Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Basilica [The Memory of Earth - fr]
Basilica [The Memory of Earth - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Basilica [The Memory of Earth - fr]

Электронная книга - «Basilica [The Memory of Earth - fr]». Краткое содержание книги:

Basilica est une ville dirigée par les femmes, dans laquelle culture et tradition sont les maîtres mots. Les hommes ne peuvent y résider que sur l’invitation expresse de leurs compagnes. C’est pourtant l’un deux, volemak, qui reçoit de surâme, l’ordinateur-dieu veillant au bien-être du monde, une vision d’apocalypse : Basilica, et, au-delà toute la planète Harmonie, sont sur le point de disparaître dans un déluge de feu. Mais à cause de quoi ? Ou de qui ? Alors que les tensions politiques grandissent entre les différentes factions de Basilica, Nafai, le benjamin de Volemak, s’efforce d’aider son père dans la quête de la vérité. Mais il semblerait que Surâme ait d’autres ambitions pour l’adolescent…
1 ... 34 35 36 37 38 39 40 41 42 ... 80
Перейти на страницу:

Mais Nafai savait bien qu’il n’était pas avisé du tout ; il connaissait simplement la fin du rêve de Luet. Si Meb et Elya restaient ici, Gaballufix les entraînerait définitivement dans ses machinations ; ils perdraient le peu d’honnêteté qu’ils possédaient encore. Pourtant, il devait y avoir du bon en eux ; peut-être même avaient-ils l’intention de prévenir Père. Était-ce pour cela qu’Elya avait barricadé le portail intérieur ? Pour être réveillé par le bruit que ferait Père en sortant et l’avertir de ne pas y aller ?

À moins qu’il ne veuille le suivre, afin d’être juste derrière lui quand il découvrirait le corps de Roptat dans la serre…

Non ! hurla Nafai intérieurement. Pas Elemak ! Rien que de penser ça de lui, c’est monstrueux ! Mes frères ne sont pas des meurtriers !

« Va dans ta chambre, dit Père. Ou mieux, aux cabinets. Ensuite, sors-en et montre-toi un modèle d’obéissance muette. Mais pas envers moi : envers Elya. Il sait ce qu’il faut emporter pour ce genre de voyage.

— Oui, Père », répondit Nafai.

Il sortit aussitôt ; dans la cour, il constata que les portes d’Elemak et de Mebbekew étaient toujours closes, et se dirigea vers les latrines. À peine arrivé, il entendit Père frapper à la porte de Mebbekew. « Lève-toi, mais sans bruit », dit Père. Puis, à Elemak : « Viens dans la cour. »

Tous sortirent, même Issib, sans qu’on l’ait appelé.

« Où est Nyef ? s’enquit Issib.

— Aux latrines, répondit Père.

— Ah ! génial ! s’exclama Mebbekew.

— Tu peux attendre un instant, tout de même ? » dit Père.

Nafai sortit alors du kiosque en laissant les toilettes se nettoyer automatiquement derrière lui. Père ne les obligeait quand même pas à vivre une existence complètement primitive.

« Excusez-moi, fit Nafai. Je ne voulais pas vous faire attendre. » Meb lui lança un regard noir, mais aussi trop endormi pour l’inquiéter.

« Nous partons, annonça Père. Dans le désert.

— Tous ? demanda Issib.

— Oui, tous, j’en suis navré. Tu prendras ton fauteuil ; ça ne vaut pas tes flotteurs, je sais, mais c’est mieux que rien.

— Mais pourquoi ? demanda Elemak.

— Parce que Surâme m’a averti d’un danger, à travers un rêve que je viens de faire. »

Meb émit un bruit méprisant et s’apprêta à regagner sa chambre.

Père se redressa. « Tu vas rester ici et m’écouter, Mebbekew, car si tu ne m’accompagnes pas, je ne te considérerai plus comme mon fils. »

Meb s’immobilisa, mais il ne se retourna pas.

« On complote pour m’assassiner, reprit Père. Pour me tuer ce matin même. Je devais aller à un rendez-vous avec Gaballufix et Roptat, pour y mourir. »

Elemak se récria : « Mais Gabya m’avait donné sa parole qu’il ne serait fait de mal à personne ! »

Tiens, tiens ! Elemak appelait Gaballufix par son petit nom, maintenant ?

« Surâme connaît mieux le cœur de Gaballufix que Gaballufix ne connaît sa propre bouche, rétorqua Père. Si je vais à ce rendez-vous, je meurs. Et même si je n’y vais pas, ce ne sera qu’une question de temps : maintenant qu’il a résolu de me tuer, ma vie ne vaut plus rien. Je n’ai pas peur de mourir, et je resterais volontiers en ville si je pensais que ma mort puisse servir à quelque chose. Mais Surâme m’a ordonné de fuir.

