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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Cargill hocha de la tête. « Oui, et si nous ne l’étions pas, vous pourriez parier que le Lénine le serait.

— Ne comptez pas trop sur le Lénine. Kutuzov pense qu’il pourrait être intéressant de voir comment le Mac-Arthur se comporterait si nous devions affronter des Granéens. Il ne fera peut-être que regarder avant de fuir vers son astroport d’attache.

— Est-ce… ça ne ressemblerait pas à l’amiral, commandant, protesta Cargill.

— Si vous aviez entendu la dispute qui l’a opposé au docteur Horvath, vous ne seriez pas de cet avis. Notre ministre de la Science demande sans cesse à l’amiral de rester à l’écart et Kutuzov est sur le point de le prendre au pied de la lettre. » Blaine se tourna vers son enseigne. « Ce n’est pas la peine de raconter cela à tout le monde, Whitbread.

— Non, commandant.

— Bon, puisque nous avons le temps, voyons ce dont vous pouvez vous souvenir de cet astronef. » Blaine enfonça une touche et plusieurs vues du vaisseau extra-terrestre apparurent sur les écrans muraux. « Voilà ce que l’ordinateur sait jusqu’à présent », expliqua Rod. « Nous avons déjà établi le plan d’une partie de l’intérieur. Il n’y avait rien qui pût nous empêcher de sonder, rien à cacher, mais ça n’en est pas plus facile à comprendre. »

Blaine prit une flèche lumineuse. « Ces zones-là contenaient de l’hydrogène liquide. Et il y avait de l’équipement lourd ici. L’avez-vous vu ?

— Non, commandant, mais ce panneau à l’arrière avait l’air de pouvoir s’enrouler vers le haut.

— Bien. » Blaine hocha la tête et Cargill inscrivit ce détail sur l’écran grâce à une pointe électronique.

« Comme cela ? demanda le commandant. Très bien. » Il pressa le bouton d’enregistrement. « Nous savons qu’il y avait une assez grande quantité de carburant cachée à bord. De l’hydrogène. Le propulseur l’ionise, le chauffe et l’enrichit en vapeurs de carbone. Il faut un gros équipement pour réaliser ces opérations. Où se trouvait-il ?

— L’ingénieur-chef ne devrait-il pas être ici ? demanda l’enseigne.

— Si, Whitbread. Malheureusement, il se passe à peu près dix choses différentes en même temps à bord de notre vaisseau et le commandant Sinclair est occupé ailleurs. Vous passerez bien assez tôt entre ses mains… Jack, n’oublions pas la philosophie de conception des Granéens. Nous avons tendance à chercher des mécanismes individuels, voués à des tâches séparées. Mais, sur la sonde, chaque composant assurait quatre ou cinq fonctions qui se chevauchaient. Il se pourrait que nous cherchions un trop grand nombre de machines.

— Oui… mais, commandant, peu importe comment on s’y prend, le vaisseau avait un nombre minimum de rôles à remplir. Obligatoirement. Or nous ne trouvons pas la moitié de l’équipement nécessaire.

— En tout cas, pas avec notre technologie », dit Blaine d’un air pensif. Il sourit alors d’un sourire large et impertinent. « Il se peut que nous tombions sur une combinaison de four à micro-ondes, d’ionisateur de carburant et de sauna… Bon, maintenant l’extraterrestre elle-même. Vos impressions, Whitbread. Est-elle aussi intelligente que cela ?

— Elle ne comprenait rien de ce que je disais. Sauf quand j’ai hurlé : “Coupez le champ de force !” Là, elle a tout de suite compris. Sinon, rien !

— Votre anecdote commence à manquer un peu d’originalité, maintenant, dit Cargill. Mais peu importe. Qu’en pensez-vous ? Est-ce qu’elle comprend l’anglique ? Est-ce qu’elle simule ?

— Je l’ignore. Elle n’a même pas répondu à mes gestes, sauf à un seul. Quand je lui ai tendu sa combinaison spatiale… Or c’était là une indication très claire.

— Peut-être est-elle idiote, dit Rod.

