Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Basilica [The Memory of Earth - fr]
Basilica [The Memory of Earth - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Basilica [The Memory of Earth - fr]

Электронная книга - «Basilica [The Memory of Earth - fr]». Краткое содержание книги:

Basilica est une ville dirigée par les femmes, dans laquelle culture et tradition sont les maîtres mots. Les hommes ne peuvent y résider que sur l’invitation expresse de leurs compagnes. C’est pourtant l’un deux, volemak, qui reçoit de surâme, l’ordinateur-dieu veillant au bien-être du monde, une vision d’apocalypse : Basilica, et, au-delà toute la planète Harmonie, sont sur le point de disparaître dans un déluge de feu. Mais à cause de quoi ? Ou de qui ? Alors que les tensions politiques grandissent entre les différentes factions de Basilica, Nafai, le benjamin de Volemak, s’efforce d’aider son père dans la quête de la vérité. Mais il semblerait que Surâme ait d’autres ambitions pour l’adolescent…
1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 80
Перейти на страницу:

Nafai allait-il lui aussi en connaître une ?

À pas de loup, il s’approcha du portail et souleva la lourde barre. Il ne fit aucun bruit grâce à la vivacité inaccoutumée de ses sens et de ses réflexes. Le vantail craqua légèrement en pivotant, mais il n’eut qu’à l’entrebâiller pour se faufiler de l’autre côté.

Le second portail, plus utilisé et mieux entretenu, s’ouvrit plus aisément et dans un silence absolu. Nafai se retrouva dehors à l’instant où le bord de la première lune apparaissait au-dessus des monts Seggidugu, à l’est. Il entreprit de contourner la maison pour apercevoir la serre tempérée, mais à peine eut-il fait quelques pas qu’il entendit du bruit dans la chambre des voyageurs.

Comme le voulait la coutume dans cette région du monde, chaque maison possédait une pièce dont la porte toujours ouverte donnait sur l’extérieur, une chambre modeste où le voyageur de passage pouvait s’abriter de l’orage ou du froid, ou simplement se reposer. Père était plus attaché que la plupart des gens à cette tradition d’hospitalité : outre l’abri, il fournissait un lit, du linge propre et un buffet rempli de provisions. Nafai ignorait quel serviteur était responsable de la pièce, mais il savait qu’elle était souvent occupée et qu’on la réapprovisionnait régulièrement ; il n’aurait donc pas dû s’étonner que quelqu’un s’y trouvât.

Et pourtant, il se sentit obligé de s’arrêter à la porte et de jeter un coup d’œil à l’intérieur.

Une vague clarté filtra dans la chambre par l’entrebâillement. Il poussa la porte et la lumière tomba sur le lit, où il aperçut des yeux écarquillés : Luet !

« Toi ! souffla-t-il.

— Toi ! » répondit-elle. Elle paraissait soulagée.

« Qu’est-ce que tu fais ici ? Qui t’accompagne ?

— Je suis seule, dit-elle. Je ne savais pas chez qui j’allais. Je n’étais encore jamais sortie de l’enceinte de la cité.

— Mais quand es-tu arrivée ?

— À l’instant. C’est Surâme qui m’a guidée ici. »

(Évidemment !) « Pour quoi faire ?

— Je n’en sais rien, répondit-elle. Pour raconter mon rêve, je suppose. C’est lui qui m’a réveillée. »

Et Nafai pensa à son propre rêve, qu’il n’arrivait pas à se rappeler.

« Je suis vraiment très heureuse, reprit-elle, que Surâme ait recommencé à me parler. Et pourtant mon rêve était affreux !

— De quoi s’agissait-il ?

— C’est à toi que je dois le raconter ? demanda-t-elle.

— Comment veux-tu que je le sache ? Mais en tout cas, je suis ici.

— C’est Surâme qui t’a fait venir ? »

La question était si directe qu’il ne put l’esquiver. « Oui, dit-il. Enfin, je crois. »

Elle hocha la tête. « Alors je vais te raconter mon rêve. En fait, c’est logique qu’il s’agisse de ta famille ; il y a tellement de gens qui détestent ton père à cause de sa vision et du courage qu’il a eu de l’annoncer à tous !

— C’est vrai, dit-il. Puis : Alors, ce rêve ?

— Eh bien, j’ai vu un homme qui marchait seul, droit devant lui. Il marchait dans la neige, mais je savais que ça se passait cette nuit, alors qu’il n’y a en ce moment pas la moindre trace de neige par terre. Tu comprends que je puisse être sûre de quelque chose, même si c’est différent de ce que me montre le rêve ? »

Nafai se rappela la conversation sous l’auvent, une semaine plus tôt, et il acquiesça.

