Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les ailes de la nuit [Nightwings - fr]
Les ailes de la nuit [Nightwings - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les ailes de la nuit [Nightwings - fr]

Электронная книга - «Les ailes de la nuit [Nightwings - fr]». Краткое содержание книги:

Le vieux Guetteur, Avluela la Volante, et Gordon, un Elfon, revenaient vers Roum, la ville aux sept collines.
Le Guetteur était las d'avoir usé ses yeux et ses sens à détecter l'invasion extraterrestre dont la Terre se croyait menacée. Il avait fini par perdre la foi dans le principe fondamental de sa Guilde.
Tout son univers allait pourtant basculer quelques heures plus tard. Sa jeune protégée Avluela était remarquée par le Prince de Roum qui abusait d'elle. Gordon, l'Elfon sans Guilde, reconnaissait soudain être un émissaire déguisé des envahisseurs qui apparaissaient bientôt au Guetteur au cours de sa veille. La Terre allait être conquise.
Désorienté, ses veilles de guet devenues vaines, le Guetteur gagna d'abord Perris où il ne rencontra qu'intrigues et luxure, puis tenta le pèlerinage de Jorslem. C'est là qu'il retrouva Avluela la Volante et que, de la Terre vaincue, naquit un nouvel espoir.
1 ... 31 32 33 34 35 36 37 38 39 ... 55
Перейти на страницу:

— Qu’est-il arrivé ? m’écriai-je.

— Deux meurtres, répondit le chancelier Kenishal d’une voix brisée.

Il s’approcha de moi. Un tic faisait palpiter sa paupière.

— Quand as-tu vu ces deux personnes vivantes pour la dernière fois, apprenti ?

— Hier soir.

— Pourquoi étais-tu venu ?

— C’était une simple visite, rien de plus.

— Se sont-ils disputés ?

— Oui, le Souvenant Elegro s’est querellé avec le Pèlerin, reconnus-je.

— A quel sujet ? s’enquit le grand vieillard aux cheveux de neige.

Gêné, je me tournai vers Olmayne mais elle ne voyait rien, n’entendait rien.

— A cause d’elle.

Les autres Souvenants ricanèrent et se poussèrent du coude : j’avais confirmé la réalité du scandale.

Le chancelier se fit encore plus solennel et désigna le cadavre du prince.

— Tu es arrivé à Perris avec lui. Connaissais-tu sa véritable identité ?

Je m’humectai les lèvres.

— J’avais des doutes.

— Tu le suspectais d’être…

— Le prince de Roum en fuite.

Ce n’était pas le moment d’essayer de jouer au plus fin : j’étais dans une situation délicate.

D’autres dodelinements entendus, d’autres coups de coude. Le chancelier Kenishal reprit :

— Cet homme était décrété d’arrestation. Ton rôle n’était pas de dissimuler la connaissance que tu avais de son identité.

Comme je demeurais muet, il enchaîna :

— Tu as disparu de la maison mère depuis plusieurs heures. Explique-nous ce que tu as fait après avoir quitté l’appartement d’Elegro et d’Olmayne.

— Je suis allé voir le procurateur.

Ma réponse fit sensation.

— Dans quel but ?

— Pour lui faire savoir que le prince de Roum avait été appréhendé et qu’il se trouvait chez un Souvenant. C’est sur l’ordre du Souvenant Elegro que j’ai agi ainsi. Après avoir rempli ma mission, j’ai erré longtemps dans les rues et je suis entré pour trouver… pour trouver…

— Le chaos. Le procurateur est venu à l’aube. Il s’est rendu dans cet appartement. Elegro et le prince devaient être encore en vie. Puis il a visité nos archives et s’est emparé… s’est emparé… d’un document important… un document de la plus haute importance… il s’est emparé… un document auquel on ne croyait pas que l’on pouvait avoir accès… de la plus haute importance…

Le chancelier ne put aller plus loin. Comme une machine soudain atteinte par la rouille, ses gestes se firent plus lents, il émit des sons grinçants comme s’il allait s’effondrer dans les secondes à venir. Des Souvenants haut placés dans la hiérarchie se précipitèrent à la rescousse. L’un d’eux lui fit une piqûre au bras. Peu à peu, le chancelier récupéra.

— Ces meurtres, dit-il, ont été commis après le départ du procurateur. La Souvenante Olmayne n’a pas été capable de nous fournir d’éclaircissements. Peut-être sais-tu quelque chose d’intéressant, apprenti ?

— Je n’étais pas présent. Deux Somnambules installés près de la Senn pourront témoigner que j’étais en leur compagnie à l’heure où ces crimes ont été perpétrés.

