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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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« Oh, mais celle-là n’était pas nécessaire », dit Whitbread. Il n’avait pas l’habitude de dormir seul. S’il se réveillait au milieu de la nuit, qui lui parlerait jusqu’à ce qu’il se rendorme ?

On frappa à la porte. Astronaute Weiss, de Tablat, se rappela Whitbread. « Lieutenant puis-je vous parler en privé ?

— D’accord », dit la Granéenne de Whitbread en se retirant dans son alcôve. Les Granéens avaient rapidement compris le sens du mot « intime ». Whitbread fit entrer Weiss.

« J’ai en quelque sorte un problème, dit Weiss. Enfin, Jackson et moi, si vous voulez. Nous sommes venus avec vous pour vous aider. Vous savez : à porter les bagages, à nettoyer, tout ça…

— Oui. Mais vous n’aurez pas à le faire. On nous a fourni à chacun une Granéenne du type ingénieur.

— Oui, lieutenant. Mais c’est encore pire que ça. Jackson et moi, on nous a donné un brun. Et… Et…

— Et des Fyunch (clic) ?

— Oui.

— Eh bien, il y a des choses dont vous ne devez pas parler. » Les matelots étaient tous deux affectés au pont-hangar et de toute façon ne sauraient pas grand-chose de la technologie du champ Langston.

« Oui, lieutenant, ça, nous le savons. Pas d’histoire de guerre, rien sur les armes et la propulsion du vaisseau.

— Voilà. Mais à part cela, vous êtes en vacances. Vous voyagez en première classe avec un domestique et un guide indigènes. Laissez-vous faire. Ne dites rien qui puisse vous faire pendre par le Tsar. Inutile de se renseigner sur les quartiers chauds du coin, ou de se tracasser à propos des frais. Amusez-vous, faites la fête et priez pour qu’on ne vous renvoie pas par la prochaine navette.

— À vos ordres, lieutenant. » Weiss sourit. « Vous savez ? C’est pour tout ça que je me suis engagé. Des mondes étranges : c’est ce que les gars des services du recrutement nous avaient promis.

— “De lointaines cités dorées…”. Moi aussi. »

Après cela, Whitbread alla vers la baie panoramique. La ville scintillait d’un million de lumières. La plupart des minuscules voitures avaient disparu, mais les rues étaient remplies d’énormes camions silencieux. Le nombre des piétons avait quelque peu diminué. Whitbread remarqua quelque chose de grand et maigre qui courait parmi les blancs comme s’ils avaient été immobiles. Cela passa derrière un massif porteur et disparut.

27. La visite guidée

Renner se leva avant l’aube. Les Granéens lui choisirent et lui présentèrent une tenue tandis qu’il se baignait dans sa remarquable baignoire. Il se tint à leur choix. Il allait se prêter à leurs caprices. Ce seraient peut-être les derniers serviteurs non militaires qu’il aurait jamais. Son arme de poing était discrètement disposée au milieu des vêtements et, après y avoir longuement réfléchi, Renner la boucla à sa ceinture sous une veste civile, taillée dans un tissu aux merveilleuses fibres luisantes. Il n’avait pas envie de porter son pistolet mais le règlement était le règlement…

Les autres prenaient tous le petit déjeuner, en regardant le Grain se lever à travers la grande fenêtre. Cela ressemblait au coucher de soleil de la veille avec les mêmes tons rouges. La journée d’alpha du Grain était trop longue de quelques heures.

La nuit, les humains restaient debout plus tard, dormaient plus longtemps, mais se réveillaient quand même aux aurores.

Le petit déjeuner comprenait de gros œufs à la coque qui ressemblaient de façon frappante à… des œufs. C’était comme s’ils avaient été cuits en omelette à l’intérieur même de leur coquille. Au centre, on découvrait une sorte de cerise au marasquin, dont on précisa à Renner qu’elle ne valait pas la peine qu’on y goûte. Il s’abstint de le faire.

