Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Grande Quête
La Grande Quête - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Grande Quête

Электронная книга - «La Grande Quête». Краткое содержание книги:

À peine arrivé à la forteresse de Fal Dara, le jeune Rand n’a déjà qu’une idée en tête : fuir les noirs secrets qu’il a appris sur lui-même.
Moiraine, la puissante magicienne qui seule pourrait lui fournir des réponses, l’évite désormais comme la peste. Rand sait qu’il devrait quitter ces lieux, partir où personne ne le connaît et où il ne pourrait faire aucun mal.
Mais il est trop tard : les Aes Sedai l’ont enfermé et son seul espoir d’obtenir de l’aide à présent est Egwene, la femme qu’il pensait épouser un jour… et qui est en train de devenir elle-même une Aes Sedai.
1 ... 169 170 171 172 173 174 175 176 177 ... 234
Перейти на страницу:

Chaque cavalier, en passant devant ce point précis, sursauta ou lâcha une exclamation. Hurin en resta bouche bée et Uno marmonna un « Fichu, maudit… » qu’il ne parvint pas à compléter avec des termes plus précis.

En revanche, une lueur passa dans les yeux jaunes de Perrin, comme s’il reconnaissait un lieu ou une atmosphère.

Loial inspira à pleins poumons, expira lentement et murmura :

— Il est agréable d’être de retour dans un Sanctuaire…

Perplexe, Rand regarda autour de lui. Aucune différence… Alors qu’un Sanctuaire, selon lui, aurait dû être un endroit hors du commun, la forêt ressemblait à toutes celles qu’il avait traversées depuis leur départ. À part les étranges frissons et la sensation d’être détendu et reposé, Rand ne voyait pas ce qui avait changé.

Jusqu’à ce qu’une Ogier sorte de derrière un arbre.

Plus petite que Loial – ce qui la laissait quand même bien plus grande que Rand –, elle arborait les mêmes grands yeux, un nez épaté et une large bouche très similaires et des oreilles poilues presque identiques. En revanche, ses sourcils étaient beaucoup moins longs que ceux de Loial et ses traits semblaient globalement beaucoup plus fins. Vêtue d’une longue robe verte et d’une cape de la même couleur à motifs floraux, elle tenait un bouquet de fleurs qu’elle venait probablement de cueillir.

Sereine, elle regardait les cavaliers, attendant de voir ce qu’ils feraient. Loial descendit de sa monture géante et se hâta de saluer sa congénère. Rand et les autres l’imitèrent, avec moins d’empressement quand même, et Verin elle-même inclina légèrement la tête.

Loial fit des présentations très protocolaires, le péché mignon des Ogiers, mais omit cependant de mentionner son Sanctuaire d’origine.

La jeune Ogier – Rand aurait parié qu’elle n’était pas plus âgée que Loial – étudia les cavaliers en silence, puis leur sourit.

— Soyez les bienvenus au Sanctuaire Tsofu…

Sa voix aussi, en plus doux, ressemblait à celle de Loial. On eût simplement dit le bourdonnement d’un insecte plus petit…

— Je suis Erith, fille d’Iva fille d’Alar. Soyez les bienvenus, vraiment… Depuis que nos maçons ont quitté Cairhien, si peu d’humains nous ont rendu visite. Et en voilà toute une colonne ! Bien entendu, nous avons reçu quelques Gens de la Route, comme d’habitude, mais ils sont partis quand le… Allons, je bavarde beaucoup trop ! Suivez-moi, je vais vous conduire aux Anciens…

Erith chercha du regard qui pouvait bien commander la colonne, et elle se décida pour Verin.

— Aes Sedai, il y a tant d’hommes armés avec toi… Certains peuvent-ils attendre à l’Extérieur ? Pardonne-moi, mais il est toujours très perturbant d’avoir beaucoup de soldats en armes dans un Sanctuaire.

— Aucun problème, assura Verin. Ingtar, veux-tu bien organiser ça ?

L’officier donna quelques ordres à Uno. En fin de compte, il fut le seul homme du Shienar, avec Hurin, à suivre Erith dans le Sanctuaire.

Tenant sa monture par la bride, comme les autres, Rand leva les yeux quand Loial vint se placer à côté de lui – en regardant sans cesse Erith, qui marchait entre Ingtar et Verin.

Hurin était seul au milieu de la petite colonne. Les yeux écarquillés, il regardait tout avec un émerveillement dont Rand aurait eu du mal à identifier la cause.

— Rand, n’est-elle pas magnifique ? fit Loial d’un ton mesuré. Et sa voix chante comme un ruisseau au printemps !

Mat ricana mais, quand l’Ogier le regarda, l’air peiné, il rectifia le tir :

— Jolie comme un cœur, mon ami… Un peu grande pour moi, tu t’en doutes, mais vraiment très belle.