« Donc, il y avait de la neige, et pourtant c’était cette nuit ; la lune était levée et je savais que l’aube n’allait pas tarder. Et deux silhouettes avec des capuchons et des épées ont bondi sur la route devant l’homme. Il a eu l’air de les reconnaître malgré les capuches, et il a dit : “Voici ma gorge. Je n’ai pas d’arme. Mais vous auriez pu me tuer quand vous le vouliez, quand je vous savais mes ennemis. Pourquoi a-t-il fallu que vous gagniez d’abord ma confiance par la ruse ? Craigniez-vous que la mort ne me soit indifférente si je ne me sentais pas trahi ?” »

Nafai n’avait pas tardé à faire le rapprochement entre ce rêve et le rendez-vous de son père, dans quelques heures. « Gaballufix ! » dit-il.

Luet acquiesça. « Oui, c’est ce que j’ai fini par comprendre, maintenant que je sais que je suis chez ton père.

— Gaballufix a fixé un rendez-vous à Père et à Roptat, ce matin, à la serre froide.

— Ah ! la neige, dit-elle, voilà !

— Oui. Il y a toujours de la gelée blanche dans les coins.

— Et Roptat… souffla-t-elle. Ça explique l’autre partie de mon rêve.

— Vas-y, raconte.

— Un des deux hommes encapuchonnés a dévoilé le visage de l’autre. L’espace d’un instant, j’ai cru y voir un sourire ; mais alors, la scène est devenue plus nette et j’ai compris que ce n’était pas un sourire : c’était sa gorge, tranchée jusqu’à la nuque. À ce moment, sa tête a basculé en arrière et la blessure s’est complètement ouverte, comme une bouche béante prête à hurler. Et l’autre homme – celui qui était moi dans le rêve…

— Je comprends, l’interrompit Nafai : c’était Père.

— C’est ça. Sauf que je ne le savais pas.

— D’accord, d’accord », dit Nafai. Il était pressé de connaître la fin du rêve.

« Donc, ton père, si c’était bien lui, a dit : “On croira que c’est moi qui l’ai tué, je suppose”. Et l’homme au capuchon a répondu : “Et en vérité, vous l’avez tué, mon cher cousin.”

— Ce serait bien de lui, ce genre de phrase, dit Nafai. Donc, Roptat doit mourir, lui aussi.

— Attends, je n’ai pas fini. Ou plutôt, le rêve n’est pas fini, parce que l’homme, enfin, ton père, a dit : “Et moi, qui croira-t-on qui m’a tué ?” Et l’autre a répondu : “Pas moi, en tout cas ! Jamais je ne lèverais la main sur vous, car je vous aime tendrement. Je me contenterai de découvrir votre cadavre ici, entouré de vos assassins aux mains rouges de sang.” Et il a éclaté de rire, avant de disparaître dans l’ombre.

— Alors, il n’a pas tué Père ?

— Non. À ce moment, ton père s’est retourné et il a vu derrière lui deux autre hommes, encapuchonnés aussi. Et sans qu’ils aient parlé ni ôté leurs capuches, il les a reconnus. J’ai senti la terrible tristesse qui l’envahissait alors. “Tu n’as pas pu attendre”, a-t-il dit au premier. Et au second : “Tu n’as pas pu me pardonner ! ” Alors ils ont brandi leurs épées et ils l’ont tué.

— Oh, par Surâme, non ! s’écria Nafai. Non, ils ne feraient pas ça !

— Qui ça ? Tu sais qui ?

— Ne parle à personne de la dernière partie de ton rêve ! dit Nafai. Tu dois me le jurer sur ce que tu as de plus sacré !

— Moi ? Sûrement pas !

— Écoute, tous mes frères sont ici ce soir, reprit Nafai. Ils ne sont pas dehors, à attendre Père pour lui faire un mauvais parti.

— Alors, ce sont eux, les hommes aux capuchons ? Ce sont tes frères ?

— Non ! C’est impossible ! »

Luet hocha la tête. « Je ne te ferai aucun serment, mais je vais quand même te promettre quelque chose : si ton père échappe à la mort grâce à ma venue, je ne parlerai à personne de cette partie de mon rêve.

— Même à Hushidh, ajouta-t-il.

— Mais je te fais une autre promesse, poursuivit-elle. Si jamais ton père meurt, je saurai que tu ne l’as pas mis en garde, et que tu faisais donc partie des meurtriers, parce que si tu ne préviens pas ton père maintenant que tu es au courant du complot, c’est exactement comme si tu brandissais toi-même l’épée électrique sur lui.

1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 80
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)