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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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— Et il y a le petit problème de ma flotte, ajouta Armstrong. Il me faut savoir si les vaisseaux de guerre de Cranston peuvent retourner faire la course aux rebelles, ou s’ils doivent rester en alerte dans ce coin-ci du secteur. Si nous ne nous montrons pas dans les provinces éloignées, nous allons avoir de nouvelles révoltes sur les bras !

— Toujours les mêmes exigences ? demanda Rod.

— Oui. Ils veulent des astronefs à eux. Certains parlent aussi de la politique impériale, mais ce sont surtout des vaisseaux qu’ils réclament. J’en deviens fou ! Ils sont maîtres de leur politique intérieure. Ils ne paient pas plus d’impôts que nous. Quand les rebelles se manifestent, ils nous appellent et nous venons. Mais tout cela n’est pas votre problème, messire. Si nous avons vraiment besoin d’unités pour défendre l’humanité contre des monstres extraterrestres, je vous les trouverai, même si je dois aller travailler moi-même dans les chantiers de Mc Pherson.

— Il serait presque plus intéressant que ces Granéens soient hostiles, dit pensivement Merrill. Une vraie menace contre l’Empire unifierait les provinces. Me demande si je pourrais faire gober cela aux barons ?

— Sire ! protesta Sally.

— Une idée, juste une idée.

— Éblouissez-les par d’habiles astuces », grogna Fowler. Ils se tournèrent tous vers lui, les yeux écarquillés. « C’est évident. Offrez une journée portes ouvertes à la presse. Quand le Lénine arrivera nous donnerons un spectacle tel que la Néo-Écosse n’en a jamais vu. Tous les honneurs, une grande réception pour les Granéens. Un tas de cérémonies, de parades, de revues, d’inspections. Des réunions avec les gens des Affaires étrangères. Personne ne pourra protester si les apparitions publiques des Granéens sont cérémonieuses et si le ministère des Affaires étrangères monopolise le reste de leurs journées. Pendant ce temps, nous nous mettrons au travail. Sire, nous vous présenterons nos conseils dès que possible, mais Léoni – Sa Majesté ne m’a pas envoyé ici pour noter des jugements éclair. Tant que je n’en saurai pas plus, il faudra bien se contenter de cela. »

49. Parades

Quand la navette se posa sur le toit du palais, le son suraigu de ses moteurs se mua en un bourdonnement, puis se tut. Dehors, un long roulement de tambour retentit. Le son martial des instruments filtrait jusque dans la cabine et éclata quand on ouvrit le sas.

David Hardy cligna des yeux devant la réflexion du soleil matinal sur les pierres multicolores du palais. Il renifla l’air frais, exempt de l’odeur de renfermé des vaisseaux spatiaux et sentit sur sa peau la chaleur de la Néo-Cal. De ses pieds, il éprouva la solidité de la pierre. Enfin chez soi !

« GARDE D’HONNEUR, À MON COMMANDEMENT, GARDE A VOUS ! »

Oh, Seigneur, pensa David, ils ont mis le paquet. Il bomba le torse et descendit le plan incliné sous les zooms des cameramen. D’autres officiers de la Flotte et des civils le suivirent. Le docteur Horvath sortit le dernier et, quand il apparut, David hocha la tête à l’intention de l’officier commandant le détachement militaire.

« PRÉSENTEZ ARMES ! » CLAC ! CLAC ! Cinquante paires de gants blancs firent un mouvement identique et claquèrent ensemble sur cinquante fusils. Cinquante manches violettes, lourdes de galons dorés, s’immobilisèrent avec une précision mécanique. Le roulement de tambour enfla et se fit plus rapide.

Les Granéens descendirent la passerelle. Le soleil les fit cligner des yeux. Les clairons sonnèrent, puis se turent en même temps que les tambours. Seuls les bruits de la circulation, à un demi-kilomètre de distance, vinrent troubler le silence qui s’installa. Même les journalistes se figèrent. Les Granéens pivotèrent rapidement du torse.