L’Ogier se demanda si c’était du lard ou du cochon, mais il finit par acquiescer.

— Je suis très content d’être de retour dans un Sanctuaire… Mais ne vous inquiétez pas, les amis, je ne suis pas encore victime du Mal du Pays…

— Le Mal du Pays ? répéta Perrin. De quoi parles-tu, Loial ?

— Les Ogiers sont liés à leurs Sanctuaires, Perrin… D’après ce qu’on dit, avant la Dislocation du Monde, nous pouvions aller où nous voulions et y rester aussi longtemps que ça nous chantait. Comme les humains, en somme… Mais tout a changé avec la Dislocation. À l’instar des autres peuples, les Ogiers furent dispersés et ils ne purent pas retrouver les Sanctuaires. Tout était bouleversé : les montagnes, les cours d’eau, les mers et…

— Tout le monde sait ce qu’était la Dislocation, s’impatienta Mat. Quel rapport avec ton… mal ?

— Les premières manifestations furent sensibles pendant l’Exil, alors que nous étions perdus dans ce qui restait du monde. C’était le désir de retrouver un Sanctuaire, d’être de nouveau chez soi… Beaucoup d’Ogiers sont morts de ce mal… En fait, très peu ont survécu. Lorsque nous avons commencé à retrouver les Sanctuaires, l’un après l’autre, à l’époque du Pacte des Dix Nations, nous avons cru en avoir fini avec le Mal du Pays, mais cette affection nous avait radicalement altérés. Désormais, quand un Ogier reste trop longtemps à l’Extérieur, cette affection le frappe. Il s’affaiblit et finit par mourir s’il ne rentre pas chez lui.

— Tu as besoin de rester ici un moment ? demanda Rand. Inutile de risquer ta vie en nous accompagnant…

— Je saurai quand il faudra rentrer ! Mais je suis loin du stade où c’est dangereux. Très loin, même. Dalar a passé dix ans avec le Peuple de la Mer, sans même voir un Sanctuaire, et elle est revenue vivante.

Une Ogier sortit soudain de l’abri des arbres et conversa un moment avec Erith et Verin. Elle examina Ingtar de la tête aux pieds puis sembla le classer dans les « quantités négligeables », ce qui fit ciller le vaillant officier. L’Ogier regarda ensuite Loial, passa très rapidement sur Hurin et les trois garçons de Champ d’Emond puis se détourna et s’enfonça de nouveau dans la forêt.

Loial se plaça derrière son cheval comme s’il cherchait une cachette.

— De plus, dit-il en jetant un regard soupçonneux à la femme qui s’éloignait, la vie dans un Sanctuaire est beaucoup plus ennuyeuse que voyager en compagnie de trois ta’veren.

— Si tu recommences avec ça…, grogna Mat.

Loial rectifia précipitamment le tir :

— Trois amis, je veux dire… Parce que vous êtes mes amis, n’est-ce pas ?

— Oui, fit simplement Rand.

Perrin hocha sobrement la tête.

— Comment ne pas être ami avec un type qui joue si mal aux dés ! plaisanta Mat.

Rand et Perrin le foudroyant du regard, il capitula :

— Bon, d’accord, je t’aime bien, Loial, et tu es mon ami… Simplement, ne m’ennuie pas avec… Bon sang ! parfois, tu es aussi pénible à fréquenter que Rand. (Il baissa la voix.) Au moins, dans un Sanctuaire, on ne risque rien à cause de lui…

Rand fit la grimace. Ce que voulait dire Mat était évident.

Dans un Sanctuaire, je ne peux pas canaliser le Pouvoir…

Perrin flanqua une tape sur l’épaule de Mat – et regretta son geste dès qu’il vit le rictus de souffrance de son ami.

En avançant, Rand entendit d’abord des notes de musique – des flûtes et des violons, détermina-t-il – puis il capta des éclats de rire et les paroles d’une chanson :

Retourne la terre et aplanis-la Ne laisse aucun caillou, pas de chiendent Ici nous travaillons à chaque instant Ici un arbre géant poussera.

Presque simultanément, Rand s’avisa que l’imposante silhouette qu’il apercevait entre les arbres était… un arbre, tout simplement, mais au tronc qui devait bien faire une soixantaine de pieds de diamètre. Alors que des tuteurs contribuaient à le faire tenir bien droit, le fabuleux végétal s’élançait à une hauteur bien supérieure à celle de ses congénères – comme s’il avait voulu tutoyer le ciel ou transpercer les nuages. Les premières branches devaient bien être à trois cents pieds du sol et, au-delà, l’arbre était encore plus haut.

1 ... 169 170 171 172 173 174 175 176 177 ... 234
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)