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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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Il répondit de son mieux. Parfois un officier posait une question pour s’entendre répondre par une autre : « C’est dans le rapport, bon sang ! N’avez-vous pas écouté les bandes ? »

L’enquête se déroula à une vitesse effarante. Tout à coup, elle prit fin. « Vous pouvez vous retirer quelques instants, capitaine », dit l’amiral-président.

Sally et le sénateur Fowler attendaient dans le couloir en compagnie d’une jeune femme en kilt, portant une serviette, à l’air très professionnel.

« Mademoiselle Mc Pherson. Ma nouvelle secrétaire particulière, dit Sally en la présentant.

— Très heureux de faire votre connaissance, messire. Madame, je ferais bien de…

— Certainement. Merci. » Mc Pherson partit en un cliquetis de talons sur le sol de marbre. Elle avait une démarche plaisante. « Rod, dit Sally, Rod, sais-tu à combien de soirées nous devons impérativement aller ?

— Des soirées ! Mais, bon sang, écoute, ils sont en train de décider de mon sort, là-dedans. Et toi tu…

— Billevesée, jeta le sénateur Fowler. Il y a des semaines que cette décision-là est prise. Depuis que Merrill, Cranston, Armstrong et moi avons écouté le rapport de Kutuzov. J’étais là, avec dans la poche l’ordonnance de Sa Majesté vous concernant et, vous, vous aviez perdu votre unité ! Heureusement que cet amiral est honnête, mon garçon. Heureusement. »

La porte s’ouvrit et un fonctionnaire appela Blaine.

Rod entra et se posta devant la table. L’amiral prit un papier et s’éclaircit la voix.

« Conclusions unanimes de la Cour spéciale d’instruction réunie pour examiner les circonstances de la perte du croiseur de bataille de classe Général de sa Majesté Impériale, le Mac-Arthur. Premièrement : le vaisseau a été perdu à cause d’un envahissement accidentel par des formes de vie extra-terrestres et a été détruit pour éviter la contamination d’autres astronefs. Deuxièmement : la Cour acquitte le capitaine Roderick Blaine, F.S.E., commandant le vaisseau, du délit de négligence. Troisièmement : la Cour ordonne que les officiers survivants du Mac-Arthur préparent un rapport de procédure détaillé grâce auquel de telles pertes puissent être évitées à l’avenir. Quatrièmement : la Cour note que la fouille et la stérilisation du Mac-Arthur ont été entravées par la présence à bord d’un grand nombre de civils et de leur équipement. La Cour note que le ministre Antoine Horvath, doyen des scientifiques, a protesté contre ces mesures et conseillé une interruption minimale des expériences civiles. Cinquièmement : la Cour note que le capitaine Blaine aurait été plus prompt à fouiller son vaisseau s’il n’avait pas affronté les difficultés décrites précédemment, et recommande que le capitaine du Mac-Arthur ne soit pas poursuivi. Ces conclusions étant unanimes, la Cour est dissoute. Capitaine, vous pouvez disposer.

— Je vous remercie, amiral.

— Oui. C’était une belle négligence, Blaine. Vous le savez, non ?

— Oui, amiral. » Combien de fois y ai-je pensé ?

« Mais je doute que quiconque dans la Flotte aurait pu mieux se débrouiller. Le vaisseau devait être un véritable asile de fou avec tous ces civils à bord. Bien. Sénateur, il est à vous. Ils sont prêts, en salle 675.

— Très bien. Merci, amiral. » Fowler poussa Blaine hors de la salle d’audience et lui fit dévaler le couloir vers l’ascenseur que retenait un sous-officier.

« Où allons-nous encore ? demanda Rod. Six cent soixante-quinze ? C’est le service des retraites !

— Bien sûr, dit l’amiral. Vous ne pensiez pas pouvoir appartenir à la Flotte et à la commission en même temps, tout de même ? C’est pour cela que nous avons dû bâcler l’enquête. Vous ne pouviez pas prendre votre retraite avant sa conclusion.

