Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr]
Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr]

Электронная книга - «Route de la gloire [=En route pour la gloire / Glory Road - fr]». Краткое содержание книги:

Je n'étais pas très chaud pour partir en colonie de vacances dans le Sud-Est asiatique, mais on ne m'avait pas donné le choix. Enfin, à mon retour, j'avais une belle cicatrice toute neuve sur la figure et un billet de Sweepstake gagnant dans la poche grâce auquel j'ai rencontré la plus belle sorcière des Vingt Univers. C'est là que mes ennuis ont commencé : je me suis retrouvé dans un monde parallèle, à pourchasser des rats gros comme des loups, des dragons cracheurs de feu (évidemment), et même un Ogre, tout en essayant d'échapper aux Fantômes à Longues Cornes et autres Ecumeurs des Eaux Glacées. Sans compter Celui-Qui-N'a-Jamais-Vu-Le-Jour et Celui-Qui-Dévore-Les-Âmes. Et tout ça pour récupérer un oeuf de Phénix…
Vous allez dire que je ne suis jamais content, mais vous ne croyez pas qu'il y a de quoi vous faire regretter notre bonne vieille Terre, Sud-Est asiatique ou pas ? Et encore, je ne vous raconte pas tout !
1 ... 35 36 37 38 39 40 41 42 43 ... 89
Перейти на страницу:

— « Ce n’est pas plus inquiétant, une fois qu’on y est accoutumé, que de changer de langages et d’habitudes quand on change de pays. Combien y a-t-il d’éléments chimiques sur Terre ? »

— « Euh… Quatre-vingt-douze, sans compter quelques retardataires. Cela doit faire cent six ou cent sept. »

— « C’est à peu près la même chose ici. Un chimiste terrien ressentirait cependant quelques surprises. Les éléments ne sont pas tout à fait les mêmes, ni ne réagissent pas de la même manière. Ici, les bombes H ne marchent pas et la dynamite ne fait pas explosion. »

Je l’interrompis brutalement : « Minute ! veux-tu me dire par là que les électrons et les protons ne sont pas les mêmes, ici, pour rester au plan fondamental ? »

Elle haussa les épaules : « Peut-être et peut-être que non. Qu’est-ce en effet qu’un électron, sinon un concept mathématique ? En as-tu goûté un dernièrement ? Ou mis du sel sur la queue d’une vague d’ondes ? Et puis, quelle importance cela a-t-il ? »

— « Cela a une fichue importance. Un homme peut parfaitement mourir d’inanition, par manque d’éléments déterminants aussi bien que par manque de pain. »

— « Exact. Dans certains univers, nous, les humains, devons apporter avec nous notre nourriture si nous voulons y séjourner, – ce que nous sommes parfois obligés de faire, ne serait-ce que pour changer de train. Ici, cependant, et dans chacun des univers et des innombrables planètes où vivent des humains, nous n’avons pas à nous en faire : nous disposons des ressources locales pour nous nourrir. Naturellement, si tu vivais ici de nombreuses années, puis que tu reviennes sur Terre pour y mourir tout de suite après et que l’on se livre à l’autopsie de ton cadavre, avec des microanalyses poussées à l’extrême, le médecin-légiste pourrait bien ne pas en croire ses yeux. Mais ton estomac, lui, ne s’en soucie pas. »

J’y pensai un instant, le ventre plein de mets merveilleux, tout entouré d’une atmosphère douce et agréable… et il était bien certain que mon corps ne se souciait pas des différences dont Star venait de parler.

Alors, je me mis à penser à un aspect de la vie pour lequel de petites différences ont d’importantes conséquences. Je questionnai Star à ce propos.

Elle fit l’innocente : « Cela a-t-il de l’importance pour toi, seigneur ? Il y aura longtemps que tu seras parti avant que cela ait de l’importance pour le Doral. Je croyais que, pendant ces trois jours, ton but avait simplement été de m’aider à résoudre mon problème ? Je me rends compte que tu as pris plaisir à ton travail… Tu as très bien saisi l’esprit de l’opération. »

— « Suffit ! Ne me fais pas marcher ! J’ai fait cela pour t’aider mais un homme ne peut quand même pas s’empêcher de se poser des questions. »

Elle me frappa sur la cuisse et se mit à rire. « Oh ! mon grand chéri ! Ne te pose plus de questions. Dans tous les univers, les races humaines peuvent se croiser. Certains accouplements portent des fruits quoique rarement, d’autres sont stériles. Pas dans ce cas-là, cependant. Tu vivras ici, même si tu n’y retournes jamais. Tu n’es pas stérile ; c’est un des points que j’ai vérifiés quand j’ai examiné ton corps magnifique, à Nice. On ne sait jamais combien de points on obtient quand on jette les dés, mais… je crois que le Doral ne sera pas déçu. »

