Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Космическая фантастика » Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]
Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]

Электронная книга - «Au tréfonds du ciel [A Deepness in the Sky - ru]». Краткое содержание книги:

Dans la Galaxie, l’étoile MarcheArrêt représente une énigme : elle observe un cycle de deux cent cinquante ans, s’éteint pendant deux cent quinze puis se rallume pour trente-cinq ans. Son unique planète est habitée par des araignées intelligentes qui viennent d’inventer la radio.
Le système de MarcheArrêt n’a jamais été exploré. Et voilà que deux expéditions, attirées par les signaux radio, s’y installent. L’une a été montée par les Qeng Ho, un peuple marchand qui parcourt l’espace en achetant et vendant des informations technologiques. L’autre par une civilisation violente et sadique, dite des Émergents, qui a fait de la lutte pour le pouvoir son mode de vie. Son chef, Tomas Nau, cherche à se rendre maître de la planète des Araignées pour exploiter ses ressources. Il lui faut d’abord détruire la flotte Qeng Ho ou s’en emparer.
Mais parmi les Qeng Ho se cache une figure mythique, Pham Nuwen, né mille ans plus tôt, qui connaît tous les tours...
1 ... 160 161 162 163 164 165 166 167 168 ... 247
Перейти на страницу:

Ils n’avaient pas été exécutés, mais Pham avait tiré la leçon des événements. Il avait commencé son long et silencieux parcours de retour. Sura était hors d’atteinte des mortels. Mais il y avait toujours le Qeng Ho qu’elle et lui avaient créé, le Qeng Ho qui l’avait trahi. Pham avait toujours son rêve.

… Et il serait mort avec sur Triland si Sammy ne l’avait pas déniché. Le destin et le temps lui donnaient maintenant une deuxième chance : la promesse de la Focalisation.

Pham refoula le passé et régla à nouveau les localiseurs placés sur sa tempe et dans son oreille. Il y avait plus de boulot que jamais. Il aurait déjà dû risquer plus de tête-à-tête avec Vinh. Avec un bon entraînement à la rétroaction, Vinh pouvait apprendre comment encaisser des chocs comme ce délirant entretien avec Nau sans cracher le morceau. Ouais, ça, c’était la partie facile. La partie difficile serait de distraire Vinh pour l’empêcher de voir où Pham voulait finalement en venir.

Pham se retourna dans son sac de couchage, laissa sa respiration devenir un léger ronflement. Derrière ses yeux, les images enchaînèrent sur les vérifications auxquelles il procédait sur Reynolt et les mouchards. Il les avait encore bernés. Mais à long terme… ? À long terme, s’il n’y avait pas d’autres surprises stupides, Anne Reynolt serait la menace la plus dangereuse.

Quarante

Hrunkner Unnerby prit l’aéronef pour Calorica Bay au Jour Premier de la Ténèbre. Au fil des années, Unnerby s’était souvent rendu à Calorica. Il s’y était même trouvé juste après la Mi-Clarté, lorsque le fond du puits était encore un chaudron bouillonnant. Dans les années qui suivirent, la lisière des montagnes avait abrité une petite ville d’ingénieurs en bâtiment et travaux publics. Pendant la Mi-Clarté, les conditions de travail étaient infernales, même en haute altitude, mais les ouvriers étaient très bien payés ; la base de lancement, plus haut dans l’altiplano, était financée par une combinaison de subventions royales et d’investissements privés, et, après que Hrunk eut installé des machines réfrigérantes efficaces, on y vivait assez confortablement. Les riches n’avaient commencé à se montrer qu’au début du Déclin, pour s’établir, ainsi qu’ils l’avaient fait pour chacune des cinq dernières générations, dans la paroi de la caldeira.

De toutes les visites de Hrunk, celle-ci était cependant la plus insolite. Le Jour Premier de la Ténèbre était une frontière plus mentale que réelle – ce qui, peut-être, la rendait d’autant plus importante.

Unnerby avait pris un vol régulier au départ de High Equatoria, mais ce n’était pas un touriste. High Equatoria n’avait beau être qu’à cinq cents milles, c’était le bout du monde quand on voulait gagner Calorica et ses nantis au Jour Premier de la Ténèbre. Unnerby et ses deux assistantes – ses gardes du corps, en réalité – attendirent que les autres passagers se soient propulsés à l’avant du réseau cordé central. Puis ils arrimèrent leurs parkas, leurs jambières chauffantes et les deux sacoches qui étaient l’unique raison de ce vol. Juste avant l’écoutille de sortie, Hrunkner glissa et l’une des sacoches tomba aux pieds du steward. Le rabat à l’épreuve des intempéries s’ouvrit partiellement, révélant une poudre couleur d’argile, soigneusement emballée dans des sacs en plastique.

Hrunkner se laissa tomber du filet central et referma la sacoche. Le steward, perplexe, dit en riant :

— J’ai entendu dire que le produit d’exportation numéro un de High Equatoria était de la vulgaire terre de montagne… je n’aurais jamais cru que quelqu’un puisse prendre ça au sérieux.

