Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
1 ... 72 73 74 75 76 77 78 79 80 ... 172
Перейти на страницу:

La Granéenne haussa les épaules, d’une façon très humaine, pour exprimer l’opinion qu’elle avait des ordres en général. Le fait d’obéir ne pesait ni sur elle ni sur son humain. « Que ferez-vous de l’aviso quand vous partirez ?

— C’est un cadeau, lui dit Whitbread. Vous pourrez peut-être l’exposer dans un musée. Il y a des choses que le capitaine voudrait que vous sachiez…

— Et d’autres qu’il préférerait cacher. C’est entendu. »

Vue de haute altitude, la planète était toute en cercles : les mers, les lacs, l’arc d’une chaîne montagneuse, la courbe d’une rivière, une baie… L’un de ces cercles était érodé et marqué par une forêt. S’il n’avait pas coupé une ligne de montagnes, comme le pied d’un homme écrase le dos d’un serpent, il aurait été indécelable. Plus loin, une étendue marine de la taille de la mer Noire entourait une île assez plate située en son centre.

« Le magma a jailli exactement à l’endroit où la météorite a déchiré la croûte planétaire, dit Whitbread. Imaginez le bruit que cela a dû émettre ! »

La Granéenne de Whitbread hocha la tête.

« Pas étonnant que vous ayez transporté tous les astéroïdes jusqu’aux points troyens. C’était là la raison, non ?

— Je l’ignore. Nos archives ne sont pas assez anciennes. J’imagine que les astéroïdes devaient être plus faciles à exploiter et plus aptes à accueillir une civilisation, une fois entassés comme cela. »

Whitbread se rappela que la « Ruche » était froide, sans trace de radio-activité. « Quand, au juste cela a-t-il eu lieu ?

— Oh, il y a au moins dix mille ans. Whitbread, de quand datent vos propres archives ?

— Je ne sais pas. Je pourrais me renseigner. » L’enseigne regarda la planète. Ils étaient en train de traverser le terminateur – qui était une série d’arcs. La face nocturne brillait d’une myriade de villes illuminées. Peut-être la Terre avait-elle eu le même aspect sous le Condominium. Mais les mondes de l’Empire n’étaient jamais aussi richement peuplés.

« Regardez là devant. » La Granéenne de Whitbread montra du doigt un petit éclat de lumière sur le bord de la planète. « C’est le vaisseau de transfert. Nous allons pouvoir vous montrer notre monde.

— Je crois que votre civilisation doit être bien plus vieille que la nôtre », dit Whitbread.

L’équipement et les effets personnels de Sally étaient empaquetés. Elles les avait déposés dans le foyer de l’aviso. Maintenant sa minuscule cabine était nue et vide. Elle se tenait devant le hublot et regardait le fer de lance argenté approcher du Mac-Arthur. Sa Granéenne n’avait pas d’autres préoccupations.

« J’ai… j’ai une question assez délicate à poser », dit la Fyunch (clic) de Sally.

La jeune femme se retourna. Dehors, le vaisseau granéen s’était arrêté et une petite chaloupe se dirigeait vers le Mac-Arthur. « Allez-y.

— Que faites-vous quand vous ne voulez pas encore avoir d’enfants ?

— Oh », dit Sally en riant. Elle était la seule femme parmi un millier d’hommes et, de plus, au sein d’une société phallocratique. Elle le savait avant de partir, mais les discussions de femmes lui manquaient. Le mariage, les bébés, le ménage et les scandales : ils jouaient tous un rôle dans la vie civilisée. Avant que n’éclate la révolte de Néo-Chicago, elle avait ignoré l’importance de ce rôle. Et aujourd’hui tout cela lui manquait encore plus. Parfois elle tentait de parler cuisine avec les cuistots du Mac-Arthur, mais c’était un maigre substitut et le seul esprit féminin à des années-lumière alentour était sa Fyunch (clic).

« Fyunch (clic), lui dit l’extra-terrestre, je n’en parlerais pas si je ne pensais pas avoir le droit de savoir. Avez-vous des enfants à bord du Mac-Arthur ?

— Moi ? Non ! dit Sally en riant de nouveau. Je ne suis même pas mariée.

