Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Grande Quête
La Grande Quête - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Grande Quête

Электронная книга - «La Grande Quête». Краткое содержание книги:

À peine arrivé à la forteresse de Fal Dara, le jeune Rand n’a déjà qu’une idée en tête : fuir les noirs secrets qu’il a appris sur lui-même.
Moiraine, la puissante magicienne qui seule pourrait lui fournir des réponses, l’évite désormais comme la peste. Rand sait qu’il devrait quitter ces lieux, partir où personne ne le connaît et où il ne pourrait faire aucun mal.
Mais il est trop tard : les Aes Sedai l’ont enfermé et son seul espoir d’obtenir de l’aide à présent est Egwene, la femme qu’il pensait épouser un jour… et qui est en train de devenir elle-même une Aes Sedai.
1 ... 205 206 207 208 209 210 211 212 213 ... 234
Перейти на страницу:

— Mais, seigneur capitaine, je…

— Ce sont mes ordres, Fils de la Lumière Byar ! Tu comptes me désobéir ?

L’officier se figea, le dos bien droit.

— Bien sûr que non, seigneur capitaine !

Bornhald étudia un moment son subordonné. Byar obéirait, c’était acquis, mais il valait quand même mieux ne pas le laisser imaginer qu’il avait pour seule mission de raconter à Dain les derniers instants de son père. En réalité, le seigneur capitaine avait glané sur la pointe de Toman des informations qui seraient vitales pour Amador. Et, depuis le quatrième accrochage, il savait qu’il ne reviendrait pas vivant de cette expédition… Car, si les Seanchaniens le rataient, si peu vraisemblable que ça paraisse, les Confesseurs, eux, ne le manqueraient pas…

C’étaient deux Aes Sedai, ou une seule ? Trente excellents soldats seanchaniens et deux femmes m’ont coûté presque le double de pertes…

— Quand tu auras trouvé mon fils, qui devrait être du côté de Tar Valon avec le seigneur capitaine Eamon Valda, pars pour Amador et va te présenter devant le seigneur général. Pedron Niall en personne, tu m’entends ? Tu lui diras ce que nous avons découvert sur les Seanchaniens. Ne t’inquiète pas, je te ferai une lettre, afin qu’il te croie. Insiste sur un point : les sorcières de Tar Valon ne se contentent plus de tirer les ficelles dans l’ombre ! Si elles se sont ouvertement rangées du côté des Seanchaniens, il faut s’attendre à les affronter sur tous les champs de bataille.

Bornhald hésita. Ce dernier point était le plus important de tous. Les sages qui siégeaient sous le Dôme de la Vérité devaient savoir que les Aes Sedai, malgré tous leurs serments mielleux, participeraient à la bataille. Cette seule idée – un monde où les Aes Sedai mettraient le Pouvoir au service de la guerre – donnait la nausée au seigneur capitaine. Du coup, la perspective de quitter la scène ne lui paraissait plus si déprimante que ça.

Il restait un message qu’il tenait à faire parvenir à Amador avant de tirer sa révérence.

— Byar, dis à Pedron Niall comment les Confesseurs nous ont traités.

— À vos ordres, seigneur capitaine !

Voyant l’expression de l’officier, Bornhald ne put s’empêcher de soupirer. Byar ne comprenait pas… Pour lui, les ordres étaient les ordres, qu’ils viennent de son capitaine ou des Confesseurs. Et son credo était de les exécuter aveuglément.

— Je te donnerai également une lettre pour Pedron Niall…

Mais quel bien cela ferait-il, au bout du compte ?

Une idée sans aucun rapport avec la précédente traversa l’esprit du seigneur capitaine. Troublé, il regarda l’auberge dont ses hommes finissaient de condamner les portes et les fenêtres.

— Perrin… C’était ça, son nom ! Perrin de Deux-Rivières.

— Le Suppôt des Ténèbres, seigneur capitaine ?

— Le Suppôt présumé, Byar… Présumé…

Bornhald en doutait encore. Pourtant, que pouvait être d’autre un homme qui avait des loups-guerriers à son service ? De plus, Perrin avait tué deux Fils de la Lumière…

— Je crois l’avoir vu quand nous sommes entrés dans le village… Mais c’était peut-être le forgeron local… En tout cas, je ne l’ai pas vu parmi les prisonniers.

— Le forgeron est parti il y a un mois, seigneur capitaine. Certains villageois s’en sont plaints, car être obligés de réparer eux-mêmes leur charrette les a empêchés de filer avant notre venue. Ce serait donc ce Perrin que vous avez vu ?

— Lui ou un autre, il a filé, et il peut aller parler de nous aux Seanchaniens.

