Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Историческая проза » Joseph Balsamo. Tome II
Joseph Balsamo. Tome II - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Joseph Balsamo. Tome II

Электронная книга - «Joseph Balsamo. Tome II». Краткое содержание книги:

Les «Mémoires d’un médecin» est une suite romanesque qui a pour cadre la Révolution Française et qui comprend «Joseph Balsamo», «le Collier de la reine», «Ange Pitou» et la «Comtesse de Charny». Cette grande fresque, très intéressante sur le plan historique, captivante par son récit, a une grande force inventive et une portée symbolique certaine.
1 ... 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 86
Перейти на страницу:

Mais M. le dauphin, sombre et soucieux, pr�texta un grand mal de t�te et se retira avant qu�on se m�t � table.

Le souper se prolongea jusqu�� onze heures.

Cependant, les gens de la suite, et force �tait � la fi�re Andr�e d�avouer qu�elle �tait de ces gens l�, cependant les gens de la suite soup�rent aux pavillons, au son de la musique que leur envoya le roi. En outre, comme les pavillons �taient trop petits, cinquante ma�tres soup�rent � des tables dress�es sur le gazon, servis par cinquante valets � la livr�e royale.

Gilbert, toujours dans son taillis, ne perdit rien de ce coup d��il. Il tira de sa poche un morceau de pain qu�il avait achet� � Clichy-la-Garenne et soupa comme les autres, tout en surveillant ceux qui partaient.

Madame la dauphine, apr�s le souper, parut sur le balcon: elle venait prendre cong� de ses h�tes. Le roi se tenait pr�s d�elle; madame du Barry, avec le tact que ses ennemis m�me admiraient en elle, se tint au fond de la chambre et demeura hors de vue.

Chacun passa au pied du balcon pour saluer le roi, et Son Altesse royale madame la dauphine connaissant d�j� beaucoup de ceux qui l�avaient accompagn�e, le roi lui nommait ceux qu�elle ne connaissait pas. De temps en temps un mot gracieux, un heureux �-propos tombait de ses l�vres et faisait la joie de ceux auxquels il �tait adress�.

Gilbert voyait de loin toute cette bassesse, et se disait:

� Je suis plus grand que tous ces gens-l�, car, pour tout l�or du monde, je ne ferais pas ce qu�ils font.

Le tour vint de M. de Taverney et de sa famille. Gilbert se souleva sur un genou.

� Monsieur Philippe, dit la dauphine, je vous donne cong� pour conduire monsieur votre p�re et mademoiselle votre s�ur � Paris.

Gilbert entendit ces paroles, qui, dans le silence de la nuit et au milieu du recueillement de ceux qui �coutaient et regardaient, vinrent vibrer � ses oreilles.

Madame la dauphine ajouta:

� Monsieur de Taverney, je ne puis vous loger encore; partez donc avec mademoiselle pour Paris, jusqu�� ce que j�aie install� ma maison � Versailles; mademoiselle, pensez un peu � moi.

Gilbert vit la blanche figure d�Andr�e s�incliner sous ces paroles avec un respect m�l� d�attendrissement.

� Bon, murmura Gilbert, elle retourne � Paris o� je demeure aussi, moi.

Le baron passa avec son fils et sa fille. Beaucoup d�autres venaient apr�s eux, � qui la dauphine avait encore de pareilles choses � dire, mais peu importait � Gilbert.

Il se glissa hors du taillis et suivit le baron au milieu des cris confus de deux cents laquais courant apr�s leurs ma�tres, de cinquante cochers r�pondant aux laquais, et de soixante voitures roulant sur le pav� comme autant de tonnerres.

Comme M. de Taverney avait un carrosse de la cour, ce carrosse attendait � part. Il y monta avec Andr�e et Philippe, puis la porti�re se referma sur eux.

� Mon ami, dit Philippe au laquais qui refermait la porti�re, montez sur le si�ge avec le cocher.

� Pourquoi donc? pourquoi donc? demanda le baron.

� Parce que le pauvre diable se tient debout depuis le matin et doit �tre fatigu�, dit Philippe.

Le baron grommela quelques paroles que Gilbert ne put entendre. Le laquais monta pr�s du cocher.

Gilbert s�approcha.

Au moment o� la voiture allait se mettre en route, on s�aper�ut qu�un des traits �tait d�tach�.

Le cocher descendit, et la voiture demeura un instant encore stationnaire.

� Il est bien tard, dit le baron.

� Je suis horriblement fatigu�e, murmura Andr�e; trouverons-nous � coucher, au moins?

� Je l�esp�re, dit Philippe. J�ai envoy� directement La Brie et Nicole de Soissons � Paris. Je leur ai donn� une lettre pour un de mes amis, le chargeant de retenir un petit pavillon que sa m�re et sa s�ur ont habit� l�ann�e pass�e. Ce n�est pas un logement de luxe, mais c�est une demeure commode. Vous ne cherchez point � para�tre, vous ne demandez qu�� attendre.

