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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Bon, alors nous y sommes obligés. » Angus entra avec le café. Rod y goûta et poussa un soupir de satisfaction. « Angus, c’est le meilleur café et le meilleur cognac que j’aie jamais bus. En une semaine, la qualité de ce que vous nous donnez s’est améliorée.

— Oui, messire. Cela vous est réservé.

— À moi ? Sally, est-ce ton œuvre ?

— Non. » Elle eut l’air intriguée. « Où avez-vous trouvé tout cela, Angus ?

— Un capitaine de la marine marchande l’a apporté en personne au palais du gouvernement, madame. Il a dit que c’était pour Sire Blaine. Le chef y a goûté et a déclaré que c’était présentable.

— C’est bien vrai, acquiesça Rod avec enthousiasme. Qui était ce capitaine ?

— Je m’en enquerrai, messire.

— Sans doute quelqu’un qui brigue un poste, dit pensivement Rod après le départ du domestique. Pourtant, dans ce cas-là, il m’aurait fait savoir qu’il était venu… » Il regarda de nouveau l’heure. « Nous ne pouvons pas faire patienter le vice-roi tout l’après-midi.

— Pourquoi ? De toute façon, l’oncle Ben et toi, vous refusez ma suggestion et…

— Laissons cela jusqu’à la réunion, mon cœur. » Le vice-roi exigeait une décision immédiate de la commission sur ce qu’il fallait faire à propos des Granéens. Il n’était qu’une des nombreuses personnes qui en faisaient autant. Le ministre de la Guerre, Armstrong, voulait savoir quelle taille devrait avoir la flotte de guerre qui désarmerait les Granéens – juste au cas où, disait-il – afin que la division « Plans de bataille » de l’amiral Cranston puisse se mettre au travail.

L’Association Impériale des Marchands insistait pour que tout ce que Horace Bury savait des possibilités commerciales Grain-Empire fût mis à la disposition de tous ses membres. Le grand diacre de l’Église de Lui voulait des preuves que les Granéens étaient des anges. Une autre faction illiste soutenait qu’ils étaient des démons et que l’Empire bloquait cette information. Le cardinal Randolph, de l’Église impériale, voulait que l’on diffuse en trois dimensions des bandes montrant la vie des Granéens, pour en finir une fois pour toutes avec les Illistes.

Et tout le monde à deux cents parsecs à la ronde voulait siéger à la commission.

« Du moins serons-nous à la même réunion, dit Sally.

— Oui. » Au palais, leurs appartements étaient dans le même couloir mais, sauf au cours des soirées, ils se voyaient peu. Dans le tumulte des dernières semaines, Rod et Sally s’étaient rarement retrouvés aux mêmes tables de travail.

Angus revint et s’inclina. « C’est le capitaine Anderson, du Ragnarok, messire.

— Je vois. Merci, Angus. C’est un vaisseau de la Compagnie Impériale d’Autonétique, Sally.

— Alors, c’est Bury qui a envoyé le café et le cognac ! C’est très gentil de sa part…

— Oui. » Rod soupira. « Sally, il faut vraiment y aller. » Ils montèrent de la salle à manger des cadres au bureau de travail du vice-roi Merrill. Le sénateur Fowler, le ministre de la Guerre Armstrong et l’amiral Cranston, impatients, les attendaient.

« C’était notre premier déjeuner en tête à tête depuis deux semaines, expliqua Rod. Toutes mes excuses », dit-il d’une manière qui faisait penser que c’était pour la forme.

« La pression se relâchera quand le Lénine arrivera, dit le sénateur Fowler. Les scientifiques de Horvath pourront prendre en charge la plupart des apparitions publiques. Ils vont en baver.

— À condition que vous leur donniez la permission de se montrer, dit le prince Merrill d’un ton traînant. Vous n’avez pas laissé vos petits protégés dire grand-chose malgré tout ce qu’ils ont raconté.

— Excusez-moi, Sire, dit l’amiral Cranston. Je suis pressé. Que faisons-nous au sujet de l’arrivée du Lénine ? Il se mettra en orbite dans soixante heures. Je dois envoyer des directives à Kutuzov.

— Tout cela serait déjà traité si vous écoutiez mes suggestions, oncle Ben, dit Sally. Logez-les au palais, donnez-leur des domestiques et des gardes et laissez-les décider qui ils veulent voir.

— Elle n’a pas tort, Ben, fit observer Merrill. Après tout, ce sont bien les représentants d’une puissance souveraine. Difficile de justifier qu’on les enferme, non ? Cela ferait une mauvaise impression. Et à quelle fin ?

— L’amiral Kutuzov est convaincu que les Granéens représentent une menace pour nous, dit le ministre de la Guerre. Il les dit très persuasifs. Laissez-les parler à qui ils désirent et Dieu sait ce qui se passera. Ils pourraient nous créer des ennuis politiques, Sire. Or, nous n’en avons pas besoin.

— Mais vous êtes obligé d’admettre que les Granéens ne présentent aucun danger militaire », insista Sally.

