Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Dominium Mundi. Livre II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Dominium Mundi. Livre II

Электронная книга - «Dominium Mundi. Livre II». Краткое содержание книги:

« Cette guerre pour laquelle il s’était engagé n’était pas une guerre de religion, ni même une simple guerre de conquête ou de colonisation, mais bel et bien une guerre d’extermination. »
1 ... 60 61 62 63 64 65 66 67 68 ... 194
Перейти на страницу:

Un autre geste complexe de la main au-dessus du cube chromé et le couvercle se remit en place tout seul en suscitant un bruit de succion assez dérangeant. L’ombre drapée d’une bure noire parut vérifier une dernière fois qu’elle n’avait rien oublié puis repartit en direction de la porte arrière du sanctuaire, la caisse homéostatique flottant toujours devant elle.

Alors que le Foudroyeur se trouvait déjà presque au narthex, Liétaud, pour qui se taire aussi longtemps représentait une épreuve, ne put retenir davantage la phrase qui lui brûlait les lèvres.

« J’ai rêvé, chuchota-t-il aussi bas qu’il put, ou il a remplacé ce qu’il y avait dans le… »

Tancrède fit un geste impérieux pour l’interrompre, mais le Foudroyeur s’immobilisa brusquement.

Il resta ainsi de longues secondes, comme cherchant à déterminer s’il avait réellement entendu un bruit. Les deux hommes étaient statufiés. Ils savaient que dans l’état d’attention extrême qui devait être celui de l’ombre à cet instant, le plus petit geste pouvait les trahir. Tancrède espérait que cet arrêt subit au moment où Liétaud avait parlé n’était qu’une coïncidence. Après tout, il s’était contenté de chuchoter à l’intérieur du casque fermé d’un exosquelette de guerre en mode furtif ! Et, comme pour lui donner raison, le Foudroyeur se remit en route avec lenteur.

Tancrède compta ensuite jusqu’à trente puis activa son détecteur volumétrique. Rien. Le démon avait quitté les lieux pour de bon.

Alors, il s’autorisa enfin à rétracter sa visière, aussitôt imité par Liétaud, puis expira longuement le contenu de ses poumons. Il avait eu peur.

Non pas du Foudroyeur, mais de gâcher cette occasion d’obtenir de précieuses informations.

« Désolé, fit Liétaud en arquant les sourcils d’un air contrit, j’ai déconné.

— Allez, ne t’en fais pas, il ne s’est rien passé finalement.

— Pendant un instant, j’ai vraiment cru qu’il m’avait entendu.

— Qui sait de quoi cet homme est capable ? »

Tancrède se leva puis contourna la stèle derrière laquelle ils s’étaient cachés afin de s’approcher du tombeau. C’était un bloc de pierre d’un dépouillement total. Aucun ornement, ni inscription.

« Je n’arrive pas à croire qu’il a embarqué ce qu’il y avait là-dedans…, dit Liétaud. Non, ce n’est pas possible, on aura mal vu. Ce serait un terrible sacrilège, non ?

— Nous devons l’ouvrir », fit Tancrède.

Le jeune Flamand le dévisagea comme s’il avait affaire à un dément.

« C’est impossible, ils vont reformer le cordon de sécurité autour du bâtiment dans les minutes qui viennent et nous ne pourrons plus sortir. Il n’y a pas de temps à perdre !

— Je vous le confirme, fit la petite voix grésillante d’Albéric Les farces spéciales sont à nouveau en train de se déployer autour du Sanctuaire. »

Surpris par la voix, Liétaud redressa vivement la tête comme si quelqu’un venait d’entrer dans la pièce. À son tour, il avait oublié les inermes.

« Non, protesta Tancrède, c’est une opportunité qui ne se représentera pas ! Nous devons savoir ce que vient de faire le Foudroyeur.

— C’est trop tard, rétorqua Albéric. De toute façon, quoi qu’il ait pu faire ici, c’est terminé. Il aurait fallu être là avant qu’il intervienne pour que ça serve à quelque chose. Il vous reste moins d’une minute pour quitter le Sanctuaire.

