupérer la camionnette, cela l’après-midi précédant l’assassinat d’Anissa Ben Hamid, puis, le jour du meurtre des enfants, l’échange avec la Mercedes.

1 ... 14 15 16 17 18 19 20 21 22 ... 56
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)