— Bah ! Dans un rêve ! fit Elemak.

— Je n’ai pas besoin d’un rêve pour savoir que Gaballufix est dangereux quand on contrecarre ses projets, répondit Père, et toi non plus. Je ne sais pas quelle sera sa réaction quand il s’apercevra que je ne suis pas venu à la serre ; il faudra donc que je sois déjà loin dans le désert à ce moment-là. Nous prendrons le chemin de Rocrouge. »

Elemak était indigné.

« Mais les chameaux ne passeront jamais ! dit-il.

— Ils passeront parce qu’il le faut, répliqua Père. Et nous emporterons des vivres pour une année.

— Mais c’est du délire ! s’exclama Mebbekew. Je refuse de partir !

— Que se passera-t-il au bout d’un an ? demanda Elemak.

— Surâme me révélera quoi faire, à ce moment, répondit Père.

— Les choses se seront peut-être calmées à Basilica, assez pour revenir, insinua Issib.

— Si nous partons maintenant, dit Elemak, Gaballufix croira que vous l’avez trahi, Père.

— Ah oui ? L’ennui, c’est que si je reste, c’est lui qui va me trahir.

— C’est du moins ce que prétend un rêve…

— C’est ce qu’affirme mon rêve à moi ; ce n’est pas la même chose. Écoute, j’ai besoin de toi. Alors, reste si tu veux, mais dans ce cas tu ne seras plus mon fils. »

Mebbekew ricana.

« Moi, je m’en suis plutôt bien tiré, de n’être pas votre fils ! »

Elemak le reprit :

« Non ; si tu t’en es bien tiré, c’est en faisant semblant de ne pas être son fils, nuance ! Mais personne n’était dupe.

— Je vivais de mon talent !

— Mais non ! Tu vivais de l’espoir de tes théâtreux que ton père investirait dans leurs spectacles – ou que tu investirais, toi, après avoir hérité ! »

Une gifle en pleine face n’aurait pas eu plus d’effet sur Mebbekew. « Alors, toi aussi, tu t’y mets, Elya ?

— On en parlera plus tard, répondit son frère. Si Père dit que nous partons, nous partons, et il n’y a pas de temps à perdre. » Puis, s’adressant au Wetchik : « Je ne fais pas ça parce que vous avez menacé de me déshériter, Père, mais parce que vous êtes mon père et que je ne peux pas vous laisser aller dans le désert avec seulement ces trois zozos pour vous aider à survivre !

— Je te rappelle que c’est moi qui t’ai appris tout ce que tu sais, Elya.

— Vous étiez plus jeune alors, répondit Elemak, et nous emmenions toujours des serviteurs. Je suppose que cette fois, nous les laissons ici ?

— Tous les domestiques de la maison seront congédiés, acquiesça Père. Pendant que tu t’occuperas des animaux et des provisions, Elya. Je laisserai des instructions à Rashgallivak. »

Au cours de l’heure suivante, Nafai travailla dans une hâte qu’il n’aurait jamais crue possible. Elemak avait affecté des missions à chacun, même à Issib, et une fois encore Nafai admira le talent de son frère : il savait toujours avec exactitude quelles tâches étaient à exécuter, par qui, et en combien de temps. Il savait aussi très bien réprimander Nafai qui n’apprenait pas assez vite les gestes nécessaires ; Nafai était pourtant certain de s’en tirer au moins aussi bien que les autres ; mais il était novice, tout simplement.

Enfin, la caravane fut prête, une vraie caravane du désert, constituée uniquement de chameaux ; c’étaient pourtant les plus capricieux des animaux de bât et les moins confortables à monter. Le fauteuil d’Issib était sanglé sur le flanc d’un chameau, des paquets d’eau en poudre sur l’autre. L’eau ne servirait que plus tard, en cas d’urgence ; Père et Elemak connaissaient tous les points de ravitaillement de la première partie du voyage, et d’ailleurs, il pleuvait de temps en temps sur le désert en automne, et l’eau ne manquerait pas. L’été prochain, cependant, il ferait plus sec, et il serait alors trop tard pour retourner à Basilica faire provision de la précieuse poudre. Et puis, si on les poursuivait, s’ils devaient fuir jusque dans des régions reculées du désert, ils auraient peut-être besoin de cette poudre qu’il suffisait de verser dans une casserole et de faire chauffer ; en se consumant, elle captait l’oxygène de l’air et se transformait en eau. Une fois, Nafai en avait bu : c’était infect ; l’eau avait un goût métallique et nauséabond, à cause des produits chimiques utilisés qui maintenaient l’hydrogène sous forme pulvérulente. Mais les fugitifs seraient bien aisé d’en avoir sous la main en cas de besoin.

1 ... 34 35 36 37 38 39 40 41 42 ... 80
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)