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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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« Ce genre de devinette constitue un très bon entraînement pour les enseignes, dit Whitbread.

— Alors pourquoi ? Est-ce à cause de la bombe ?

— Indirectement. Vous auriez été tenté de prouver votre valeur. Mais, même sans cela, vous êtes trop le type du héros, Horst. Forme physique parfaite, bons poumons – vous avez déjà vu un amiral sans voix ? –, dévouement total, et pas de sens de l’humour.

— Mais si, j’ai le sens de l’humour !

— Non, vous ne l’avez pas.

— Ah, non ?

— Pas la moindre trace. La situation excluait les héros, Horst. Elle nécessitait quelqu’un à qui il importerait peu de paraître ridicule pour la bonne cause.

— Vous plaisantez. Voyons, je ne sais jamais quand vous êtes sérieux.

— Le moment serait mal choisi pour s’amuser. Je ne me moque pas de vous, Horst. Écoutez, je ne devrais pas avoir à vous l’expliquer… vous avez tout vu sur les écrans vidéo ? Sally m’a dit que j’étais partout en couleurs et en trois dimensions.

— Exact. » Staley eut un sourire fugitif. « Nous aurions voulu voir votre visage. Surtout quand vous vous êtes mis à jurer. Nous n’étions pas prévenus. L’image a un peu sauté, puis vous avez hurlé et tout le monde s’est effondré.

— Qu’auriez-vous fait à ma place ?

— Pas cela. Je ne sais pas. J’aurais suivi les ordres, j’imagine. » Les yeux de glace se rétrécirent. « En tout cas, je n’aurais pas essayé de tirer pour me sortir de là, si c’est à cela que vous pensez.

— Peut-être juste une seconde de laser de découpe dans le panneau de commande ? Pour annihiler le champ de force ?

— Pas sans ordres.

— Et le langage gestuel ? J’ai passé un bon moment à faire des gestes dans l’espoir que l’extra-terrestre me comprenne, mais en vain.

— Nous ne la voyions pas, mais quel est le rapport ?

— Je vous l’ai dit, reprit Whitbread. Pour cette mission il fallait un homme volontaire pour se rendre ridicule. Pensez au nombre de fois où vous avez entendu les gens rire de moi, pendant que je ramenais la Granéenne. »

Staley hocha de la tête.

« Bon, et maintenant songez à cette créature. À son sens de l’humour. Aimeriez-vous qu’une Granéenne se fiche de vous, Horst ? Vous ne seriez jamais sûr du moment où elle le ferait.

— Vous voulez rire.

— Tout ce qu’on savait, c’était que la situation imposait que quelqu’un aille voir si les extra-terrestres voulaient bien dialoguer avec nous. On n’avait pas besoin de défendre l’honneur de l’Empire. Nous en aurons bien le temps une fois que nous saurons ce que nous affrontons. Alors, les héros auront leur place, Horst. Ils la trouvent toujours.

— C’est rassurant », dit Staley. Il avait terminé son petit déjeuner. Il se leva et quitta rapidement la pièce, le dos très droit, laissant Whitbread songeur.

Bon, pensa l’enseigne, du moins ai-je essayé. Et peut-être, peut-être…

Le « luxe », à bord d’un astronef de guerre, est relatif.

La cabine de l’officier de tir Crawford était de la taille de son lit. Quand celui-ci était relevé, il restait la place de changer de vêtements et un petit évier où se brosser les dents. Pour rabattre la couchette avant de dormir, Crawford devait d’abord sortir dans le couloir et, étant de grande taille pour un astronaute de la Flotte, il avait appris à dormir en chien de fusil.

Un lit et une porte avec un verrou, au lieu d’un hamac, ou d’une couchette parmi d’autres : le luxe. Il se serait battu pour le conserver. Mais il avait perdu la partie. Maintenant il couchait dans l’aviso spatial du Mac-Arthur tandis qu’un monstre extra-terrestre occupait ses quartiers.