« Le Musée n’est qu’à quelques pâtés de maisons d’ici. » La Granéenne du docteur Horvath se frotta énergiquement les mains. « Nous irons à pied. Je pense qu’il vous faudra des vêtements chauds. »

Les Granéens avaient tous ce problème ; avec quelles mains imiter les gestes humains ? Renner se disait que la Fyunch (clic) de Jackson finirait probablement par devenir psychotique. Jackson était gaucher.

Ils marchaient. Une brise froide les glaçait. Le soleil était gros et terne. À cette heure du jour, on pouvait le regarder sans lunettes de protection. À deux mètres en dessous d’eux, des petites automobiles grouillaient déjà.

L’odeur de l’air d’alpha du Grain se glissait dans les casques de filtration en même temps que le bourdonnement de la circulation et que le gazouillis des voix granéennes.

Le groupe des humains se mouvait au sein d’une foule de Granéens de toutes les couleurs sans qu’on le remarque. Puis quelques piétons blancs apparurent au coin d’une rue et les examinèrent longuement. Ils se mirent à discuter d’un ton musical et les scrutèrent avec curiosité.

Bury n’avait pas l’air à son aise. Il restait autant que possible au milieu des autres. Il ne voulait pas qu’on le dévisage, décida Renner. L’astrogateur se trouva être l’objet d’un examen approfondi mené par une Granéenne blanche très enceinte, qui portait son enfant très haut au-dessus de l’articulation complexe de son pelvis. Renner, assis sur ses talons, lui sourit, puis lui tourna le dos. Sa Fyunch (clic) chanta à voix basse et l’être blanc s’approcha. Bientôt une demi-douzaine de Granéens blancs lui passaient la main le long de la colonne vertébrale.

« Oui ! Un peu plus bas, dit Renner. C’est ça, grattez-moi là. Ahh. » Quand les blancs s’en furent allés, Renner allongea le pas pour rattraper les autres. Sa Granéenne trottait à ses côtés.

« J’espère ne pas acquérir votre irrévérence, dit la Fyunch (clic).

— Pourquoi ? dit Renner d’un ton sérieux.

— Quand vous serez parti, d’autres tâches m’attendront. Mais n’ayez crainte. Si vous êtes capable de satisfaire la Flotte, je ne devrais avoir aucun mal à rendre heureux les donneurs d’ordres. » Le ton employé était presque désenchanté, pensa Renner – mais il n’en était pas sûr. Et si les Granéens avaient des expressions faciales, Renner n’avait pas appris à les déchiffrer.

Le Musée se trouvait à une bonne distance. Comme les autres bâtiments, il avait une base carrée mais sa façade était en verre, ou en un matériau voisin. « Nous avons de nombreux endroits qui répondent à la définition de votre mot “musée”, disait la Granéenne d’Horvath, ici et dans d’autres villes. Celui-ci est le plus proche. Il est consacré à la peinture et à la sculpture. »

Un porteur énorme les dépassa : trois mètres de haut, plus un mètre dû au paquet qu’il portait sur la tête. Il ? Elle, nota Renner en remarquant la longue et étroite rondeur de la grossesse, haut sur son abdomen. Ses yeux étaient doux. Comme ceux d’un animal, sans intelligence. Elle les rattrapa et les dépassa sans ralentir.

« Le fait de porter un enfant ne semble pas gêner les Granéennes dans leurs mouvements », dit Renner.

Des têtes et des épaules blanches-et-brunes se retournèrent vers lui. La Granéenne de Renner dit : « Non, pourquoi cela le devrait-il ? »

Sally Fowler se chargea d’expliquer combien les femelles humaines étaient empêtrées par leur grossesse. « C’est une des raisons qui expliquent notre tendance à produire des civilisations centrées sur les mâles. Et… » Elle n’avait pas fini sa conférence sur les problèmes des femmes enceintes quand ils atteignirent le Musée.

L’encadrement de la porte aurait dû frapper Renner dans le nez. Mais les plafonds étaient plus hauts : ils lui rasaient le haut du crâne. Le docteur Horvath, quant à lui, était obligé de baisser la tête.

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