— Allez, Tancrède ! insista Liétaud en le tirant par le bras. Partons d’ici ! »

Tancrède bouillonnait intérieurement.

« Bon sang ! » cria-t-il de frustration en tapant du pied sur les dalles de pierre.

Pourquoi fallait-il toujours que le sort joue contre lui ?

« D’accord, on s’en va. »

Sans perdre une minute de plus, ils s’élancèrent dans l’allée du bas-côté puis foncèrent vers la sortie.

En repassant en courant devant les sculptures et les bas-reliefs disposés entre la nef et le narthex, des images et des formes bizarres semblèrent surgir dans le faisceau des lampes de l’exo de Tancrède, comme si les figures de pierre tentaient de se jeter sur lui pour le retenir. À plusieurs reprises, il eut l’étrange impression que certaines d’entre elles étaient plus humaines qu’atamides, mais il ne prit pas le temps de s’arrêter pour mieux les observer. Le temps était compté, il fallait sortir.

Dehors, la pluie n’avait pas cessé. Les flaques s’étaient élargies. Après avoir sommairement vérifié qu’aucune embuscade n’était tendue, ils remontèrent en quelques bonds mécaniquement assistés au sommet de la crête pour rejoindre leur précédente cachette. Il était temps, le détachement des forces spéciales venait d’opérer sa jonction à l’arrière. Agenouillé derrière le même rocher qui l’avait dissimulé trois quarts d’heure plus tôt, Tancrède s’aperçut que la surface des flaques était encore agitée des remous provoqués par leur passage. Par chance, personne ne parut le remarquer.

Prenant garde de ne pas se montrer, ils repartirent accroupis vers l’esplanade puis descendirent par le chemin qu’ils avaient emprunté à l’aller, sur l’autre face de la crête. Une fois revenus au pied du pic supportant le Sanctuaire, ils désactivèrent le mode furtif de leurs exos et Tancrède contacta les inermes.

« Tout le monde se regroupe maintenant ! Adelphe, il faut que tu rejoignes Albéric.

— Quoi ? s’exclama le jeune évadé. Et qu’est-ce que je fais du méca-perch de Liétaud ? Je ne vais quand même pas le monter ?

— Ne t’inquiète pas, tu as juste à t’asseoir dessus. Liétaud est en train de le programmer pour qu’il se dirige vers le mien. Tu y seras en moins de cinq minutes.

— EuhBon, d’accord…

— Albéric ! Nous suivons le parcours que j’ai pris tout à l’heure. Si tu vois des troupes…

— … dans votre périmètre, je vous préviens aussitôt. Bien sûr, Tancrède. Allez, magnez-vous, je commence à avoir des crampes ici ! »

Tout le long du trajet de retour, Tancrède ne cessa de penser à ce dont ils venaient d’être témoins. Mille questions surgissaient dans son esprit, engendrant autant d’hypothèses, dont aucune n’avait la moindre crédibilité. Il s’en voulait de ne pas être resté sur place pour explorer ce lieu mystérieux. Les forces spéciales étaient de retour ? Qu’elles aillent au diable ! Ils seraient passés en force, voilà tout !

Il ne put s’empêcher de sourire en imaginant ce que Liétaud dirait s’il pouvait lire ses pensées.

Aucune patrouille ne se dressa en travers de leur route jusqu’à la muraille. Ils prirent tout de même la peine de se cacher quelques minutes dans une maison écroulée avant de franchir le large espace dégagé précédant le mur, au cas où ils auraient été repérés à l’aller et qu’un piège les attendrait au retour. Dès qu’ils eurent la certitude que personne n’était à l’affût ici, ils coururent jusqu’à la brèche et retrouvèrent Albéric et Adelphe de l’autre côté.

Ceux-ci attendaient dans le noir, dégouttant d’eau et alignés le long de la muraille, juste à côté des deux montures parquées dans la même position.

« Vous en avez mis un temps ! s’exclama Albéric. On commençait à se demander pourquoi vous restiez de l’autre côté, sans bouger.

— Il faut toujours se méfier des endroits où l’on est déjà passé », expliqua Liétaud.

1 ... 60 61 62 63 64 65 66 67 68 ... 194
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)