Ô, curiosité ! Un monde humain, enfin ! Et les hommes qui le dirigeaient. Pourtant, que faisaient-ils ? Sur le devant se trouvaient deux rangs de Marines rigides comme des statues, leurs armes tenues d’une façon qui ne pouvait leur être agréable, tous identiques et ne menaçant manifestement personne ; mais Ivan se retourna machinalement pour chercher ses guerriers.

À leur droite, se trouvaient d’autres Marines qui portaient des émetteurs de bruit et non des armes. Certains brandissaient des bannières aux couleurs abaissées en signe de respect ; trois autres portaient des armes et un quatrième tenait un plus grand étendard qui n’était pas baissé : c’était là, des symboles qu’ils avaient déjà vus. Couronne et astronef, aigle, marteau et faucille.

Droit devant, au-delà de la foule du personnel du Lénine et du Mac-Arthur, se tenaient d’autres humains dans les tenues les plus extravagantes. Ils attendaient manifestement de parler aux Granéens mais ne le firent pas.

« Le capitaine Blaine et mademoiselle Fowler », gazouilla Jock. « Leur attitude indique que la déférence est due aux deux hommes qui les précèdent. »

David Hardy fit avancer les Granéens. Les extra-terrestres plissaient du nez, et bavardaient entre eux d’un ton musical. « Si l’air vous est désagréable, dit David, nous pourrions fabriquer des filtres. Je n’avais pas remarqué que l’air du vaisseau vous importunait. » Il s’emplit les poumons de ce précieux fluide.

« Non, non, c’est seulement un peu fade et sans goût », dit une médiatrice. Il était impossible de différencier les deux. « Et puis, il y a un surplus d’oxygène. Je pense que nous en aurons besoin.

— À cause de la pesanteur ?

— C’est cela. » La Granéenne se tourna vers le soleil. « Nous aurons aussi besoin de lunettes teintées.

— Certainement. » Ils arrivèrent au bout des rangées de gardes d’honneur. Hardy s’inclina devant Merrill. Les médiatrices firent de même dans une parfaite imitation. Le blanc se tint droit un moment puis s’inclina mais moins bas que les autres.

Le docteur Horvath attendait. « Le prince Stephan Merrill, vice-roi de Sa Majesté Impériale pour le secteur trans-Sac à Charbon, annonça Horvath. Sire, l’Ambassadeur d’Alpha du Grain. Il est appelé Ivan. »

Merrill s’inclina sèchement, puis il présenta Benjamin Fowler. « Le sénateur Benjamin Bright Fowler, Sire Président de la Commission Impériale Extraordinaire. Le sénateur Fowler a les pleins pouvoirs pour parler au nom de l’Empereur et il a un message pour vous de la part de Sa Majesté. »

Les Granéens s’inclinèrent à nouveau.

Le sénateur Fowler avait autorisé son valet à l’habiller convenablement. Des milliards d’humains verraient tôt ou tard l’enregistrement de cette rencontre. Il arborait une tunique sombre sans aucune décoration sauf un soleil d’or, sur le côté gauche de sa poitrine. Sa ceinture était neuve, son pantalon tombait parfaitement et disparaissait dans le haut de ses souples bottes étincelantes. Il plaça sous son bras gauche une canne noire de Malacca au pommeau d’or gravé tandis que Rod Blaine lui tendait un parchemin. Fowler lut de sa voix « des discours officiels ». Lors des débats parlementaires, il était très vif, mais ses allocutions plus formelles étaient guindées. Celle-ci n’y faisait pas exception.

« Léonidas IX, par la grâce de Dieu Empereur de l’Humanité, salue les représentants de la civilisation granéenne et leur souhaite la bienvenue. Depuis des milliers d’années, l’homme a recherché ses frères dans l’univers. Nous en avons rêvé tout au long de notre Histoire… » Le message était long et cérémonieux, et les Granéens l’écoutaient en silence. À leur gauche, un groupe d’hommes se bousculait, chuchotait, et pointait des instruments que les Granéens reconnurent comme étant des caméras tri-di très mal conçues. Il y avait une forêt de tels appareils et beaucoup trop d’hommes. Pourquoi les humains devaient-ils être aussi nombreux pour faire un travail si simple ?

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