— Mariée ? »

Sally expliqua ce qu’était le mariage. Elle essaya de ne rien oublier. Il était parfois difficile de ne pas oublier que la Granéenne n’était pas humaine. « Ça doit paraître un peu étrange, conclut-elle.

— Allons, je ne vous cacherai rien, comme dirait monsieur Renner. » La mimique était parfaite. Surtout les gestes. « Je trouve vos coutumes bizarres. Je doute que nous en adoptions beaucoup… étant donné les différences physiologiques.

— Oui, évidemment.

— Mais vous vous mariez pour élever des enfants. Qui se charge des enfants nés hors mariage ?

— Il y a des institutions », dit tristement Sally. Elle ne pouvait cacher son dégoût.

« J’imagine que vous n’avez jamais… » La Granéenne laissa délicatement sa phrase en suspens.

« Non.

— Comment ? Je ne veux pas dire pourquoi, mais comment ?

— Eh bien, vous savez que, pour faire des enfants, les hommes et les femmes doivent avoir des relations sexuelles – tout comme vous. Je vous ai examinés en détail…

— Ainsi, si vous n’êtes pas mariés, vous ne vous unissez pas ?

— C’est cela. Évidemment, il y a des pilules que les femmes peuvent prendre si elles aiment les hommes mais ne veulent pas en subir les conséquences.

— Des pilules ? Comment agissent-elles ? Par des hormones ? »

La Granéenne avait l’air intéressé malgré son air détaché.

« C’est exact. » Elles avaient déjà parlé de ces molécules. La physiologie granéenne connaissait, elle aussi, les effecteurs chimiques, mais les molécules étaient différentes.

« Mais une femme convenable ne s’en sert pas ? suggéra la Granéenne de Sally.

— Non.

— Quand vous marierez-vous ?

— Quand je trouverai l’homme voulu. » Elle réfléchit un instant, hésita et ajouta : « Je l’ai peut-être déjà découvert. » Et cet imbécile est peut-être déjà marié à son vaisseau spatial, pensa-t-elle.

« Alors pourquoi ne vous unissez-vous pas à lui ? »

Sally éclata de rire. « Je ne veux pas agir trop vite. Je pourrais me marier quand je voudrai. » Son objectivité naturelle l’obligea à ajouter : « Enfin, d’ici cinq ans, car, après cela, je ressemblerai un peu à une vieille fille.

— C’est-à-dire ?

— Les gens trouveraient ça bizarre », dit-elle. Puis, curieuse, elle demanda : « Et que se passe-t-il quand une Granéenne ne veut pas d’enfants ?

— Nous n’avons pas de relations sexuelles », dit la Fyunch (clic) de Sally d’un air collet monté.

Il y eut un « Clunc » presque inaudible quand le vaisseau transbordeur s’amarra à l’aviso.

La navette de débarquement était un triangle à pointe coupée, revêtu d’un matériau résistant. La cabine de pilotage était entourée d’une large verrière panoramique. Il n’y avait pas d’autre hublot. Quand Sally, accompagnée de sa Granéenne, arriva dans la coursive d’accès, elle fut surprise de voir Horace Bury devant elle.

« Vous allez sur la planète, Excellence ? demanda-t-elle.

— Oui, mademoiselle. » Bury avait l’air aussi étonné que Sally. Il entra dans le tube de transfert pour découvrir que les Granéens avaient employé un vieux truc de la Flotte : la tubulure était moins pressurisée à son extrémité réceptrice, ce qui aspirait les passagers. L’intérieur de la chaloupe était étonnamment vaste et tous y tenaient : Renner, Sally Fowler, l’aumônier Hardy – dont Bury se demanda s’il reviendrait au Mac-Arthur tous les dimanches –, le docteur Horvath, les enseignes Whitbread et Potter, deux matelots que Bury ne reconnut pas – et les homologues granéens de tous les humains sauf trois. Il nota l’installation des sièges avec un amusement qui n’atténua pas toutes ses craintes : quatre de face avec un fauteuil granéen à côté de chacun de ceux destinés aux hommes. Quand ils s’y sanglèrent, il s’amusa encore plus. Il manquait une place assise.

1 ... 72 73 74 75 76 77 78 79 80 ... 172
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)