Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Научная фантастика » Les ailes de la nuit [Nightwings - fr]
Les ailes de la nuit [Nightwings - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les ailes de la nuit [Nightwings - fr]

Электронная книга - «Les ailes de la nuit [Nightwings - fr]». Краткое содержание книги:

Le vieux Guetteur, Avluela la Volante, et Gordon, un Elfon, revenaient vers Roum, la ville aux sept collines.
Le Guetteur était las d'avoir usé ses yeux et ses sens à détecter l'invasion extraterrestre dont la Terre se croyait menacée. Il avait fini par perdre la foi dans le principe fondamental de sa Guilde.
Tout son univers allait pourtant basculer quelques heures plus tard. Sa jeune protégée Avluela était remarquée par le Prince de Roum qui abusait d'elle. Gordon, l'Elfon sans Guilde, reconnaissait soudain être un émissaire déguisé des envahisseurs qui apparaissaient bientôt au Guetteur au cours de sa veille. La Terre allait être conquise.
Désorienté, ses veilles de guet devenues vaines, le Guetteur gagna d'abord Perris où il ne rencontra qu'intrigues et luxure, puis tenta le pèlerinage de Jorslem. C'est là qu'il retrouva Avluela la Volante et que, de la Terre vaincue, naquit un nouvel espoir.
1 ... 29 30 31 32 33 34 35 36 37 ... 55
Перейти на страницу:

Je haussai les épaules.

— La seule chose qui compte pour moi est que le prince de Roum recouvre la liberté. Les autres moyens et les autres fins ne m’intéressent pas. Accordez-lui l’amnistie et vous saurez où se trouve le document.

L’envahisseur eut l’équivalent d’un sourire.

— Permettre aux membres de la ci-devant confrérie des Dominateurs de conserver la liberté n’est pas conforme à nos intérêts bien compris. Ne te rends-tu pas compte de la précarité de ta position ? Je pourrais t’arracher ce renseignement par la force sans relâcher le prince pour autant.

— C’est vrai mais j’accepte le risque. Je présume qu’un peuple qui est venu tirer vengeance d’un crime ancien possède un certain sens de l’honneur. Je suis en votre pouvoir et je sais où est le document. Vous êtes en mesure de vous l’approprier.

Cette fois, il s’esclaffa et sa bonne humeur était indéniablement sincère.

— Attends un instant.

Il dit quelques mots dans sa langue devant un instrument d’ambre et un moment plus tard un de ses congénères entra. Je le reconnus immédiatement bien qu’il se fût débarrassé du flamboyant camouflage dont il était paré quand il voyageait avec moi sous l’identité de Gormon le prétendu Elfon.

— Je te salue, Guetteur, fit-il en m’adressant le sourire ambigu propre à ceux de sa race.

— Je te salue aussi, Gormon.

— A présent, je m’appelle Victorious Treize.

— Et moi Tomis des Souvenants.

— Quand donc êtes-vous devenus des amis aussi intimes, tous les deux ? s’enquit Manrule Sept.

— A l’époque de la conquête, répondit Victorious Treize. Quand j’étais en mission d’éclaireur, j’ai fait la connaissance de cet homme en Tayla et nous avons fait route ensemble jusqu’à Roum. Mais, en vérité, nous étions des compagnons de voyage, pas des amis.

— Où est Avluela la Volante ? demandai-je en tremblant.

— En Parse, je crois, répliqua-t-il sur un ton dégagé. Elle avait l’intention de retourner en Hind, la patrie de ses frères.

— Ton amour a donc eu la vie brève ?

— Nous étions plus des compagnons que des amants. Cela n’a été qu’une amourette.

— Pour toi, peut-être.

— Pour tous les deux.

— Et tu as crevé les yeux d’un homme pour une passade ?

L’ex-Gormon eut un haussement d’épaules.

— J’ai tenu à apprendre à un orgueilleux ce qu’est l’orgueil.

— Tu prétendais alors avoir agi par jalousie, lui rappelai-je. Que c’était l’amour qui te poussait.

Victorious Treize parut se désintéresser de ma personne. Il se tourna vers le procurateur :

— Pourquoi cet homme est-il là ? Et pourquoi m’as-tu appelé ?

— Le prince de Roum est à Perris.

L’autre eut l’air manifestement surpris.

— Il est prisonnier des Souvenants, enchaîna Manrule Sept. Cet individu m’a proposé un singulier marché. Tu connais le prince de Roum mieux qu’aucun d’entre nous et je voudrais avoir ton avis.

