Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]

Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:

Le Dôme : personne n’y entre, personne n’en sort. A la fin de l’automne, la petite ville de Chester Mill, dans le Maine, est inexplicablement et brutalement isolée du reste du monde par un champ de force invisible. Personne ne comprend ce qu’est ce dôme transparent, d’où il vient et quand — ou si — il partira. L’armée semble impuissante à ouvrir un passage tandis que les ressources à l’intérieur de Chester Mill se raréfient. Big Jim Rennie, un politicien pourri jusqu’à l’os, voit tout de suite le bénéfice qu’il peut tirer de la situation, lui qui a toujours rêvé de mettre la ville sous sa coupe. Un nouvel ordre social régi par la terreur s’installe et la résistance s’organise autour de Dale Barbara, vétéran de l’Irak et chef cuistot fraîchement débarqué en ville…
1 ... 91 92 93 94 95 96 97 98 99 ... 154
Перейти на страницу:

— Je suis tout ouïe, madame », dit-il, avec un léger sourire.

Mais Julia resta sérieuse. « Tant que vous n’aurez pas entendu le discours de candidature de Rennie, faites bien attention à lui. Ce n’est pas par hasard qu’il a duré aussi longtemps.

— Il est très fort quand il s’agit d’agiter une chemise pleine de sang, hein ?

— Oui, et cette fois, la chemise pourrait bien être la vôtre. »

Sur quoi elle partit à la recherche de Brenda Perkins et de Romeo Burpee.

2

Ceux qui avaient assisté à la tentative avortée de l’Air Force pour faire un trou dans le Dôme quittèrent le Dipper’s exactement comme Barbie l’avait imaginé : à pas lents, tête basse et en silence. Beaucoup marchaient en se tenant par le bras ; quelques-uns pleuraient. Les voitures de la police étaient rangées de l’autre côté de la rue, en face du Dipper’s, et une demi-douzaine de flics se tenaient adossés aux carrosseries, prêts à intervenir. Mais ils n’eurent pas la moindre raison de le faire.

La voiture verte du chef de la police était garée un peu plus loin, dans le parking du Brownie’s Store (où un panneau rédigé à la main annonçait : FERMÉ JUSQU’À LA « LIBÉRATION » ! ET L’ARRIVÉE DE PRODUITS FRAIS). Le chef Randolph et Jim Rennie étaient dans le véhicule et observaient la scène.

« Eh bien voilà, dit Big Jim avec une satisfaction non dissimulée, j’espère qu’ils sont contents, maintenant. »

Randolph lui jeta un regard intrigué. « Pourquoi, vous n’auriez pas voulu que ça marche ? »

Big Jim grimaça à cause d’un élancement dans l’épaule. « Si, bien sûr, mais je n’y ai jamais cru. Et ce type avec ce nom de fille et sa nouvelle petite copine, Julia… ils se sont arrangés pour remonter tout le monde et leur faire espérer, pas vrai ? Tiens, pardi ! Sais-tu qu’elle ne m’a jamais soutenu pour les élections, dans son torchon ? Pas une seule fois. »

Il montra les piétons qui retournaient vers le centre.

« Regarde bien ce spectacle, Pete : voilà le résultat de l’incompétence, des faux espoirs et de trop d’informations. Ils ne sont que malheureux et déçus, pour le moment, mais lorsqu’ils auront surmonté ça, ils seront furieux. Nous allons avoir besoin de davantage de policiers.

— Davantage ? Nous en sommes déjà à dix-huit, en comptant les temps-partiels et les derniers engagés.

— Cela ne suffira pas. Et nous devons… »

À ce moment-là la sirène de l’hôtel de ville se mit à marteler l’air de ses bref appels. Il regardèrent vers l’ouest et virent la fumée qui montait.

« … Nous devons en remercier Barbara et Shumway, finit Big Jim.

— On devrait peut-être faire quelque chose.

— L’incendie est le problème de Tarker’s Mill. Et du gouvernement américain, évidemment. Ils l’ont déclenché avec leur cueilleur de coton de missile, qu’ils se débrouillent avec.

— Oui, mais si la chaleur a provoqué un départ de notre côté…

— Arrête de faire ta femmelette et ramène-moi en ville. Il faut que je retrouve Junior. J’ai des choses à régler avec lui. »

3

Brenda Perkins et Piper Libby se trouvaient dans le parking du Dipper’s, à côté de la Subaru de la révérende.

« Je n’y ai jamais cru, disait Brenda, mais je mentirais si je disais que je ne suis pas déçue.

— Pareil pour moi. Amèrement déçue, même. Je te proposerais bien de te ramener en ville, mais il faut que j’aille voir un de mes paroissiens.

— Pas du côté de Little Bitch Road, j’espère », dit Brenda.

Elle montra du pouce la fumée qui montait.

