Pisteur - Livre 2 - Partie 2 [Ruins - fr]
- Автор: Кард Орсон Скотт
- Серия: Pisteur #2
- Год: 2015
- Язык: французский
- Год: J'ai Lu
- ISBN: 978-2-290-10335-7
- Переводчик: Mathieu Jacquet
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Pisteur - Livre 2 - Partie 2 [Ruins - fr]». Краткое содержание книги:
— Vous êtes donc entré en communication avec eux ? Vous avez demandé aux Éclaireurs de ne pas revenir ?
— J’ignore ce que j’ai fait – ce que je vais faire. Je connais uniquement mes intentions. Les Livres du Futur ne me mentionnent nulle part. Je vole à vue dans cette histoire, tout comme vous. »
Le son d’un couteau posé sur une surface plane se fit entendre. Le Rigg armé avait empoigné la dague incrustée de pierres – celle renfermant l’historique complet des enregistrements des vaisseaux. Une dague aujourd’hui dédoublée, elle aussi, si l’on comptait celle détenue par Umbo.
« Nous serons deux à jamais, déclara le plus jeune des deux Rigg, celui qui avait autrefois rêvé d’occire le commandant. Mais nous ne serons plus jamais la même personne.
— En tout cas, c’est moi qui t’ai donné naissance en t’empêchant de tuer Ram Odin. Tu ne m’en voudras donc pas de garder le prénom de “Rigg”. Prem’s, choisis-en un autre.
— Non, toi, choisis-en un autre.
— Désolé mais j’ai dit prem’s », rétorqua Rigg en se remémorant les jeux et chamailleries de son enfance à Gué-de-la-Chute.
Le plus jeune des deux pisteurs sourit.
« Je m’incline, dit-il. Appelle-moi Kyokay dans ce cas. Tu as beau être soulagé d’avoir épargné Ram Odin, il n’aurait pas été ta première victime.
— Je n’ai pas tué Kyokay, se défendit Rigg.
— Nous avons échoué à le sauver. Mais aujourd’hui, il y a ce crocheface pour nous y aider.
— On risquerait de réécrire l’histoire, le mit en garde Rigg.
— Non, idiot. As-tu jamais songé à quel point tu pouvais être stupide, parfois ?
— Plus tu parles, plus je m’en rends compte.
— Je le sauverai après l’accident. Je l’emmènerai dans le futur, retrouver son frère maintenant. Non, je ne peux pas prendre son nom – il sera vivant, il l’utilisera. Appelle-moi Noxon, en souvenir de notre bonne vieille Nox. »
Nox, la femme dont Rigg pensait autrefois être le fils, celle à qui Père avait confié les pierres précieuses.
« Je t’appellerai comme tu voudras, et tu feras ce qui te semble juste, reprit Rigg. Je nous ai dupliqués, mais tu ne m’appartiens pas. Rappelle-toi simplement une chose : ceux que l’on sauve finiront tous par mourir. Kyokay était un vrai casse-cou. Il défiait la mort. Nous ne sommes pas responsables de sa disparition.
— Si, tout est ma faute ! s’emporta Rigg Noxon. Et tu le sais très bien.
— Quel monstre ai-je donc créé ? s’interrogea soudain Ram Odin en regardant tour à tour les deux Rigg.
— Vous n’avez rien créé du tout, répliqua Rigg. Nous sommes qui nous sommes. On ne vous doit rien, à part une petite graine et quelques expérimentations malheureuses.
— Nous nous sommes construits seuls, en faisant nos propres choix, en suivant nos propres chemins, enchérit Noxon. Tout comme vous. Nous ne sommes pas des machines.
— Moi, si, intervint Vadesh depuis l’embrasure de la porte. » Il les toisa un instant tour à tour, puis éclata de rire. « Deux pour le prix d’un ! Réfléchissez bien à ce que vous faites, Rigg A et Rigg B, ou vous n’aurez bientôt plus assez d’âmes pour peupler tous vos corps.
— La ferme, Vadesh », ordonna Ram Odin.
Le sacrifiable se tut.
Les machines obéissent à Ram Odin, songea Rigg. À lui et à moi.
Soudain, les deux Rigg n’étant autres qu’un seul et même être mû par une pensée unique, chacun extirpa de sa ceinture au millième de seconde près le même sac de pierres. Deux lots de pierres précieuses désormais complets, en plus de la dague empierrée que Noxon tenait à la main, celle que Rigg avait remise à Umbo sur la plage de l’entremur de Lar.
« Alors, qu’est-ce que je disais ? plastronna Vadesh. De combien d’autres Rigg comptez-vous encombrer le monde ? »