Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les derniers jours du paradis
Les derniers jours du paradis - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les derniers jours du paradis

Электронная книга - «Les derniers jours du paradis». Краткое содержание книги:

Alors que l’Amérique se prépare à fêter les cent ans de l’Armistice de 1914, un siècle de paix mondiale, d’avancées sociales et de prospérité, Cassie n’arrive pas à dormir. Au milieu de la nuit, elle se lève et va regarder par la fenêtre. Elle remarque alors dans la rue un homme étrange qui l’observe longtemps, traverse la chaussée… et se fait écraser par un chauffard. L’état du cadavre confirme ses craintes : la victime n’est pas un homme mais un des simulacres de l’Hypercolonie, sans doute venu pour les tuer, son petit frère et elle. Encore traumatisée par l’assassinat de ses parents, victimes sept ans plus tôt des simulacres, Cassie n’a pas d’autre solution que de fuir. L’Hypercolonie est repartie en guerre contre tous ceux qui savent que la Terre de 2014 est un paradis truqué.
1 ... 40 41 42 43 44 45 46 47 48 ... 80
Перейти на страницу:

Leo éteignit la radio. Thomas regardait d’un air morose par la fenêtre. « Dommage que je n’aie rien à lire », dit-il.

Cassie était d’accord. Même un magazine aurait mieux valu, mais ils n’en avaient trouvé aucun chez Dowd. « On a seulement un livre de l’oncle Ethan et Leo est prems dessus.

— Je peux le lire à voix haute », proposa celui-ci.

Cassie dut étouffer un rire en comprenant qu’il ne plaisantait pas. Leo le gros fumeur en train de leur lire un ouvrage de vulgarisation, elle trouvait cela comique. Mais c’était gentil de sa part. (Et maintenant qu’elle y pensait, depuis combien de temps ne l’avait-elle pas vu allumer une cigarette ? Il avait dû terminer son dernier paquet, et il n’avait pas demandé à Beth de lui en rapporter.)

Thomas sembla intrigué. « Pour de vrai ?

— Ouais, bien sûr. » Leo lança un sourire éclatant à Thomas, puis ouvrit le livre au début du premier chapitre. « Prenons un pêcheur… disons jeune, propriétaire d’un petit bateau et qui tresse lui-même ses filets… »

Lu de la voix sonore et étonnamment assurée de Leo, l’essai d’Ethan Iverson ressemblait davantage à une histoire. Les yeux fixés sur son visage, Cassie nota l’attention qu’il prêtait au texte, la manière dont il relevait la tête pour rester en contact visuel avec Thomas, qui se penchait en avant d’un air manifestement intéressé. C’est un acte charitable, se dit-elle. Un geste désintéressé. Il semblait y avoir en Leo Beck un homme que Cassie pourrait respecter.

Dowd et Beth revinrent à minuit passé, tous deux un peu ivres. Dowd déposa un carton de boîtes de conserve près de la porte et monta quelques denrées périssables dans le réfrigérateur de son bureau. « Des provisions pour la route. » Il ressortit avant que Cassie ait le temps de lui poser la question qui s’imposait : la route ? On va où ?

Tout comme Leo et Thomas, elle avait déjà déroulé son sac de couchage par terre dans le bureau. « Tu es la plus près, tu veux bien éteindre ? demanda Leo.

— D’accord, mais si Beth monte se coucher ?

— Elle se débrouillera. »

D’en bas leur parvint un rire trépidant.

Quelques kilomètres plus loin sur la route, qui n’en était pas vraiment une, plutôt de la terre battue et du gravier que le vent avait recouverts de sable, on s’est rendu compte qu’on faisait une bêtise, Bastián et moi.

Le matin s’était levé, froid, avec quelques flocons de neige tombant mollement d’une épaisse couche de nuages. Dans le garage, cela sentait l’uréthane, la bière éventée et l’huile de moteur. Dowd avait ôté les rubans de masquage et monté l’Equipoise sur le pont : il inspectait les pneus et le châssis au cas où il faudrait rouler par mauvais temps. En allant où au juste, il ne l’avait toujours pas dit.

