Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
- Автор: Кинг Стивен Эдвин
- Год: 2011
- Язык: французский
- Год: Editions Albin Michel
- ISBN: 978-2-226-22436-1
- Переводчик: William Olivier Desmond
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:
« Ça m’a l’air d’aller, dit Joe. J’ai la diode verte.
— Est-ce que tu ne devrais pas appeler tes…
— Si ça marche, ils vont m’appeler, répondit Joe, ajoutant soudain, Aïe-aïe-aïe, les ennuis arrivent, on dirait. »
Barbie crut tout d’abord qu’il parlait de l’ordinateur, mais ce n’était pas vers l’appareil qu’était tourné le garçon. Barbie suivit son regard et vit la voiture verte du chef de la police. Elle ne roulait pas vite, mais son gyrophare était en marche. Pete Randolph descendit de derrière le volant. Débarquant du siège passager (ce qui fit légèrement osciller la voiture quand les ressorts furent soulagés de son poids) apparut alors Big Jim Rennie qui demanda : « Qu’est-ce que vous fabriquez ici, nom d’un chien ? »
Le téléphone vibra dans la main de Barbie. Il le tendit à Joe sans quitter des yeux le deuxième conseiller et le chef de la police qui approchaient.
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On lisait, sur le panneau au-dessus de l’entrée du Dipper’s, BIENVENUE DANS LA PLUS GRANDE SALLE DE DANSE DU MAINE ! et, pour la première fois dans l’histoire de l’établissement, il y avait foule avant midi. Tommy et Willow Anderson saluaient les gens à leur arrivée, tel des pasteurs accueillant des fidèles à la porte de leur église. Dans ce cas, c’était plutôt l’église de Tous les Saints du Rock & Roll, en direct de Boston.
Le public resta calme, au début, parce qu’il n’y avait rien à voir sur l’écran géant, sinon deux mots en grandes lettres bleues : EN ATTENTE. Benny et Norrie avaient installé leur matériel et branché la télé sur l’accès 4. Soudain, on vit apparaître Little Bitch Road, parée de ses nuances les plus vives, y compris celles des feuilles brillamment colorées qui tourbillonnaient autour des sentinelles.
La foule se mit à applaudir et à pousser des cris.
Benny et Norrie se firent un high five, mais cela ne suffisait pas à Norrie ; elle embrassa Benny sur la bouche, et avec vigueur. Ce fut le moment le plus heureux dans la vie du garçon, encore mieux que de rester bien droit lors d’un rouleau complet sur son skate.
« Appelle-le ! lui ordonna Norrie.
— Tout de suite. » Il avait l’impression que son visage était sur le point de s’embraser, mais il souriait. Il appuya sur la touche de rappel et porta le téléphone à son oreille. « Hé, vieux, c’est bon ! L’image est tellement… »
Joe le coupa : « Houston, nous avons un problème. »
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« Je me demande si vous savez ce que vous êtes en train de faire, les gars, dit le chef Randolph. J’exige une explication et que vous arrêtiez ce machin en attendant. » Il montra le PowerBook.
« Excusez-moi, monsieur », dit l’un des marines. Il portait des galons de sous-lieutenant. « C’est au colonel Barbara que vous vous adressez, et il a l’approbation officielle du gouvernement pour cette opération. »
Big Jim réagit par son sourire le plus sarcastique. Une veine battait à son cou. « Cet individu est colonel de rien du tout, il n’est rien qu’une source d’histoires. Il est cuisinier au restaurant du coin.
— Monsieur, mes ordres sont… »
Big Jim agita son index en direction du sous-lieutenant. « À Chester’s Mill, le seul gouvernement que nous reconnaissons en ce moment est le nôtre, soldat, et c’est moi qui le représente. » Il se tourna vers Randolph. « Chef, si ce gosse ne coupe pas cet appareil, débranchez-le.
— Je ne vois aucun branchement », dit Randolph.
Ses yeux allaient de Barbie au marine et du marine à Big Jim. Il s’était mis à transpirer.
