Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » La Grande Quête
La Grande Quête - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Grande Quête

Электронная книга - «La Grande Quête». Краткое содержание книги:

À peine arrivé à la forteresse de Fal Dara, le jeune Rand n’a déjà qu’une idée en tête : fuir les noirs secrets qu’il a appris sur lui-même.
Moiraine, la puissante magicienne qui seule pourrait lui fournir des réponses, l’évite désormais comme la peste. Rand sait qu’il devrait quitter ces lieux, partir où personne ne le connaît et où il ne pourrait faire aucun mal.
Mais il est trop tard : les Aes Sedai l’ont enfermé et son seul espoir d’obtenir de l’aide à présent est Egwene, la femme qu’il pensait épouser un jour… et qui est en train de devenir elle-même une Aes Sedai.
1 ... 168 169 170 171 172 173 174 175 176 ... 234
Перейти на страницу:

Fain faillit souligner que renverser une tête couronnée, avec l’aide du Cor, était un jeu d’enfant. Il se ravisa, car il eut le sentiment – si fou que cela parût – que le haut seigneur souhaitait sincèrement que l’Impératrice ne quitte jamais ce monde.

Je dois être patient… Le ver dans la pomme…

— Les Oreilles de l’Impératrice peuvent être partout, continua Turak. Et n’importe qui peut en être une. Huan est né et a grandi au sein de la maison Aladon, comme tous ses ancêtres depuis onze générations, et pourtant rien n’interdit qu’il soit un espion de l’Impératrice…

Le semi-chauve esquissa un geste de protestation, mais il se ressaisit très vite, reprenant sa pose impassible.

— Un haut seigneur ou une haute dame ne peuvent jamais avoir la certitude que leurs secrets les plus intimes ne sont pas déjà connus des Oreilles. Dans ce cas, il y a toujours le risque de finir entre les mains des Limiers de Vérité. La vérité n’est jamais simple à trouver, mais les Limiers sont infatigables et ils ne renoncent jamais. Très prévenants, ils font tout leur possible pour que le haut seigneur ou la haute dame ne succombent pas à leurs sourcilleuses attentions. Des précautions logiques, puisque nulle main ne doit ôter la vie aux héritiers du sang béni d’Artur Aile-de-Faucon. Quand l’Impératrice est contrainte de condamner à mort un de ces Héritiers, on le place vivant dans un sac de soie qu’on accroche ensuite au sommet de la Tour des Corbeaux, le laissant pourrir jusqu’à ce qu’il se déchire. Bien entendu, pour un vermisseau comme toi, pas question d’un traitement si doux et si respectueux ! À la cour des Neuf Lunes, à Seandar, les chiens dans ton genre peuvent être confiés aux Limiers pour un mot de trop, un battement de cils inconvenant ou un soupir malvenu. Alors, toujours pressé de découvrir mon pays ?

Fain réussit à faire semblant de trembler – une perfection, au niveau des genoux.

— Je désire seulement servir et conseiller, haut seigneur. Et je sais beaucoup de choses qui pourraient t’être utiles.

La cour de Seandar semblait en effet être un endroit idéal pour quelqu’un doté de ses compétences. Et un terreau fertile pour ses plans.

— Jusqu’à mon départ, tu resteras avec moi, me divertissant avec l’histoire de ta famille et de ses traditions. Sur ce continent oublié de la Lumière, je suis soulagé d’avoir trouvé un deuxième homme susceptible de m’amuser. Même si je soupçonne les deux de me mentir… Tu peux te retirer, à présent.

Turak ne dit rien de plus. Pourtant, la jeune femme aux cheveux presque blancs et à la robe de soie diaphane revint à la hâte, s’agenouilla devant le haut seigneur et lui présenta humblement un plateau laqué sur lequel reposait une unique tasse fumante.

— Haut seigneur…, commença Fain.

Huan lui saisit le poignet, mais il se dégagea, décidé à ne pas se laisser faire, et se prosterna devant Turak avant de reprendre :

— Haut seigneur, des ennemis me suivent… Pour prendre le Cor, bien entendu. Des Suppôts, et bien pire que ça, qui ne doivent pas être à plus d’un jour ou deux derrière moi.

Turak but une gorgée d’un liquide sombre, puis il daigna répondre :

— Chez nous, en Seanchan, il reste très peu de Suppôts des Ténèbres. Ceux qui survivent aux Limiers finissent sous la hache du bourreau, comme il se doit. Je trouverais amusant d’en rencontrer ici…

— Seigneur, ils sont dangereux, et des Trollocs les accompagnent. Leur chef se nomme Rand al’Thor. Un homme jeune mais perverti au-delà de l’imaginable et qui ment comme il respire. Partout où il passe, il se présente sous un jour trompeur, mais les Trollocs le rejoignent toujours, et ils massacrent des innocents.