Benjamin Fowler poussa un profond soupir. « Nous en avons déjà débattu. Ce n’est pas l’aspect militaire qui m’inquiète ! Si nous laissons les Granéens en liberté, nous pourrons être sûrs qu’ils passeront des accords. Le rapport de Bury me convainc parfaitement. Les Granéens pourront obtenir que divers groupes d’intérêt se forment pour les soutenir. Ils pourront négocier des accords commerciaux.

— La commission a le droit de veto sur toutes ces démarches, oncle Ben.

— Il est plus facile de tuer un marché dans l’œuf que de l’interdire une fois qu’il est conclu. Écoute, si les Granéens sont tout ce que Horvath croit : pacifiques, impatients de nous vendre ou de nous donner de nouvelles technologies, inintéressés par l’acquisition d’espace vital – et comment diable pourrions-nous en être sûrs ? –, s’ils ne créent pas de menace militaire, s’ils ne s’allient jamais aux rebelles… »

L’amiral Cranston émit un grognement.

« … si tout le reste est vrai, même s’ils sont tout cela et plus encore, ils posent encore des problèmes. Pour commencer, leur technologie va secouer tout l’Empire. Nous ne pouvons pas la vulgariser sans plan de réajustement industriel.

— Les syndicats s’en préoccupent, dit sèchement Merrill. Le président de la Confédération Impériale des Travailleurs était ici même, il y a moins d’une heure, exigeant que nous bloquions les Granéens jusqu’à ce que son état-major ait pu étudier les problèmes de chômage. Il n’est pas contre les nouvelles technologies, mais il veut que nous soyons prudents. Peux pas lui en vouloir.

— L’A.I.M. n’est plus très chaude, dit Rod. Hier soir, chez Dame Malcolm, deux Marchands m’ont dit qu’ils revenaient sur leur première impression, à propos des Granéens. » Rod tripota les revers de sa tunique tricotée aux couleurs vives. Les vêtements civils auraient dû mieux lui aller et être plus confortables que l’uniforme de la Flotte, mais Rod ne s’y sentait pas mieux. « Bon sang, je ne sais que dire ! J’ai été tellement occupé à faire des discours insensés et à aller à des réunions et à des soirées inutiles que je n’ai pas eu un instant pour réfléchir de façon constructive.

— Bien sûr, bien sûr, le calma Merrill. Et pourtant, messire, les ordres de Sa Majesté sont clairs. Il faut l’avis de votre commission et je l’attends toujours. Dame Sandra…

— Sally. S’il vous plaît. » Elle n’avait jamais aimé son prénom. Pour une raison qu’elle n’aurait pu dévoiler à personne.

« Dame Sally nous a au moins offert quelque chose. Sénateur, Blaine et vous allez devoir faire autre chose que de protester de votre manque de données !

— Et il y a le petit problème de ma flotte, ajouta Armstrong. Il me faut savoir si les vaisseaux de guerre de Cranston peuvent retourner faire la course aux rebelles, ou s’ils doivent rester en alerte dans ce coin-ci du secteur. Si nous ne nous montrons pas dans les provinces éloignées, nous allons avoir de nouvelles révoltes sur les bras !

— Toujours les mêmes exigences ? demanda Rod.

— Oui. Ils veulent des astronefs à eux. Certains parlent aussi de la politique impériale, mais ce sont surtout des vaisseaux qu’ils réclament. J’en deviens fou ! Ils sont maîtres de leur politique intérieure. Ils ne paient pas plus d’impôts que nous. Quand les rebelles se manifestent, ils nous appellent et nous venons. Mais tout cela n’est pas votre problème, messire. Si nous avons vraiment besoin d’unités pour défendre l’humanité contre des monstres extraterrestres, je vous les trouverai, même si je dois aller travailler moi-même dans les chantiers de Mc Pherson.

— Il serait presque plus intéressant que ces Granéens soient hostiles, dit pensivement Merrill. Une vraie menace contre l’Empire unifierait les provinces. Me demande si je pourrais faire gober cela aux barons ?

— Sire ! protesta Sally.

— Une idée, juste une idée.

— Éblouissez-les par d’habiles astuces », grogna Fowler. Ils se tournèrent tous vers lui, les yeux écarquillés. « C’est évident. Offrez une journée portes ouvertes à la presse. Quand le Lénine arrivera nous donnerons un spectacle tel que la Néo-Écosse n’en a jamais vu. Tous les honneurs, une grande réception pour les Granéens. Un tas de cérémonies, de parades, de revues, d’inspections. Des réunions avec les gens des Affaires étrangères. Personne ne pourra protester si les apparitions publiques des Granéens sont cérémonieuses et si le ministère des Affaires étrangères monopolise le reste de leurs journées. Pendant ce temps, nous nous mettrons au travail. Sire, nous vous présenterons nos conseils dès que possible, mais Léoni – Sa Majesté ne m’a pas envoyé ici pour noter des jugements éclair. Tant que je n’en saurai pas plus, il faudra bien se contenter de cela. »

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