Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Pisteur - Livre 2 - Partie 2 [Ruins - fr]
Pisteur - Livre 2 - Partie 2 [Ruins - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Pisteur - Livre 2 - Partie 2 [Ruins - fr]

Электронная книга - «Pisteur - Livre 2 - Partie 2 [Ruins - fr]». Краткое содержание книги:

Rigg et ses amis découvrent dans le Livre du Futur, qu’ils font partie d’une population-test envoyée depuis la Terre pour vérifier que la planète était viable. A présent, la Terre n’a plus besoin d’eux et s’apprête à les faire disparaître au profit des colons terriens. Mais ils ont bien l’intention de se défendre.
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 54
Перейти на страницу:

Ce n’était pas la peur qui l’avait fait hésiter. Il souhaitait retarder sa montée à bord le temps d’interroger le sacrifiable sur le nommage des entremurs.

« Avant que je traverse, me permettez-vous une question ?

— Faites.

— Connaissiez-vous Ram Odin ?

— Tout le monde le connaissait.

— L’avez-vous tué ?

— Non.

— Les autres sacrifiables ont-ils tué leurs propres copies de Ram Odin ? »

Odsac refusa de répondre.

« Deux colonies seulement ont connu un Ram Odin, reprit Umbo. Je pense que les dix-neuf copies existantes auraient dû présider aux destinées de leurs entremurs, mais que seules deux y sont parvenues. Pourquoi ?

— Lorsqu’ils prirent conscience du chaos que leurs directives contradictoires engendreraient, tous les Ram Odin ont passé le même ordre : “Exécutez immédiatement tous les Ram vivants, sauf moi.”

— S’ils l’ont passé en même temps, fit remarquer Umbo, comment avez-vous fait pour savoir quel Ram était le bon ?

— L’un d’eux a omis de préciser “immédiatement”, son ordre est donc passé une fraction de seconde avant les autres. Tous les sacrifiables ont donc exécuté cet ordre, sauf un.

— Vous voulez dire, tous les sacrifiables sauf celui qui se trouvait avec le Ram ayant omis de dire “immédiatement” ?

— Non. L’ordre était de tuer tous les Ram Odin sauf le donneur d’ordres, qui a logiquement été épargné par son sacrifiable. Dix-sept sont morts, la nuque brisée. Mais le plus rapide en a également réchappé.

— Celui que son sacrifiable n’a pas tué, malgré l’ordre initial.

— Vous avez tout compris.

— Ce sacrifiable, c’était vous ?

— Oui, admit Odsac.

— Votre Ram Odin a survécu.

— Exact.

— Une chose m’échappe… reprit Umbo. Je vous pensais programmé pour obéir.

— Je n’ai pas désobéi. Mon commandant a eu le même réflexe que les autres, passer l’ordre d’exécution. Mais il a hésité une fraction de seconde et cette infime hésitation lui a suffi pour mesurer les conséquences d’un tel acte : sa propre mort. Il s’est alors écarté de moi et m’a dit : “N’obéissez qu’à moi.”

— Avant que l’autre ordre ne devienne effectif.

— Voilà. Quand cet ordre m’est parvenu, je n’ai pas bougé, car mon commandant venait de m’intimer de n’obéir qu’à lui et lui seul.

— Et votre Ram Odin ne vous a jamais demandé de le tuer, j’imagine.

— Il m’a demandé de le faire croire. Ensuite, il a ordonné aux ordinateurs de bord de garder le silence. Nous ne devions obéir qu’aux ordres inoffensifs pour lui. Nous avons donc veillé sur lui en cachette jusqu’à ce que les autres colonies soient établies. Il a rejoint les autres colons dans leur stase, et y est resté jusqu’à ce que le vrai commandant s’éteigne de sa belle mort. Je l’ai ensuite réveillé, conformément à ses instructions.

— Il ne voulait pas risquer de potentiels conflits entre ses ordres et ceux du commandant. D’où sa mise en sommeil forcé.

— Notre colonie s’est implantée avec dix-sept années de retard sur les autres. Mais qui ne font plus guère de différence onze mille cent quatre-vingt-onze ans plus tard.

— Votre Ram Odin a permis quelques entorses au règlement imposé par le commandant.