— Un Suppôt ne manquerait pas de le faire, seigneur capitaine…

Bornhald finit de boire son eau et jeta au loin le gobelet.

— Les hommes vont devoir renoncer à leur repas, Byar. Que ce soit Perrin ou quelqu’un d’autre qui les prévienne, je ne laisserai pas nos ennemis nous tomber dessus pendant que nous faisons la sieste. Fils de la Lumière Byar, fais sonner le départ !

Très haut dans le ciel, juste au-dessus des deux hommes, une silhouette noire décrivait des cercles serrés. Mais ni l’un ni l’autre ne la remarquèrent.

Dans la clairière où ils avaient dressé leur camp, au sommet d’une colline, Rand révisait ses figures d’escrime. Une astuce pour ne surtout pas penser. Un peu plus tôt, il avait patrouillé avec Hurin, en quête de la piste de Fain. En binôme ou en trio, pour ne pas attirer l’attention, tous les membres de l’expédition avaient contribué aux recherches. À présent, Rand attendait le retour de Mat et Perrin, partis avec le renifleur. Hélas, ils avaient des heures de retard.

Comme d’habitude, Loial lisait. Ses oreilles frémissaient-elles à cause de l’ouvrage qu’il dévorait ou parce qu’il s’inquiétait pour ses amis ? Bien malin qui aurait pu le dire…

Très tendus, Uno et les autres soldats s’occupaient d’huiler leur lame ou montaient la garde à la lisière des arbres comme s’ils s’attendaient à voir débouler des Seanchaniens.

En revanche, Verin semblait parfaitement décontractée. Assise sur une souche, près du petit feu de camp, elle traçait des signes dans la poussière avec un long bâton. Marmonnant toute seule, elle secouait de temps en temps la tête, effaçait d’un pied ce qu’elle venait de dessiner et recommençait tout de zéro.

Sellé et prêt au départ, chaque destrier était attaché à une lance plantée dans le sol.

— Le Héron qui Traverse les Joncs…, souffla Ingtar.

Assis le dos contre un tronc d’arbre, il aiguisait son épée tout en regardant les évolutions de Rand.

— Tu ne devrais pas insister sur cette figure… Elle laisse beaucoup trop d’ouvertures à l’adversaire.

Un instant, Rand resta en équilibre sur la demi-pointe d’un pied, l’épée tenue à deux mains, en position armée au-dessus de sa tête, puis il transféra souplement son poids sur l’autre pied.

— Lan dit que c’est excellent pour améliorer l’équilibre…

Conserver son équilibre en pleine action était toujours très délicat. Dans son cocon, Rand se sentait capable de rester droit sur un rocher en train de rouler, mais il se refusait à invoquer le vide – sans doute parce qu’il en avait trop envie pour que ce ne soit pas suspect…

— Une passe d’armes qu’on travaille trop souvent risque d’être utilisée sans réflexion, ce qui n’est jamais bon. Si tu es assez rapide, tu toucheras ton homme avec ce coup-là, mais pas sans qu’il t’ait d’abord enfoncé sa lame entre les côtes. C’est ce que tu l’invites à faire, comprends-tu ? Je doute de pouvoir résister à l’envie d’embrocher un type qui se découvre ainsi, même si je sais que ça lui permettra de me frapper à son tour…

— C’est pour travailler l’équilibre, rien de plus…

Rand chancela sur un pied et dut poser l’autre sur le sol pour ne pas s’étaler. Rengainant son épée, il ramassa la cape grise qui lui tenait lieu de déguisement. Mangé aux mites et élimé, le vêtement plissé était néanmoins assez épais, une bonne chose avec le vent mordant qui soufflait de l’ouest.

— J’aimerais qu’ils reviennent…

— Des fichus cavaliers approchent ! cria soudain Uno – très opportunément.

Tous les hommes qui la portaient encore au fourreau dégainèrent leur épée. Certains sautèrent en selle, retirant leur lance du sol.

Mais la tension se dissipa quand Hurin entra dans la clairière, Mat et Perrin derrière lui.

— Seigneur Ingtar, nous avons trouvé la piste.

— Et nous l’avons suivie quasiment jusqu’à Falme, dit Mat en mettant pied à terre.

La petite zone rose, sur ses joues, ne suffisait plus à entretenir l’illusion qu’il était en forme.

Avides d’en apprendre plus, les soldats se massèrent autour des trois éclaireurs.

— Fain voyageait seul et Falme était sa seule destination possible. En toute logique, il doit avoir la dague avec lui.

1 ... 205 206 207 208 209 210 211 212 213 ... 234
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)