Elle se pencha vers moi. « Veux-tu donner à ton médecin des données plus précises que celles qu’il a obtenues par la chanson de Jocko ? Je pourrais alors te dire quelle est la probabilité statistique. Et même te donner une Vision. »

— « Non, certainement pas ! Quelle indiscrétion ! »

— « N’est-ce pas ? Comme tu voudras, seigneur. Mais, pour parler d’une manière moins personnelle, le croisement entre humains de différents univers, et de certains animaux comme les chiens et les chats, est un problème des plus intéressants. La seule certitude est que les êtres humains ne s’épanouissent que dans les univers dont la composition chimique est assez constante pour que les acides déoxy-ribo-nucléiques ne présentent pas de différences notables. Quant au reste, chaque savant a sa théorie. Certains s’en tiennent à une explication téléologique, assurant que l’Homme évolue de la même manière pour toutes ses caractéristiques essentielles, dans chaque univers qui peut l’accueillir, par suite d’un Plan Divin… ou par suite d’une nécessité aveugle, suivant que le savant en question est attaché à sa religion, toute pure, ou qu’il l’allonge avec du soda.

» Certains pensent que nous n’avons évolué qu’une seule fois, – ou que nous avons été créés, comme cela est possible, – et que nous nous sommes répandus dans les autres univers. Alors, dans ce cas, ils discutent entre eux pour savoir quel univers a été le berceau de la race. »

— « Comment peut-il seulement y avoir discussion ? » objectai-je. « La Terre possède des preuves fossiles de l’évolution de l’homme. Les autres planètes en ont ou n’en ont pas, et cela devrait régler la question. »

— « En es-tu certain, seigneur ? Je croyais que, sur la Terre, l’arbre généalogique de l’homme comprenait autant de coupures qu’il y a de bâtards dans certaines familles royales européennes ? »

Je me suis tu, car j’avais seulement lu quelques ouvrages populaires. Peut-être avait-elle raison ; une race qui ne pouvait pas savoir avec exactitude qui avait fait quoi à qui au cours d’une guerre qui n’était vieille que d’une vingtaine d’années, une telle race ne savait probablement pas quel Alley Oop[48] avait batifolé avec une jeune ancêtre un milliard d’années auparavant, alors que les seules preuves consistaient en quelques ossements épars. N’y avait-il pas eu quelque supercherie ? l’Homme de Piltdown, ou un autre ?

Star poursuivit : « Quelle que soit la vérité, il y a des dérivations entre les mondes. Sur ta propre planète, il y a des centaines de milliers de disparitions et tous les disparus ne sont pas des fugitifs ou des gens qui abandonnent leurs femmes ; il n’y a qu’à regarder les dossiers de la police. Un des endroits où il y a de nombreuses disparitions, c’est sur le champ de bataille. La tension devient trop grande et un homme se glisse dans un trou dont il ignorait l’existence et il est porté disparu au combat. Parfois, – mais ce n’est pas fréquent, – on voit un homme quand il disparaît. Un de vos écrivains américains, un certain Bierce ou Pierce, s’est intéressé à ces cas et en a dressé une liste. Il en a réuni tellement que lui-même a fini par faire partie des disparus. Et vous avez aussi sur la Terre des exemples de communications inverses, des « Gaspard Hauser » qui arrivent de nulle part, qui ne parlent aucune langue connue et qui sont eux-mêmes parfaitement incapables de dire qui ils sont. »

— « Un instant ! Pourquoi cela ne concerne-t-il que des gens ? »

— « Je n’ai pas seulement parlé de gens. N’as-tu jamais entendu parler de pluies de grenouilles ? ou de pierres ? ou de sang ? Et d’où viennent donc tous les chats errants ? Et tous les cas de soucoupes volantes ne seraient donc expliqués que par des illusions d’optique ? Je te garantis qu’elles sont bien réelles ; pour certaines il s’agit de pauvres astronautes égarés qui cherchent leur chemin pour rentrer chez eux. Mes propres compatriotes n’utilisent que très peu les voyages dans l’espace car les supra-luminiques représentent la meilleure façon de se perdre entre les Univers. Nous préférons employer la méthode plus sûre des géométries métaphysiques… ce que l’on appelle vulgairement la magie. »

Star sembla réfléchir un instant : « Seigneur, ta Terre est peut-être le berceau de l’humanité. Certains savants le pensent. »

вернуться

48

Alley Oop, sorte d’homme des cavernes, de pithécanthrope, héros de bandes dessinées dans certains journaux américains. Ajoutons, pour l’Homme de Piltdown, qu’on sait maintenant avec certitude qu’il a été « inventé de toutes pièces » comme l’avait été le pithécanthrope de Java, encore que cela soit généralement dissimulé par la science officielle. (N.D.T.)

1 ... 35 36 37 38 39 40 41 42 43 ... 89
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)