« Dans ce cas, fichez-moi un bon coup de pied dans l’écran ! Démolissez-le ! »
Randolph s’avança d’un pas. Joe, l’air effrayé mais déterminé, se plaça devant le PowerBook posé sur le carton. Il tenait toujours le portable à la main. « Vous avez pas intérêt ! Il est à moi, et je n’enfreins aucune loi !
— En arrière, chef, dit Barbie. C’est un ordre. Si vous reconnaissez toujours le gouvernement du pays dans lequel vous vivez, obéissez. »
Randolph regarda autour de lui. « Jim, on devrait peut-être…
— Peut-être rien du tout, cracha Big Jim. Le pays dans lequel nous vivons, c’est ici, en ce moment. Défonce-moi ce nom d’un chien d’ordinateur ! »
Julia s’avança alors, s’empara de l’ordinateur et le tourna de façon à braquer la caméra sur les nouveaux arrivants. Des mèches de cheveux s’étaient échappées de son chignon strict et retombaient sur ses joues roses. Barbie la trouva extraordinairement belle.
« Demande à Norrie s’ils les voient ! » dit-elle à Joe.
Le sourire de Big Jim se pétrifia en grimace. « Vous, là, posez ça !
— Demande-lui ! »
Joe dit quelques mots au téléphone. Écouta. Releva la tête. « Oui, ils les voient. Ils voient Mr Rennie et l’officier Randolph. Norrie dit que les gens veulent savoir ce qui se passe. »
On lisait de la consternation sur le visage de Randolph ; de la fureur sur celui de Rennie. « Qui veut le savoir ? demanda Randolph.
— Nous avons établi une liaison directe avec le Dipper’s…
— Cet antre du péché ! » s’étrangla Big Jim.
Il serrait les poings. Barbie jugeait que le deuxième conseiller devait peser une petite quarantaine de kilos de trop et l’homme fit la grimace quand il agita son bras droit — comme s’il y ressentait une douleur ; mais il paraissait encore capable de frapper. Et en cet instant, il avait l’air assez furieux pour s’en prendre à quelqu’un… à Julia, à Joe ou à lui-même, Barbie ne le savait pas. Big Jim ne le savait peut-être pas, lui non plus.
« Les gens ont commencé à s’y rassembler dès onze heures moins le quart, dit Julia. Les nouvelles vont vite. » Elle sourit, la tête inclinée de côté. « Vous ne voulez pas saluer vos électeurs, Big Jim ?
— C’est du bluff, rétorqua le deuxième conseiller.
— Pourquoi voudriez-vous que je bluffe quand c’est si facile à vérifier ? » Elle se tourna vers Randolph. « Appelez donc l’un de vos flics et demandez-lui où a lieu le grand rassemblement en ville, ce matin. » Elle revint à Big Jim. « Si vous faites ce que vous avez dit, des centaines de personnes vont savoir que vous les avez empêchées d’assister à un évènement qui les concerne de manière vitale. Dont leur vie même peut dépendre, en fait.
— Vous n’avez aucune autorisation ! »
Barbie, qui en temps normal faisait preuve d’une grande maîtrise de soi, sentit la moutarde lui monter au nez. Non pas parce qu’il trouvait l’individu stupide ; il ne l’était manifestement pas. Et c’était précisément ce qui rendait Barbie furieux.
« Quel est votre problème, exactement ? Faisons-nous courir un risque quelconque, ici ? Je ne vois vraiment pas lequel. Notre idée est d’installer cet appareil, de le laisser diffuser son image et de dégager.
— Si le missile rate, cela pourrait provoquer une panique. Savoir que la tentative est un échec est une chose, mais l’avoir vu de ses propres yeux en est une autre, toute différente. Ils risquent de faire n’importe quoi.
— Vous avez une bien piètre opinion de vos électeurs, conseiller. »
Big Jim ouvrit la bouche pour répliquer — et ils l’ont justifiée je ne sais combien de fois était sans doute, de l’avis de Barbie, la réplique qu’il aurait aimé donner —, mais il se rappela à temps qu’une bonne partie de la population de la ville assistait à cette confrontation sur une télé grand écran. Peut-être même en haute définition. « J’aimerais que vous cessiez d’arborer ce sourire sarcastique, Barbara.