— Des Trollocs…, répéta Turak. Il n’y en a pas chez nous. Mais les Armées de la Nuit ont d’autres alliés. Je me demande souvent si un grolm serait capable de tuer un de vos monstres. J’ordonnerai qu’on guette tes Suppôts et tes Trollocs – si ce n’est pas un mensonge de plus. Ce continent me fait périr d’ennui…

Turak soupira et respira à pleins poumons la vapeur qui montait de sa tasse.

Fain se laissa tirer hors de la salle par Huan. Très content de sa prestation, il prêta une oreille distraite aux menaces du semi-chauve, qui jura de lui arracher les tripes à mains nues s’il osait encore une fois s’incruster après que le haut seigneur l’eut congédié.

Pareillement, il s’aperçut à peine qu’on le fichait dehors avec une pièce dans la main et l’ordre de revenir le lendemain.

Tu ne m’échapperas plus, Rand al’Thor. Je te verrai mort. Ensuite, le monde paiera pour le mal qu’on m’a fait.

Ricanant dans sa barbe, Fain récupéra ses chevaux et se mit en quête d’une auberge.

35

Le Sanctuaire Tsofu

Après une demi-journée de cheval, les plaines très vallonnées qui bordaient Cairhien cédèrent la place à un terrain plus plat et plus densément boisé. Alors que les soldats n’avaient toujours pas remis leur armure, histoire de passer inaperçus, Rand se demanda qui aurait bien pu s’alarmer de leur présence dans ce coin perdu où les villes et les villages étaient plus rares que les pièces d’or dans la sébile d’un mendiant.

Dans ce désert où les ornières de chariots tenaient lieu de pistes, Verin insistait pour que les cavaliers se pressent. Alors qu’il répétait sans cesse que c’était un piège, parce que Fain n’aurait jamais dit où il allait vraiment, Ingtar obéissait à l’Aes Sedai sans discuter. En même temps, et avec un beau manque de logique, il râlait parce que la colonne se dirigeait dans la direction opposée à celle de la pointe de Toman. Laquelle pointe était à des mois de cheval, faisait-il mine d’oublier, sauf par les Chemins que ses compagnons se proposaient d’emprunter…

Rand chevauchait avec une sombre détermination et en évitant toute conversation avec Verin. Il avait une tâche à accomplir (Ingtar aurait parlé de devoir), et ensuite il s’éloignerait à tout jamais des Aes Sedai. Aussi maussade que son ami, Perrin chevauchait lui aussi en silence, les yeux rivés droit devant lui.

Lorsque le petit groupe s’arrêta enfin pour la nuit à la lisière d’une forêt, l’apprenti forgeron interrogea Loial sur les Sanctuaires. Si les Trollocs ne pouvaient pas y entrer, qu’en était-il des loups ? La réponse de l’Ogier fut courte et précise. Seules les créatures des Ténèbres refusaient de pénétrer dans les Sanctuaires. Et les Aes Sedai, dans une moindre mesure, puisqu’il leur était impossible d’entrer en contact avec la Source Authentique et de canaliser le Pouvoir de l’Unique.

Bizarrement, l’Ogier semblait le plus réticent du groupe à l’idée de gagner le Sanctuaire Tsofu. Mat, lui, était le plus enthousiaste de tous – un enthousiasme presque désespéré, à vrai dire. Désormais pâle comme s’il n’avait pas vu le soleil depuis un an, les joues incroyablement creuses, il se déclarait prêt à disputer une course à pied, mais c’était de l’esbroufe. Le soir avant qu’il s’endorme, Verin lui avait imposé les mains, et elle avait recommencé à l’aube, juste avant le départ. Hélas, ça ne changeait absolument rien. Même Hurin, qui le connaissait à peine, se rembrunissait dès qu’il regardait Mat.

Le deuxième jour, alors que le soleil était à son zénith, Verin se redressa soudain sur sa selle et regarda autour d’elle. À ses côtés, Ingtar sursauta.

Rand ne vit rien de particulier dans la forêt qu’ils traversaient. Comme elle n’était pas très dense, ils n’avaient guère de difficulté à avancer entre les chênes, les hickorys, les hêtres, les diverses variétés de pin, les érables pourpres et même quelques magnifiques amélanchiers aux feuilles d’un blanc immaculé.

Mais, alors qu’il suivait l’Aes Sedai et l’officier, Rand eut soudain des frissons glacés, comme s’il avait sauté en plein hiver dans une mare du bois de l’Eau, près de son village natal. L’impression s’estompa très vite, le laissant avec une sensation étrange de bien-être et… de deuil, comme s’il venait de perdre quelque chose, mais sans être en mesure de dire quoi.

1 ... 168 169 170 171 172 173 174 175 176 ... 234
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)