Unnerby haussa les épaules pour dissimuler son embarras. Parfois, c’était le meilleur camouflage. Il remit la sacoche sur son épaule et s’apprêta à boutonner sa parka.

— Euh… hum.

Le steward sembla vouloir ajouter quelque chose, mais il s’effaça pour les laisser passer et les salua d’un mouvement du buste. Leur trio descendit bruyamment l’échelle jusqu’au macadam de la piste et ils comprirent soudain ce que le type était sur le point de dire. Une heure plus tôt, lorsqu’ils quittaient High Equatoria, la température de l’air était de quatre-vingts degrés en dessous de zéro et la vitesse du vent de plus de vingt milles par heure. Ils avaient eu besoin de respirateurs chauffants rien que pour aller de l’aérogare de High Eq jusqu’à l’aéronef.

Ici…

— Nom de Dieu, c’est une vraie fournaise, ce bled !

Brun Soulac, son agent de sécurité en second, déposa sa sacoche et s’extirpa de sa parka.

Sa supérieure éclata de rire, bien qu’elle ait commis la même erreur.

— Qu’est-ce que tu crois, Brun ? On est à Calorica Bay.

— Ouais, mais c’est le Jour Premier de la Ténèbre !

Certains autres passagers avaient été victimes d’une imprévoyance similaire. Dans une grotesque parade, ils sautaient sur place tout en quittant parkas, respirateurs et autres jambières. Unnerby remarqua cependant que toutes les fois que les mains et les pieds de Brun étaient complètement occupés à se débarrasser des vêtements chauds, Arla Undergate avait les mains libres et un champ visuel dégagé sur cent quatre-vingts degrés. Brun était pareillement vigilante quand Arla retirait ses vêtements de dessus. Comme par magie, leurs pistolets de service n’étaient jamais visibles pendant cet exercice. Elles pouvaient jouer les idiotes, mais, derrière tout ce cinéma, Arla et Brun étaient aussi compétentes que les soldats qu’Unnerby avait connus pendant la Grande Guerre.

La mission à High Equatoria n’était peut-être ni sophistiquée ni spectaculaire, mais l’équipe des Renseignements se montra très efficace à l’aéroport. Les sacs de poudre rocheuse furent transférés dans des véhicules blindés ; fait encore plus impressionnant, le major responsable de la réception n’avait même pas plaisanté sur l’absurdité de cette opération.

En moins de trente minutes, Hrunk et ses deux gardes du corps – dont la présence n’était plus tellement pertinente – se retrouvèrent dehors dans la rue.

— Qu’est-ce que vous voulez dire par « plus tellement pertinente » ? dit Arla en agitant les bras dans un étonnement exagéré. Ce qui n’était pas tellement pertinent, c’était de convoyer ce… machin d’un bout à l’autre du continent.

Ni l’une ni l’autre ne soupçonnaient l’importance de la poudre rocheuse, et elles n’avaient pas hésité à montrer leur mépris. C’étaient de bonnes recrues, mais elles n’avaient pas l’attitude à laquelle Hrunk était habitué.

— Maintenant, on a quelque chose d’important à garder.

Elle tendit une main dans la direction d’Unnerby, et il y avait du sérieux derrière sa bonne humeur.

— Pourquoi vous compliquer la vie comme ça ? Vous auriez pu partir avec les gens du major.

Hrunkner lui rendit son sourire.

— Je rencontre le chef dans plus d’une heure. Ça me donne amplement le temps de faire le trajet à pieds. Vous n’êtes pas curieuse, Arla ? Combien de gens ordinaires ont l’occasion de voir Calorica au Jour Premier de la Ténèbre ?

Arla et Brun lui lancèrent un regard noir, le regard de sous-offs mises en face d’un comportement stupide qu’elles ne pouvaient pas corriger. Unnerby avait eu la même impression assez souvent dans sa vie, bien qu’en général il n’ait pas si ouvertement manifesté sa désapprobation. La Parenté avait plus d’une fois prouvé qu’elle était disposée à commettre des actes violents sur le territoire d’autrui. Mais j’ai vécu soixante-quinze ans, et il y a tellement de choses dont on devrait avoir peur. Il s’éloignait déjà vers les lumières au bord de l’eau. Les gardes du corps habituels d’Unnerby, ceux qui l’accompagnaient dans ses visites de chantiers à l’étranger, l’en auraient empêché par la force. Arla et Brun étaient des vacataires, moins bien formées. Au bout d’un moment, elles trottinèrent pour le rattraper. Mais Arla parlait dans son téléphone miniature. Unnerby sourit intérieurement. Non, ces deux-là n’étaient pas stupides. Je me demande si je vais remarquer les agents qu’elle est en train d’appeler.

1 ... 160 161 162 163 164 165 166 167 168 ... 247
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)