Une bêtise parce qu’on ne savait pas dans quoi on allait se fourrer et parce qu’on était à peu près sûrs de se faire virer. Mais ça n’avait pas d’importance. On était dans une de ces situations où on en a tout simplement rien à foutre. Rien à foutre du boulot et de la direction. La paye était correcte, mais vivre dans un dortoir au milieu du désert le plus sec du monde, n’avoir que les salares et la cordillère à regarder toute la journée, ça rend un peu cinglé, quelque part. Je ne sais pas pour Bastián, mais moi, j’étais prêt à retourner dans des endroits vraiment habités. À voir quelque chose de vertical, pour changer. À parler à une femme qui n’était pas contremaître ou cariste.

On a donc continué sur la route même une fois à court de pisco. Bastián s’est mis à parler de l’extraction du cuivre. Il m’a raconté qu’un de ses cousins avait travaillé à Chuquicamata et Escondida. Une chose est sûre, qu’il a dit, ces gens là-bas n’extraient pas de cuivre. C’est impossible sans eau et il n’y avait ni rivière ni nappe aquifère. De grandes citernes étaient passées par nos installations, mais il en aurait fallu davantage pour extraire sérieusement du minerai. Et s’ils l’extrayaient par lixiviation en tas, il y aurait eu de grosses expéditions d’acide sulfurique ou de produits chimiques de ce genre-là. Bordel, on aurait déjà dû voir les digues à résidus. Ou au moins les sentir. Parce qu’on approchait.

On a plutôt vu des détritus de toutes sortes au bord de la route. C’est comme ça, dans le désert : rien ne pourrit, ne se retrouve couvert de végétation ou ne s’enfonce dans la terre. Quand on jette quelque chose, il reste là où il est. On a dépassé des petits tas de tuyaux en aluminium cassés, de bouts de métal, de pièces détachées brisées, de morceaux de verre coloré et d’isolateurs en porcelaine fendus, des saloperies comme ça. Il était minuit passé, il y avait une demi-lune dans le ciel et toutes sortes d’étoiles, si bien que ça avait l’air plutôt étrange, genre martien, si vous voyez ce que je veux dire… ces tas de déchets avec des fers à béton et des poutrelles métalliques qui en sortaient. Certains montaient à pas loin de deux mètres, puis à trois mètres, et on a fini par se retrouver entre deux murailles de déchets. Bastián a ralenti, il commençait à avoir l’air inquiet. Eugene, il me dit, ce n’est pas une exploitation normale. Sans dec’, je réponds.

Je ne veux pas qu’on me trouve ici, il dit. Je ne sais pas ce que font ces gens-là, mais ils n’ont pas envie d’avoir de la visite. Eh bien, je dis, sans doute à cause du pisco, je suis venu voir ce qui se passe et j’ai pas l’intention de renoncer.

D’accord, mais à pied, il me répond. La Toyota fait trop de bruit.

OK. Alors on descend de voiture et on escalade un talus surtout composé de déchets industriels. On glisse sur des feuilles de plastique et on s’agrippe aux fers à béton comme à des branches d’arbre, on devait faire plus de bruit que si on avait continué à rouler, en fin de compte. Mais le hasard a fait que Bastián avait choisi un bon endroit pour s’arrêter, parce que d’en haut on voyait toute l’installation.

Si on peut l’appeler comme ça. Le complexe. Peu importe. C’est pas une mine, dit Bastián. Bordel, je réponds, ça saute pas qu’un peu aux yeux.

C’était un bout de désert de la taille d’une petite ville, avec ces talus de déchets tout autour, ça faisait comme une cuvette. La plupart des bâtiments étaient de longs hangars, avec un toit de tôle, des murs en contreplaqué ou en parpaings, sans rien de marqué dessus. Au milieu, il y avait une tour, pas très grande et plutôt trapue, qui soutenait ce qui ressemblait à dix ou douze grands miroirs disposés comme les pétales d’une fleur. On voyait que c’était des miroirs parce qu’ils reflétaient les lumières des bâtiments et des étoiles. Ça avait vraiment l’air d’un truc industriel. Autour, il y avait une série de pompes, de réservoirs sous pression avec Dieu sait quoi dedans et de gros câbles électriques, tout ça occupant la surface d’un terrain de football. C’était de là que venait la lumière, celle qu’on avait vue là-bas au dépôt où on bossait.

« Comment vous saviez qu’elle venait de là ? » interrompit soudain Thomas. Dowd lui lança un regard genre ferme-ta-gueule et se tut quelques instants. Cassie entoura les épaules de son petit frère d’un bras protecteur.

1 ... 40 41 42 43 44 45 46 47 48 ... 80
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)