— C’est un mineur d’astéroïde, capitaine, dit lentement Cargill. C’est assez bien établi. Ou du moins son vaisseau est-il celui d’un professionnel de la prospection. Les crochets et les pinces de la poupe doivent être conçus pour stocker une cargaison faite de minerai ou de rochers contenant de l’air.

— Et alors ? demanda Blaine.

— J’ai connu des mineurs spatiaux. Ils ont tendance à être têtus, indépendants, à compter sur eux-mêmes jusqu’à en paraître excentriques, et à être muets. Ils ont totalement confiance les uns dans les autres pour ce qui est de leur survie, mais pas en ce qui concerne leurs femmes ou leurs biens. Et, dans leur isolement, ils oublient ce que parler veut dire… Ou du moins, c’est ce qui semble. »

Ils regardèrent tous deux Whitbread avec espoir. L’enseigne dit : « Je ne sais pas. Je ne sais tout simplement pas. Elle n’est pas idiote. J’aurais voulu que vous voyiez ses mains fouiller dans les entrailles du panneau d’instruments, reformant les circuits, en créant de nouveaux, recalibrant une demi-douzaine de choses à la fois. Peut-être… peut-être notre langage gestuel ne marche-t-il pas. Je ne sais pas pourquoi. »

Rod porta un doigt le long de la bosse de son nez. « Il serait surprenant qu’il pût marcher, dit-il d’un air pensif. Nous voici en présence d’une race complètement étrangère. Si nous étions des extra-terrestres et que nous ayons trouvé un mineur d’astéroïde, quelles conclusions pourrions-nous tirer au sujet de l’Empire ? » Blaine remplit sa tasse de café, puis celle de Whitbread. « L’équipe d’Horvath a plus de chance que nous de trouver quelque chose. Elle peut travailler sur la Granéenne. »

Sally Fowler observait la créature avec un profond sentiment de frustration. « Je ne parviens pas à décider si elle est stupide ou si c’est moi. Avez-vous vu ce qui s’est passé quand je lui ai dessiné un graphique du théorème de Pythagore ?

— Ah ! Ah ! » Le rire de Renner n’était d’aucun soutien. « Elle a démonté votre ordinateur de poche puis l’a remonté. Elle n’a rien dessiné », dit-il. Puis, plus sérieux, il reprit : « Pourtant, d’une certaine façon, elle est idiote. Sans vouloir insulter nos personnes éminemment dignes de confiance, elle n’est pas assez sur ses gardes. Peut-être son instinct de conservation est-il faible. »

Sally acquiesça et regarda travailler la Granéenne.

« Quand il s’agit de construire, elle est géniale, dit Renner. Mais elle ne comprend ni le langage parlé, ni les gestes, ni les images. Se pourrait-il qu’elle soit un génie et une débile à la fois ?

— Un savant idiot, murmura Sally. Cela arrive chez les humains mais c’est très rare. Des enfants imbéciles capables d’extraire de tête des racines cubiques ou de calculer des logarithmes. Des mathématiciens extraordinaires qui ne savent même pas nouer leurs lacets de chaussures.

— C’est dû à une différence de perception, dit Horvath qui avait été plongé dans l’étude plus approfondie des petites Granéennes. On apprend qu’une image en est une. Vos dessins… Grands Dieux, que fait-elle ? »

Dans le couloir, quelqu’un cria.

Cargill livrait ostensiblement Whitbread aux scientifiques. En fait, l’enseigne aurait sans aucun doute su trouver le chemin de la salle du carré, où l’on avait amené les Granéennes tandis que les mécaniciens du bord construisaient une cage pour les miniatures, dans la salle à manger des sous-officiers. Mais Jack Cargill était curieux.

Arrivé au milieu du couloir, il eut son premier aperçu de l’extraterrestre. Celle-ci était en train de mettre en pièces un percolateur – un acte de malice rendu encore plus diabolique par l’innocence de son sourire.

Au cri de Cargill, elle s’éloigna timidement – et le lieutenant constata qu’il était trop tard. De minuscules vis et des pièces détachées étaient éparpillées sur la table. Elle avait cassé le tube du percolateur, probablement pour analyser la technique de soudure. On voyait des morceaux du mécanisme de programmation horaire dispersés avec soin. La Granéenne avait éventré la coquille cylindrique le long de sa jointure soudée bord à bord.

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