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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Mais là d’où Renner venait on respectait la candeur et celle-ci s’était toujours montrée payante. Sauf dans la Flotte spatiale de l’empereur. Dans les F.S.E. Kevin avait appris à se taire. Heureusement, sa Fyunch (clic) partageait son point de vue.

Il explora l’appartement qu’on lui avait destiné. Le lit à deux places, le grand placard, le divan, le guéridon, tout lui rappelait les catalogues des agences de vacances qu’il avait montrés aux Granéens. La pièce dans laquelle il se trouvait était cinq fois plus grande que sa cabine à bord du Mac-Arthur.

« Il y a la place de se retourner », dit-il avec satisfaction. Il renifla. Il n’y avait aucune odeur. « Vous filtrez à merveille l’air de la planète.

— Merci. Quant à la place de se retourner, dit-elle en faisant pivoter son torse à 180°, nous devrions en avoir plus que vous, mais ce n’est pas le cas. »

Une grande baie occupait tout un pan de mur. La ville dominait Renner car la plupart des constructions en vue étaient plus hautes que le Château. La vue plongeait droit dans une large avenue qui se terminait dans un superbe coucher de soleil de tous les tons de rouge. Le niveau piétonnier était rempli de hordes de points colorés, la plupart rouges et bruns, mais aussi blancs. Renner resta quelques instants à admirer le paysage puis se retourna.

Près de la tête du lit, se trouvait une alcôve. Il y jeta un coup d’œil. Elle contenait un dressoir et deux meubles d’aspect étrange que Renner reconnut. Ils ressemblaient à ce que le mineur avait fait de la couchette de Crawford.

« Deux ? demanda-t-il.

— On vous attachera les services d’un brun.

— Je vais vous apprendre un mot nouveau. On appelle ça l’“intimité”. Cela se rapporte au besoin humain de…

— Nous connaissons ce mot », dit la Granéenne qui reprit aussitôt : « Vous ne suggérez tout de même pas que cela doit élever une barrière entre vous et votre Fyunch (clic) ? »

Renner hocha la tête.

« Mais… mais… Renner, n’avez-vous aucun respect pour les traditions ?

— Moi ?

— Non. Bon sang. D’accord, Renner, nous ferons installer une porte. Avec un verrou ?

— Oui. Permettez-moi d’ajouter que les autres doivent avoir le même sentiment que moi. Qu’ils le disent ou non. »

Le lit, le divan, la table ne montraient aucune des habituelles innovations granéennes. Le matelas était un peu trop ferme, mais que diable ! Renner inspecta la salle d’eau et éclata de rire. Les toilettes étaient de celles que l’on utilise en apesanteur. La chasse d’eau dorée avait la forme d’une tête de chien. La baignoire était… étrange.

« Il faut absolument que j’essaie ce bac, dit Renner.

— Vous me direz ce que vous en pensez. Nous avons vu des photos de baignoires dans vos catalogues, mais, étant donné votre anatomie, leur forme était ridicule.

— Exact. Personne n’en a jamais inventé qui soit vraiment bien conçue. Il n’y avait pas de sièges de W.C. sur ces brochures, n’est-ce pas.

— C’est étrange, mais vous avez raison.

— Humm. » Renner se mit à dessiner. Quand il eut terminé, sa Granéenne dit : « Combien d’eau est-ce que ces choses consomment ?

— Pas mal. Trop pour qu’on les installe sur les astronefs.

— Bien, nous verrons ce que nous pourrons faire.

— Oui, et vous devriez aussi installer une autre porte entre la salle de bain et la salle de séjour.

— Encore de l’intimité ?

— Oui. »

Ce soir-là, le dîner ressembla à une des réceptions que Sally avait connues chez elle, sur Sparta. Les domestiques – silencieux, attentifs, pleins de déférence, guidés par l’hôte qui, par égard envers son grade, était la Granéenne du docteur Horvath – étaient du type « travailleur » mais d’une taille d’un mètre cinquante. La nourriture provenait des réserves du Mac-Arthur, à l’exception d’un hors-d’œuvre composé d’un fruit semblable à un melon, dont on avait adouci le goût en le nappant d’une sauce jaune. « Nous en garantissons la non-toxicité, dit la Granéenne de Renner. Nous avons découvert quelques mets dont nous pouvons être sûrs et nous en chercherons d’autres. Par contre, le goût vous surprendra peut-être. » La sauce cachait l’amertume du fruit et le rendait délicieux.

« Nous pourrions utiliser cela à des fins commerciales, dit Bury. Nous préférerions, bien sûr, transporter les graines et non le melon lui-même. Est-ce difficile à cultiver ?

— Pas du tout, mais cela demande un peu de travail, dit la Granéenne de Bury. Vous aurez l’occasion d’analyser la terre. Avez-vous trouvé d’autres articles qui seraient commercialisables ? »

Bury fronça les sourcils et baissa les yeux vers son assiette. Personne n’avait fait de remarque sur la vaisselle et les couverts. Tout était en or : les assiettes, les fourchettes, les couteaux, même les gobelets à vin, malgré leur forme qui était celle des cristaux fins. Cependant cela ne pouvait pas être de l’or car cela ne conduisait pas la chaleur et tout, jusqu’aux marques des fabricants poinçonnées sur les bords, n’était qu’un simple copiage des ustensiles en plastique de l’aviso.

Tout le monde attendait la réponse de Bury. Les possibilités d’échanges commerciaux influenceraient profondément les relations entre le Grain et l’Empire : « Sur le chemin qui nous a amenés au Château, j’ai recherché des signes extérieurs de luxe parmi vous. Je n’en ai pas trouvé, hormis ce que vous avez conçu spécifiquement pour les êtres humains. Peut-être ne les ai-je point reconnus ?

— Je connais le mot luxe mais nous n’en faisons que peu de cas. Nous – je parle, bien sûr, pour les donneurs d’ordres – nous mettons plus volontiers l’accent sur le pouvoir, les terres, le train de vie et la dynastie. Nous nous employons surtout à offrir à nos enfants une place convenable dans la vie. »

Bury enregistra cette information. Nous parlons au nom des maîtres. Il avait affaire à un employé. Non : à un agent. Il devrait garder cela à l’esprit et se demander combien les promesses de son Fyunch (clic) liaient les Granéens. Il sourit et dit : « Dommage. Le luxe voyage bien. Vous comprendrez mieux mes difficultés à trouver des biens exportables quand je vous aurai dit qu’il ne serait d’aucun profit de vous acheter de l’or.

— C’est ce que je pensais. Nous allons devoir chercher des marchandises plus chères.

— Des œuvres d’art, peut-être ?

— D’art ?

— Laissez-moi vous expliquer », dit la Granéenne de Renner. Elle parla à toute vitesse pendant une vingtaine de secondes en un gazouillement haut perché, puis se retourna vers les humains. « Désolé, mais c’était plus rapide de cette façon. »

La Granéenne de Bury dit : « Très bien. J’imagine que vous voudriez les originaux ?

— Si possible.

— Bien sûr. Pour nous, les copies sont aussi intéressantes que les œuvres originales. Nous avons de nombreux musées. J’organiserai une visite. »

Il apparut que tout le monde voulait y participer.

Quand ils rentrèrent du dîner, Whitbread faillit éclater de rire à la vue de la porte qui séparait maintenant sa salle de bains du reste de ses appartements. Sa Granéenne s’en aperçut et dit : « Monsieur Renner a parlé d’intimité. » Elle montra du pouce la porte qui fermait son alcôve.

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