La Bible amusante
- Автор: Таксиль Лео
- Год: 1904
- Язык: французский
- Жанр: Прочее юмористическое
Электронная книга - «La Bible amusante». Краткое содержание книги:
«A ces mots, Ruth se prosterna, le visage contre terre, et dit: Comment donc ai-je trouvé grâce devant toi? Je suis étrangère, et pourtant tu sembles me connaître. — On m’a raconté à Bethléem, répondit Booz, comment tu t’es bien comportée à l’égard de ta belle-mère, depuis que ton mari est mort. Je sais tout, ton abandon de ton père et de ta mère, et de ton pays natal, pour venir vers un peuple que tu ne connaissais pas. Que l’Eternel te récompense! puisque tu t’es mise sous la protection du Dieu d’Israël, puisses-tu obtenir de lui tout ce que tu mérites pour ton salaire! — Mon seigneur, dit Ruth, me voilà bien joyeuse d’avoir trouvé grâce devant tes yeux; tes paroles me sont une grande consolation, et elles sont vraiment selon le cœur de ta servante, quoique je sois moins que la dernière de tes servantes.» (v. 10-13)
«Booz revint encore vers elle, quand l’heure de manger fut venue, et il lui dit: Ne crains pas de te joindre à mes gens; je t’y autorise. Tu mangeras du pain, et je te permets de le tremper dans le vinaigre. Ainsi, elle prit part au repas des moissonneurs, qui lui donnèrent du grain rôti; elle s’en rassasia et serra avec soin ses restes. Après quoi, elle se leva pour aller glaner. Et Booz commanda à ses gens: Laissez-la glaner même auprès des javelles; en outre, gardez-vous bien de lui faire quoi que ce soit qui puisse lui donner de la honte. Au surplus, laissez traîner, comme par mégarde, quelques poignées d’épis, afin qu’elle les ramasse. Ruth glana donc jusqu’au soir; et, ayant battu les épis qu’elle avait recueillis, elle en tira environ un épha d’orge.» (v. 14-17)
«Quand Ruth fut de retour à la ville, elle montra à sa belle-mère ce qu’elle avait glané; elle lui donna aussi les restes de son repas, qu’elle avait emportés. Alors sa belle-mère l’interrogea: Où as-tu glané aujourd’hui? Béni soit celui qui t’a fait si bon accueil! Ruth répondit: L’homme chez qui j’ai ramassé cet orge s’appelle Booz. Et Noémi s’écria: Que Jéhovah le bénisse! Puis, elle ajouta: Cet homme nous est proche parent, et il est de ceux qui ont le droit d’acquérir pour eux personnellement dans l’héritage de la famille. Et Ruth dit encore: Je me souviens qu’il m’a recommandé de rester avec ses gens, jusqu’à ce que la moisson soit entièrement terminée. Noémi reprit: Ma fille, aie soin surtout de te tenir avec ses servantes, de crainte qu’ailleurs on ne te cause quelque chagrin. Ruth s’attacha donc aux servantes de Booz, et chaque soir elle venait retrouver sa belle-mère, avec qui elle habitait.» (2:18-23)
«Noémi dit un jour à Ruth: Ma fille, pourquoi ne chercherai-je pas comment tu pourrais avoir la vie assurée et être heureuse? Voici donc ce que tu devras faire. Booz, qui est notre pioche parent, vannera cette nuit son orge. C’est pourquoi aujourd’hui il faut te laver; en outre, frotte-toi la peau avec de l’huile parfumée; puis, mets sur toi ta plus belle robe, et va-t’en dans l’aire de Booz. Mais ne te montre pas à lui, tant qu’il n’aura pas fini de manger et de boire. Quand il ira se coucher, remarque bien l’endroit où il se rendra pour dormir. Tu attendras qu’il soit couché; tu entreras tout doucement; tu découvriras ses pieds, et tu te coucheras auprès de lui; alors il te dira ce que tu auras à faire (textuel). Ruth lui répondit: Je ferai tout ce que tu me dis.» (3:1-5)
«Elle alla donc dans l’aire de Booz, pour mettre fidèlement en pratique les conseils de sa belle-mère. Et Booz, ayant bien mangé et bu, était en belle gaîté, et il s’alla coucher contre un tas de gerbes. Alors, Ruth se glissa tout doucement près de sa couche, et ayant levé la couverture aux pieds, elle se coucha là.» (v. 6-7)
«Au milieu de la nuit, Booz fut tout étonné de trouver une femme dans sa couche, à ses pieds; il retira ses pieds vivement, en disant: Qui es-tu? Elle répondit: C’est moi, Ruth, et je suis ta servante. Etends-toi sur ta servante; car tu es proche parent, et tu as droit de me prendre pour toi, puisque je fais partie de l’héritage dans ta famille. Booz dit: Que Jéhovah te bénisse, ma fille! Tu vaux encore mieux cette nuit que ce matin, attendu que tu n’as point été chercher des jeunes gens, soit riches, soit pauvres. Ne crains rien donc; je ferais ce que tu viens de me dire; car tu as la réputation d’être une femme de bien. Maintenant, s’il est très vrai que j’ai le droit de te prendre pour moi, il y en a un autre qui a droit avant moi, parce qu’il est plus proche parent de Noémi. Passe cette nuit dans ma couche; et si demain matin l’autre parent plus proche veut exercer son droit, eh bien, qu’il en use! mais s’il ne lui plaît pas d’en user, je te prendrai pour moi sans aucune difficulté, aussi vrai que Dieu est vivant! Demeure donc ici couchée jusqu’au matin.» (v. 8-13)
«Ainsi, elle resta dans sa couche toute la nuit; et elle sa leva avant que le jour parût. Booz lui dit: Prends bien garde que personne ne sache que tu as passé la nuit ici. Mais donne ton tablier, déploie-le. Elle étendit son tablier, le tenant, des deux mains; Booz y mit six mesures d’orge, qu’elle emporta à Bethléem. A sa belle-mère qui lui demanda comment elle s’était comportée, Ruth raconta tout ce qui s’était passé entre Booz et elle. Il m’a donné, ajouta-t-elle, ces six mesures d’orge, en me disant: Je ne veux pas que tu retournes, les mains vides, vers ta belle-mère.» (v. 14-17)