Le procurateur lui exposa la situation dans ses grandes lignes. Celui qui avait été Gormon écouta avec attention sans ouvrir la bouche. « Le problème se pose en ces termes, conclut le premier : allons-nous accorder l’amnistie à un Dominateur proscrit ? »

— Il est aveugle, répondit Victorious Treize. Il est dépouillé de sa puissance et ses fidèles sont dispersés. Son courage n’est peut-être pas entamé mais il ne présente aucun danger pour nous. Je suis partisan d’accepter ce marché.

— Élargir un Dominateur est un risque sur le plan administratif. Cependant, je me range à ton point de vue. D’accord pour cette transaction. (Il s’adressa à moi :) Dis-nous où se trouve le document que nous désirons.

Je répliquai d’une voix unie :

— Faites d’abord libérer le prince de Roum.

Les deux envahisseurs parurent amusés.

— C’est équitable, laissa tomber le procurateur. Mais comment pouvons-nous être sûrs que tu tiendras parole ? N’importe quoi peut arriver dans l’heure qui suivra sa libération.

— J’ai une suggestion à faire, intervint Victorious Treize. Le problème est plus un problème de minutage que de méfiance mutuelle. Tomis, pourquoi n’enregistrerais-tu pas les coordonnées de la cachette de façon qu’il livre l’information six heures après que le prince de Roum lui-même, et personne d’autre que lui, en aura donné l’ordre. Si nous n’avons pas retrouvé et libéré le prince dans ce délai, le cube se détruira automatiquement. Si nous délivrons le prince, il nous donnera l’information même dans le cas où… euh…, quelque chose t’arriverait entre-temps.

— Tu envisages toutes les éventualités.

— Sommes-nous d’accord ? me demanda le procurateur.

— Nous sommes d’accord.

Ils me remirent un cube et je pris place derrière un écran d’intimité à l’abri duquel j’inscrivis le numéro de la rangée et les coordonnées de l’emplacement. Au bout de quelques secondes, le cube s’invagina et le renseignement disparut dans ses profondeurs opaques. Je rendis l’objet aux envahisseurs.

Par loyauté envers un prince aveugle et suborneur, j’avais trahi mon peuple et rendu un signalé service à nos conquérants.

7

Le jour était levé. Je n’accompagnai pas les envahisseurs chez les Souvenants. Je n’avais pas à être témoin des événements troubles qui allaient suivre et je préférais être ailleurs. Une pluie fine noyait les rues grises qui longeaient la Senn obscure. Le fleuve éternel que criblaient les gouttes battait inlassablement les arches de pierre des ponts du premier cycle, traits d’union jetés sur le gouffre des millénaires sans nombre, survivants d’une ère où l’homme était le seul auteur des difficultés qu’il affrontait. Le matin envahissait la cité. Je cherchai mes instruments — vieux réflexe indéracinable — pour la Vigile avant de me rappeler qu’ils étaient bien loin, maintenant. Les Guetteurs étaient démobilisés, l’envahisseur campait chez nous et le vieux Wuellig, à présent Tomis des Souvenants, s’était vendu aux ennemis de l’humanité.

Je me laissai attirer dans une baraque de Somnambule tapie à l’ombre d’un édifice religieux des anciens christiens surmonté de deux flèches jumelles. C’est une confrérie avec laquelle j’ai rarement affaire. A ma manière, je me méfie des charlatans — et, de nos jours, les charlatans sont légion. Les Somnambules prétendent que, lorsqu’ils sont en état de transe, ils voient ce qui a été, ce qui est et ce qui sera. Les transes ne sont pas pour moi chose inconnue car, du temps que j’étais Guetteur, j’entrais en transe quatre fois par jour. Mais un Guetteur qui a la fierté de sa fonction n’a forcément que du mépris pour la morale de pacotille de ceux qui, comme les Somnambules, tirent bénéfice de la seconde vue.

Cependant, j’avais eu la surprise d’apprendre de la bouche de mes hôtes que les Souvenants consultaient fréquemment les Somnambules pour les aider à exhumer des sites de l’Antiquité et que c’étaient de bons auxiliaires. Aussi, malgré mon scepticisme, j’étais tout disposé à parfaire mon savoir. En outre, j’avais besoin d’un refuge pour m’abriter de la tempête qui, pour le moment, déferlait sur la maison de la Souvenance.

Un personnage en robe noire, minaudier et maniéré, m’accueillit d’une révérence narquoise quand je pénétrai dans la baraque basse de plafond.

— Je suis Samit des Somnambules, se présenta-t-il d’une voix dolente et suraiguë. Je te souhaite bienvenue et bonnes nouvelles. Voici ma compagne, la Somnambule Murta.

1 ... 29 30 31 32 33 34 35 36 37 ... 55
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)