Quelqu’un pouffa en m’entendant mentionner les Somnambules. Cela m’était égal. Ce n’était pas le moment de me draper dans ma dignité perdue : j’étais en danger.

— Regagne ta chambre, apprenti, et restes-y en attendant qu’on t’interroge à fond, dit le chancelier d’une voix lente. Après, tu quitteras cette maison et Perris dans un délai de vingt heures. En vertu des pouvoirs qui me sont conférés, je prononce ton expulsion de la confrérie des Souvenants.

Bien que Samit l’eût prédit, je fus estomaqué.

— Je suis expulsé ? Mais pourquoi ?

— Nous ne pouvons plus avoir confiance en toi. Trop de mystères t’entourent. Tu as conduit le prince ici et tu n’as rien dit de tes soupçons. Tu as assisté à une querelle qui s’est soldée par un double assassinat. Tu as rendu visite au procurateur en pleine nuit. Peut-être es-tu aussi responsable de la perte catastrophique que constitue la saisie de ce document d’archives. Nous ne souhaitons pas avoir dans nos rangs des fauteurs d’énigmes. Aussi tranchons-nous tous rapports avec toi. (Il fit un grand geste du bras.) Rentre chez toi pour attendre d’être interrogé. Ensuite, va-t’en !

On me fit sortir sans ménagements. Au moment où la porte se refermait, je me retournai juste à temps pour voir le chancelier, le teint cireux, s’écrouler dans les bras de ses acolytes. Au même instant, la Souvenante Olmayne émergea de la transe qui la pétrifiait et s’effondra en poussant des hurlements.

8

Dans la solitude de ma chambre, je consacrai un long moment à rassembler mes biens, encore qu’ils fussent peu nombreux. La matinée était déjà fort avancée quand un Souvenant que je ne connaissais pas entra. Je contemplai avec appréhension le matériel d’interrogatoire qu’il apportait. Si jamais les Souvenants avaient la preuve que c’était moi qui avais révélé aux envahisseurs la cachette de l’enregistrement, mon compte était bon. Déjà, j’étais suspect. Le chancelier avait hésité à m’accuser uniquement parce qu’il avait dû lui paraître bizarre qu’un apprenti comme moi ait entrepris de se livrer à des recherches personnelles dans les archives de la confrérie.

Mais la chance était avec moi. Seules les circonstances du double meurtre intéressaient mon interrogateur et lorsqu’il eut la conviction que j’ignorais tout de l’affaire, il me laissa en me signifiant que je devrais avoir quitté le siège de la Souvenance dans les délais fixés, ce que je lui promis.

Mais il fallait d’abord que je me repose : je n’avais pas dormi de la nuit. Je bus donc une potion de sommeil d’une durée de trois heures.

Quelqu’un était là quand je me réveillai : la Souvenante Olmayne.

Elle paraissait avoir vieilli depuis la veille. Elle portait une sévère et chaste tunique de couleur sombre, sans ornements ni bijoux et ses traits étaient rigides. Dominant ma surprise, je me dressai sur mon séant en m’excusant d’une voix bredouillante de l’avoir fait attendre.

— C’est sans importance, me répondit-elle avec douceur. Ai-je interrompu ton sommeil ?

— J’ai dormi mon content.

— Moi, je n’ai pas dormi mais il sera temps plus tard. Nous nous devons mutuellement des explications, Tomis.

— Oui. (Je me levai, indécis.) Es-tu remise ? Tout à l’heure, tu avais l’air d’être en transe.

— On m’a administré des remèdes.

— Peux-tu me dire ce qui s’est passé cette nuit ?

Ses paupières bridées se fermèrent un instant.

— Tu étais là quand Elegro nous a provoqués et que le prince l’a chassé. Il est revenu quelques heures plus tard en compagnie de quelques envahisseurs, dont le procurateur de Perris. Il semblait jubiler. Le procurateur a sorti un cube et a ordonné au prince de poser la main dessus. D’abord, le prince a refusé mais Manrule Sept a finalement réussi à le persuader. Le procurateur et Elegro sont alors partis, nous laissant à nouveau seuls, le prince et moi. Nous ne comprenions rien. Peu après, le procurateur et Elegro sont revenus. Elegro était préoccupé, bouleversé même, alors que l’autre exultait visiblement. Le procurateur a alors déclaré que l’ancien prince de Roum était amnistié et que nul ne devait porter la main sur lui. Sur ce, les envahisseurs se sont retirés.

1 ... 31 32 33 34 35 36 37 38 39 ... 55
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)