— Mais, sénateur…

— Ben. Appelez-moi Ben.

— Oui, sénateur. Ben, je ne veux pas quitter la Flotte ! C’est toute ma carrière…

— Plus maintenant. » L’ascenseur s’arrêta et Fowler en fit sortir Rod. « De toute façon, vous auriez dû en partir un jour ou l’autre. Votre famille est trop illustre. Nous ne pouvons pas laisser les Pairs négliger le gouvernement pour se balader toute leur vie dans des vaisseaux spatiaux. Vous saviez bien que vous auriez à partir à la retraite tôt.

— Oui. Après la mort de mes frères, la question ne se posait plus.

Mais pas encore ! Écoutez, ne peuvent-ils pas me mettre en congé provisoire ?

— Ne soyez pas bête. La question des Granéens va nous accompagner longtemps, Sparta est trop loin pour la traiter. Nous y voilà. » Fowler le précéda dans une salle.

Ses papiers de mise à la retraite étaient déjà remplis. Roderick Harold, Sire Blaine : promu au grade de contre-amiral et placé sur la liste du personnel de réserve, par ordre de Sa Majesté Impériale.

« Où devrons-nous envoyer votre retraite ?

— Plaît-il ?

— Vous avez droit à une pension. Où voulez-vous que nous l’envoyions, Messire ? » Aux yeux du sous-officier, Rod était déjà civil.

« Puis-je en faire donation au fond d’entraide de la Flotte ?

— Oui.

— Alors d’accord. »

Le fonctionnaire écrivit rapidement. Il y avait d’autres questions, toutes banales. Il compléta les documents, les tendit à Rod avec un stylo. « Veuillez signer là, Messire. »

Dans la main de Rod, le stylo était froid. Il aurait voulu ne pas y toucher.

« Allons, allons, nous avons une douzaine de rendez-vous, pressa le sénateur Fowler. Pour vous et Sally. Allons mon garçon, signez !

— Oui, sénateur. » Inutile de traîner. Il n’y avait rien à discuter. Si l’empereur m’a nommé à cette maudite commission – il griffonna son paraphe, puis appliqua l’empreinte digitale de son pouce sur les papiers.

Un taxi les conduisit rapidement à travers les étroites rues de la Néo-Écosse. La circulation était dense et la voiture ne portait pas les petits fanions officiels qui, sinon, leur auraient ouvert la route. Pour Rod, c’était une expérience inhabituelle que de voyager ainsi. En temps normal, il avait des glisseurs de la Flotte pour l’emmener de toit en toit et lors de son dernier passage à la Néo-Écosse, sa chaloupe personnelle l’attendait. Fini, fini tout ça.

« Je vais devoir acheter un glisseur et trouver un chauffeur, dit Rod. J’imagine que les commissaires ont droit à une licence de transport aérien ?

— Bien sûr. Vous avez tous les droits, dit le sénateur Fowler. D’ailleurs, la nomination au poste de commissaire implique l’élévation au titre de baron. Vous n’en avez pas besoin, mais c’est une autre raison pour laquelle nous sommes très populaires ces temps-ci.

— Combien de commissaires y aura-t-il au juste ?

— Je peux aussi décider de cela. Il n’en faudra pas trop. » Le taxi freina net devant un piéton qu’il avait failli renverser. Fowler saisit son ordinateur de poche. « Encore un retard. Nous avons des rendez-vous au palais. C’est là que vous allez résider, bien sûr. Les quartiers des domestiques sont exigus mais nous réussirons bien à y faire entrer les vôtres. Au fait, en avez-vous ? Voulez-vous que mon secrétaire arrange cela ?

— Kelley est à bord du Lénine. Je pense qu’il restera avec moi. » Un autre homme de valeur, perdu pour la Flotte.

« Kelley ! Comment va cette vieille fripouille ?

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