Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr]
Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr]

Электронная книга - «Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr]». Краткое содержание книги:

Majipoor, planète géante, abrite des dizaines de milliards d’habitants, humains, Hjorts, Métamorphes, Vroons, Skandars et autres étrangers. Parce que les métaux y sont rares, la technologie y est presque absente. Mais on y excelle dans les arts et les aménités de la vie. Jeune saute-ruisseau, Hissune est entré au service du Pontife de Majipoor. Il a accès au Registre des Ames où des millions d’habitants de Majipoor ont déposé au fil de milliers d’années des enregistrements de leurs souvenirs.
II suffit de prendre une capsule, de la glisser dans une fente spéciale et, d’un seul coup, c’est comme si on était devenu la personne qui a fait l’enregistrement.
Hissune en prend une et une autre et une autre encore, et c’est comme s’il voyageait à travers les continents démesurés, les océans interminables de Majipoor, comme s’il explorait les plaines, les déserts, les montagnes, les villes, les palais et les âmes aussi.
1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 94
Перейти на страницу:

2

Tout voyage a une fin, même un voyage interminable. Le vent brûlant venant du sud augmentait jour après jour jusqu’à ce que le pont devienne trop chaud pour que l’on puisse marcher dessus et les Skandars aux pieds nus devaient passer le faubert toutes les deux ou trois heures. Puis soudain, la masse sombre et embrasée à l’horizon se mua en un littoral et l’entrée d’un port. Ils avaient enfin atteint Tolaghai.

L’ensemble de Suvrael était dans la zone tropicale ; la majeure partie de l’intérieur du continent était désertique, perpétuellement oppressée par une masse colossale d’air sec et immobile à la périphérie de laquelle tourbillonnaient des cyclones dévastateurs ; mais les confins du continent étaient plus ou moins habitables et il y avait sur la côte cinq villes principales parmi lesquelles Tolaghai était la plus grande et celle qui avait les échanges commerciaux les plus développés avec le reste de Majipoor. Quand le cargo entra dans le vaste port, Dekkeret fut frappé par l’étrangeté du lieu. Il avait vu dans sa courte vie un grand nombre de cités de la planète géante – une douzaine des cinquante sur les flancs du Mont du Château, Alaisor, imposante et battue par les vents, l’énorme et stupéfiante Ni-mayo aux murs blancs, la magnifique Piliplok et bien d’autres – mais il n’avait jamais contemplé de ville à l’aspect aussi dur, mystérieux et rébarbatif que celle-ci. Tolaghai était accrochée comme un crabe à une basse corniche courant le long de la mer. Les bâtiments de brique orange séchée par le soleil étaient tristes et ramassés, avec des meurtrières en guise de fenêtres, entourés de plantations clairsemées, surtout de chétifs et consternants palmiers se réduisant à un tronc nu couronné d’un minuscule plumet. À midi, les rues étaient presque désertes. Le vent brûlant poussait des nuages de sable sur les pavés fissurés. Aux yeux de Dekkeret la ville semblait être une sorte de colonie pénitentiaire, laide et sauvage, ou bien une cité hors du temps appartenant à quelque peuplade préhistorique d’une race autoritaire et à la discipline sévère. Comment avait-on pu bâtir quelque chose d’aussi hideux ? Sans doute par simple souci d’efficacité, se dit Dekkeret, une telle laideur étant le meilleur moyen de faire face au climat de ce continent, mais enfin la lutte contre la chaleur et la sécheresse aurait sûrement pu donner naissance à une architecture moins repoussante.

Dans son innocence, Dekkeret s’imaginait pouvoir débarquer immédiatement, mais les choses ne se passaient pas aussi simplement ici. Le navire resta à l’ancre pendant plus d’une heure avant que les fonctionnaires du port, trois Hjorts à la mine lugubre, ne montent à bord. Ce fut interminable : l’inspection sanitaire, le manifeste, le marchandage sur les droits d’amarrage ; enfin, la douzaine de passagers fut autorisée à débarquer. Un porteur de race ghayrog s’empara des bagages de Dekkeret et lui demanda le nom de son hôtel. Il répondit qu’il n’avait réservé de chambre nulle part et la créature à l’aspect reptilien dont la langue allait et venait et dont les gros cheveux noirs se tortillaient comme une masse de serpents lui adressa un regard glacial et moqueur.

— Combien pouvez-vous payer ? demanda-t-il. Êtes-vous riche ?

— Pas très. Que puis-je avoir pour trois couronnes par nuit ?

— Pas grand-chose. Une paillasse. De la vermine sur les murs.

— Emmenez-moi là-bas, dit Dekkeret.

Le Ghayrog eut l’air aussi étonné qu’un Ghayrog est capable de l’être.

— Vous ne vous plairez pas là-bas, mon beau seigneur. Vous avez un port plein de noblesse.

— Peut-être bien, mais j’ai la bourse d’un pauvre homme. Je vais courir ma chance avec la vermine.

En fait, l’auberge ne se révéla pas aussi catastrophique qu’il le craignait : vieille, sordide et déprimante, certes, mais il en était de même de tout ce qui l’environnait, et la chambre qu’on lui donna lui parut presque luxueuse après la cabine du bateau. Il n’y avait pas non plus la puanteur de la chair de dragon de mer, seulement l’odeur désagréable et pénétrante de l’air de Suvrael, semblable au contenu d’une bouteille cachetée depuis mille ans. Il donna au Ghayrog une pièce d’une demi-couronne, pour laquelle il ne reçut aucun remerciement, et déballa ses quelques affaires.

1 ... 32 33 34 35 36 37 38 39 40 ... 94
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)