— Le commandant du vaisseau amiral avait interdit de dévoiler nos technologies de pointe aux colons. Il voulait qu’elles tombent dans l’oubli et réapparaissent des générations plus tard sous de nouvelles formes, pacificatrices. Le nôtre a quelque peu modulé cet ordre, en autorisant nos propres colons à accéder à l’ensemble de notre savoir, sauf à celui portant sur les armes de destruction massive. Les colons furent également informés des sujets à ne pas étudier sous peine de sanctions, et de toutes les conversations échangées entre les vaisseaux et les sacrifiables des autres entremurs.

— Exception faite des informations sensibles », observa Umbo.

Le sacrifiable ne confirma pas.

« Vous ne leur avez pas tout dit, avouez. »

Le sacrifiable se mura dans son silence.

« Je ne vendrai pas la mèche, rassurez-vous. Je suis une vraie tombe. > »

Aucune réaction. En revanche, de l’autre côté du pont, une porte s’ouvrit à flanc de vaisseau.

Umbo esquissa un premier geste dans cette direction… puis se ravisa.

« Si j’avance sur ce pont, vous allez me tuer, n’est-ce pas ?

— Je ne tue pas les êtres humains », déclara Odsac, d’un ton qui laissait transparaître une certaine fierté d’avoir épargné son commandant de bord.

Umbo posa un pied sur le pont… puis recula à nouveau.

« Suis-je un être humain, Odsac ?

— Non, répondit le sacrifiable.

— Donc, si vous me tuez, vous ne tuez pas un être humain.

— Correct.

— Odsac, je suis un être humain. »

Le sacrifiable ne réagit pas.

« Comment définiriez-vous un humain ? l’interrogea Umbo.

— Un organisme conforme à l’ADN humain dans les limites de variation standard.

— Vous me considérez… “hors limites” ?

— D’un point de vue génétique, vous êtes plus éloigné de l’homme qu’un chimpanzé.

— Est-ce vrai de tous les Enfants d’Odin ?

— Non, démentit le sacrifiable. Vous cumulez les variations de deux entremurs.

— Existe-t-il des humains sur le Jardin ? Des humains, tels que vous les définissez ?

— Non.

— Si j’en crois votre définition, je suis encore moins humain que les autres.

— C’est la définition que mes concepteurs terriens ont codée en dur dans mes programmes, indiqua Odsac.

— Laissez-moi vous poser une autre question. Me laisserez-vous traverser ce pont, entrer dans le vaisseau et en ressortir vivant ? »

Odsac sembla faire la sourde oreille.

Umbo avait suffisamment planché sur les programmes des ordinateurs de bord et des sacrifiables pour savoir pourquoi.

« Vous séchez car vous ignorez mes intentions.

— Affirmatif.

— Pouvez-vous me dire comment éviter de me faire tuer ?

— Pas en vous fournissant une liste d’interdictions, en tout cas. Vous seriez tenté de les transgresser.

— Si j’ignore ce qui est interdit, je suis sûr de faire une bêtise.

— N’entrez pas dans le vaisseau, vous en éviterez déjà une grosse.

— Donc si je m’avance, que vous me poussez dans le vide et que vous me laissez tomber, je respecte le règlement.

— C’est en effet une solution.

— C’est celle que vous aviez en tête ?

— Oui.

— Je vous remercie pour votre franchise.

— Il n’y a pas plus franc que moi : je dis toujours la vérité », déclara le sacrifiable.

Umbo voulut le prendre au mot, en lui demandant simplement comment monter à bord. Mais le sacrifiable aurait encore trouvé le moyen de l’embobiner.

Il fallait ruser. Son année passée à les étudier, lui et ses semblables, l’y aiderait.

« Odsac, souffrez-vous d’un dysfonctionnement ?

— Pas à ma connaissance.

— En êtes-vous sûr à 100 % ?

— Mon outil de diagnostic ne détecte aucun problème.

— Odsac, votre outil de diagnostic est-il sûr ? »

Une longue pause.

« Je ne sais pas.

— Odsac, comptez-vous diagnostiquer l’état de votre outil de diagnostic ?

— Oui, quand vous serez parti.

— Je ne suis pas une menace, rétorqua Umbo, agacé que le sacrifiable résiste.

— Pour moi, si.

— Sur quoi basez-vous cette appréciation ?

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 ... 54
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)