« Non, dans l’autre direction. Eastchester. Jack Evans. Il a perdu sa femme le jour du Dôme. Un accident absurde. Mais c’est toute cette affaire qui est absurde. »

Brenda hocha la tête. « Je l’ai vu, à la ferme Dinsmore, qui portait un panneau avec une photo de sa femme. Le pauvre, pauvre vieux. »

Piper s’approcha de la fenêtre ouverte de sa voiture, côté conducteur ; Clover était assis derrière le volant et regardait les gens qui s’éloignaient. Elle fouilla dans sa poche, lui donna une friandise et dit : « Allez, pousse-toi, Clover. Tu sais bien que tu as encore échoué à ton permis. » Et, sur le ton de la confidence, elle ajouta à l’intention de Brenda : « Il n’est pas fichu de faire un créneau convenablement. »

Le chien de berger sauta sur le siège du passager. Piper ouvrit sa portière tout en regardant la fumée. « Les bois du côté de Tarker’s doivent brûler joyeusement, mais nous ne devrions pas être concernés. » Elle eut un sourire amer. « Le Dôme nous protège.

— Bonne chance, dit Brenda. Et dis à Jack qu’il a toute ma sympathie. Et mon amitié.

— Je le lui dirai », répondit Piper avant de démarrer.

Brenda sortait du parking à pied, les mains dans les poches de son jean, se demandant comment elle allait passer le reste de la journée, lorsque Julia Shumway arriva au volant de sa voiture et l’aida à régler la question.

4

L’explosion du missile contre le Dôme ne réveilla pas Sammy Bushey ; ce fut le bruit de planches qui craquaient et s’effondraient, suivi des hurlements de Little Walter, qui y parvint.

Carter Thibodeau et ses copains avaient barboté toute la dope qu’ils avaient trouvée dans le frigo, avant de partir, mais ils n’avaient pas fouillé le mobile home, si bien que la boîte à chaussures avec la tête de mort et les tibias grossièrement dessinés dessus se trouvait toujours dans le placard. Elle comportait aussi ce message, en lettres bâtons penchées à gauche, de la main de Phil Bushey : MON SHIT ! TU LE TOUCHES, T’ES MORT !

Elle ne contenait pas d’herbe (Phil n’avait que mépris pour ce qu’il appelait « la dope pour cocktails chic ») et Sammy n’avait aucun goût pour le crystal. Elle était sûre que « les adjoints » auraient eu le plus grand plaisir à le fumer, mais elle estimait que le crystal était un truc de dingue bon pour les dingues — qui, sinon des dingues, pouvait inhaler une fumée qui comprenait des résidus de frottoirs de boîtes d’allumettes marinés dans de l’acétone ? Il y avait cependant un deuxième sachet, plus petit, contenant une demi-douzaine de Dreamboats, et lorsque la bande de Carter était partie, elle en avait avalé un, le faisant passer avec l’une des bières tièdes rangées sous le lit dans lequel elle dormait maintenant seule… sauf quand elle prenait Little Walter avec elle. Ou quand Dodee venait.

Elle avait envisagé, pendant quelques instants, d’avaler tous les Dreamboats d’un coup et de mettre un terme, une bonne fois pour toute, à une existence merdique et malheureuse ; elle l’aurait même peut-être fait, s’il n’y avait eu Little Walter. Si elle disparaissait, qui allait s’occuper de lui ? Il risquait de mourir de faim dans son berceau, et c’était une pensée insupportable.

Le suicide était exclu, mais de toute sa vie elle ne s’était jamais sentie aussi déprimée, triste, blessée. Et sale. Elle avait déjà subi ce genre d’actes dégradant, parfois du fait de Phil (qui appréciait les bamboches à trois carburant à la dope, avant de perdre tout intérêt pour le sexe), parfois du fait d’autres, parfois de son propre fait — Sammy Bushey n’avait jamais bien saisi le concept d’être sa propre meilleure amie.

Les aventures d’une nuit, elle en avait connu pas mal, et une fois, alors qu’elle était en terminale, lorsque l’équipe de basket des Wildcats avait remporté le tournoi dans sa catégorie, elle s’était tapé quatre des joueurs, l’un après l’autre, lors de la fiesta qui avait suivi le match (le cinquième était dans les vapes, allongé dans un coin). Et dire que c’était elle qui en avait eu l’idée… Elle avait également vendu ce que Carter, Mel et Frankie DeLesseps avaient pris de force. La plupart du temps à Freeman Brown, propriétaire du Brownie’s Store, où elle faisait la plupart de ses courses et où on lui faisait crédit. Brown était vieux et ne sentait pas très bon, mais c’était un excité, ce qui constituait en réalité un avantage. Avec lui, ça ne traînait pas. Six pompes sur le matelas de son arrière-boutique étaient sa limite habituelle, suivies d’un grognement et d’une petite secousse. Certes, ce n’était pas le meilleur moment de sa semaine, mais il était rassurant de savoir qu’elle avait un crédit ouvert là, en particulier lors des fins de mois difficiles et quand Little Walter avait besoin de couches.

1 ... 91 92 93 94 95 96 97 98 99 ... 154
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)