� Ma foi, dit le baron, cela vaudra toujours bien Taverney.

� Malheureusement, oui, mon p�re, dit Philippe en souriant avec m�lancolie.

� Aurai-je des arbres? demanda Andr�e.

� Oui, et de fort beaux. Seulement, selon toute probabilit�, vous n�en jouirez pas longtemps; car, aussit�t le mariage fait, vous serez pr�sent�e.

� Allons, nous faisons un beau r�ve: t�chons de ne pas nous r�veiller trop t�t. Philippe, as-tu donn� l�adresse au cocher?

Gilbert �couta avec anxi�t�.

� Oui, mon p�re, dit Philippe.

Gilbert, qui avait tout entendu, avait eu un instant l�espoir d�entendre l�adresse.

� N�importe, dit-il, je les suivrai. Il n�y a qu�une lieue d�ici � Paris.

Le trait �tait rattach�, le cocher remont� sur son si�ge, le carrosse se mit � rouler.

Mais les chevaux du roi vont vite, quand la file ne les force point � aller doucement; si vite, qu�ils rappel�rent au pauvre Gilbert la route de la Chauss�e, son �vanouissement, son impuissance.

Il fit un effort, atteignit le marchepied de derri�re, laiss� vacant par le laquais. Fatigu�, Gilbert s�y cramponna, s�y assit et roula.

Mais presque aussit�t la pens�e lui vint qu�il �tait mont� derri�re la voiture d�Andr�e, c�est-�-dire � la place d�un laquais.

� Eh bien, non! murmura l�inflexible jeune homme, il ne sera pas dit que je n�ai point lutt� jusqu�au dernier moment; mes jambes sont fatigu�es, mais mes bras ne le sont point.

Et, saisissant de ses deux mains le marchepied, sur lequel il avait pos� la pointe de ses souliers, il se fit tra�ner au-dessous du si�ge, et, malgr� les cahots, les secousses, il se maintint par la vigueur de ses bras dans cette position difficile, plut�t que de capituler avec sa conscience.

� Je saurai son adresse, murmura-t-il, je la saurai. Encore une mauvaise nuit � passer; mais demain je me reposerai sur mon si�ge, en copiant de la musique. Il me reste de l�argent, d�ailleurs, et je puis m�accorder deux heures de sommeil si je veux.

Puis il pensait que Paris �tait bien grand, et qu�il allait �tre perdu, lui qui ne le connaissait pas, quand le baron, son fils et sa fille seraient rentr�s dans la maison que leur avait choisie Philippe.

Heureusement qu�il �tait pr�s de minuit et que le jour venait � trois heures et demie du matin.

Comme il r�fl�chissait � tout cela, Gilbert remarqua qu�il traversait une grande place au milieu de laquelle s��levait une statue �questre.

� Tiens, l�on dirait la place des Victoires, fit-il joyeux et surpris � la fois.

La voiture tourna, Andr�e mit sa t�te � la porti�re.

Philippe dit:

� C�est la statue du feu roi. Nous arrivons.

On descendit par une pente assez rapide; Gilbert faillit rouler sous les roues.

� Nous voici arriv�s, dit Philippe.

Gilbert laissa ses pieds toucher la terre et s��lan�a de l�autre c�t� de la rue, o� il se tapit derri�re une borne.

Philippe sauta le premier hors de la voiture, sonna, et, se retournant, re�ut Andr�e dans ses bras.

Le baron descendit le dernier.

� Eh bien! dit-il, ces marauds-l� vont-ils nous faire passer la nuit ici?

En ce moment les voix de La Brie et de Nicole r�sonn�rent, et une porte s�ouvrit.

Les trois voyageurs s�engloutirent dans une sombre cour dont la porte se referma sur eux.

La voiture et les laquais partirent; ils retournaient aux �curies du roi.

La maison dans laquelle venaient de dispara�tre les trois voyageurs n�avait rien de remarquable; mais la voiture, en passant, �claira la maison voisine, et Gilbert put lire:

H�tel d�Armenonville.

Il lui restait � conna�tre la rue.

Il gagna l�extr�mit� la plus voisine, celle d�ailleurs par laquelle s��tait �loign� le carrosse, et, � son grand �tonnement, � cette extr�mit� il rencontra la fontaine � laquelle il avait l�habitude de boire.

Il fit dix pas dans une rue en retour parall�le � celle qu�il quittait, et reconnut le boulanger qui lui vendait son pain.

Il doutait encore et revint jusqu�� l�angle de la rue. � la lueur lointaine d�un r�verb�re, il put lire alors sur un fond de pierre blanche les deux mots qu�il avait lus trois jours auparavant en revenant d�herboriser avec Rousseau dans les bois de Meudon:

1 ... 30 31 32 33 34 35 36 37 38 ... 86
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)