« Elle ne mesure qu’un peu plus d’un mètre, bien sûr qu’elle y tiendra, dit judicieusement Sally Fowler. Enfin, c’est tout de même une pièce minuscule. Croyez-vous qu’elle le supportera ? Dans le cas contraire, nous devrons la garder dans la salle de détente.

— J’ai vu la cabine de son astronef. Elle n’était pas plus grande. Elle s’y fera », dit Whitbread. Il était trop tard pour essayer de dormir dans le poste des enseignes et Jonathan était censé dire aux scientifiques tout ce qu’il savait : ça devrait suffire si Cargill lui demandait pourquoi il importunait Sally. « J’imagine que vous avez quelqu’un qui la surveille en permanence par le réseau T.V. ? »

Elle acquiesça. Whitbread la suivit dans la salle de repos des civils. Une partie de la pièce était isolée par un grillage et les deux miniatures s’y trouvaient. L’une d’elles grignotait un chou en utilisant ses quatre bras pour le retenir contre sa poitrine. L’autre, l’abdomen gonflé par sa grossesse, s’amusait avec une torche électrique.

Tout comme un singe, pensa Whitbread. C’était la première occasion qu’il ait eu de voir les petites Granéennes. Leur fourrure, plus épaisse que celle de la grande, était mouchetée de brun et de jaune alors que celle de leur homologue supérieur était d’un marron doux et uniforme. Les quatre bras étaient presque identiques – cinq doigts sur les mains gauches, six sur les droites – tout aussi minces et articulés de la même façon. Pourtant les muscles supérieurs de l’épaule gauche étaient ancrés au sommet du crâne. Pourquoi, sinon pour augmenter la force et le bras de levier ?

Whitbread fut ravi quand Sally le guida vers une petite table isolée de l’endroit où les bioscientifiques se grattaient la tête et discutaient vivement.

Il alla chercher deux cafés et interrogea la jeune femme sur l’étrange musculature des minigénies. Ce n’était pas vraiment ce dont il aurait aimé parler avec elle, mais c’était un début…

« Je crois qu’ils sont vestigiels, dit-elle. Ils n’en ont visiblement pas besoin. Les bras gauches ne sont de toute façon pas de taille à effectuer des travaux de force.

— Alors ce ne sont pas des singes. Ce sont des dérivées de la grande.

— Ou bien les deux espèces sont elles-mêmes des branches subalternes d’autre chose. Jonathan, nous avons déjà plus de deux classifications. Regardez. » Elle se tourna vers les écrans de l’intercom et une vue de la chambre de la Granéenne apparut.

« Elle paraît heureuse », dit Whitbread. Il sourit de ce que la créature fabriquait. « Crawford ne va pas apprécier ce qu’elle a fait de sa couchette.

— Le docteur Horvath ne voulait pas l’en empêcher. On l’autorise à tripoter tout ce qu’elle veut du moment que ce n’est pas le système vidéo. »

Le lit de Crawford avait été raccourci et reformé. Les contours en étaient extrêmement étranges, non seulement à cause des articulations compliquées du dos de la Granéenne, mais aussi parce qu’apparemment elle dormait sur le côté. Elle avait coupé et cousu le matelas et tordu le sommier en fer. Il y avait maintenant deux gouttières pour les bras droits, une cuvette pour l’os de la hanche et une haute corniche en guise d’oreiller…

« Pourquoi ne dormirait-elle que sur son côté droit ? demanda Whitbread.

— Peut-être préférerait-elle se défendre avec le bras gauche si elle était attaquée durant son sommeil. Il est bien plus fort.

— Ça se peut. Pauvre Crawford. Peut-être s’attend-elle à ce qu’il essaie de lui couper la gorge. » Il regarda la Granéenne travailler sur les lampes de chevet. « Elle a vraiment des idées fixes, non ? Nous pourrions en retirer un bénéfice. Elle pourrait bien améliorer certaines choses.

— Peut-être. Jonathan, avez-vous étudié les dessins montrant la créature disséquée ? »

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