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READ-E-BOOK » Космическая фантастика » La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]
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La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]

Электронная книга - «La poussière dans l’œil de Dieu [The Mote in God’s Eye - fr]». Краткое содержание книги:

D’un trou noir dans les profondeurs de l’espace a jailli un rayon de lumière rubis cent fois plus brillant que la Lune.
Était-ce l’Œil dans le Visage de Dieu ou le soleil sanglant de nos premiers visiteurs intergalactiques ?
La mission de l’astronef Mac Arthur est difficile. il doit rechercher et affronter un monde extra-terrestre où des êtres étranges et peu communicatifs défient toute biologie connue... où des créatures minuscules, à la fois savantes et idiotes, sont utilisées en guise d’armes redoutables... où des sourires rassurants dissimulent un secret planétaire dont l’utilisation aurait un effet dévastateur dans l’Univers.
« Surtout, en dit Frank Herbert, l’auteur célèbre de Dune et La Ruche d’Hellstrom, ce roman présente une approche nouvelle et brillante du problème fascinant de la première rencontre avec des extra-terrestres. »
« C’est peut-être, le meilleur roman de science-fiction que j’ai jamais lu », renchérit Robert Heinlein, l’un des maîtres les plus fameux du genre.
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« À nouveau en manque de parlote ? demanda malicieusement Rod. Et devant tout ce monde, encore ! J’ai laissé passer une occasion rare ! »

Après cela, toute formalité s’effaça. Tous les convives se pressèrent autour des fiancés.

« Tout le bonheur du monde », dit Cargill. Il serra longuement la main de Rod. « Tout le bonheur. L’Empire n’aurait pu choisir meilleurs commissaires.

— Vous ne serez pas mariés avant notre arrivée ? demanda Sinclair. Ce ne serait pas juste de se marier dans ma ville, sans que je ne sois là.

— Nous ne savons pas encore très bien, lui dit Sally. Mais ce ne sera certainement pas avant l’arrivée du Lénine. Vous êtes, bien sûr, tous invités. » Les Granéens aussi, ajouta-t-elle en son for intérieur. Je me demande ce qu’ils en diront…

Le dîner se dispersa en un kaléidoscope de petits groupes dont Sally et Rod étaient le centre. On abaissa la table de la salle à manger d’apparat dans le pont pour donner plus de place aux invités, tandis que les stewards circulaient avec du café et du thé.

« Vous me permettrez, bien sûr, de vous féliciter à mon tour, leur dit Bury d’un ton doucereux. Et j’espère que vous ne penserez pas que je tente de vous acheter quand je vous enverrai mon cadeau de mariage.

— Mais pourquoi irait-on penser cela ? fit Sally innocemment. Merci, monsieur Bury. » Si sa première remarque était ambiguë, son sourire était assez chaleureux pour démentir cette impression. La réputation de Bury déplaisait à Sally, mais il s’était toujours montré charmant. Si seulement il avait pu surmonter cette terreur idiote que lui inspiraient les Granéens !

Rod put enfin quitter le centre de l’attention. Il alla trouver Horvath. « Vous m’avez fui durant toute la soirée, dit-il affablement, j’aimerais en connaître la raison. »

Horvath essaya de sourire mais comprit qu’il n’y réussirait pas. Ses sourcils se contractèrent, puis se détendirent quand il se décida : « Inutile de tenter d’être malhonnête… Blaine, je ne voulais pas de vous pour cette expédition. Vous savez pourquoi. Bien. Votre Renner m’a persuadé que vous n’auriez pas pu agir autrement au sujet de la sonde. Nous avons connu des différends, mais, l’un dans l’autre, je suis forcé d’approuver la façon dont vous avez mené votre commandement. Avec vos titres et votre expérience, il était inévitable que l’on vous donne un siège à la commission.

— Je ne m’y attendais pas, répondit Rod. À posteriori et du point de vue de Sparta, j’imagine que vous avez raison. Est-ce pourquoi vous êtes fâché contre moi ?

— Non, dit Horvath en toute honnêteté. Comme je l’ai dit, c’était inévitable et je ne laisse jamais les lois de la nature me hérisser. Mais je m’attendais à siéger à cette commission, Blaine. Ici, j’étais le doyen des scientifiques. J’ai dû me battre pour chaque miette d’information que nous avons obtenue. Alors, bon sang, si l’on donne deux sièges à des membres de l’expédition, j’en ai mérité un.

— Tandis que Sally, non ? dit froidement Rod.

— Elle a été très utile, dit Horvath. Elle est brillante et charmante, et bien sûr, vous ne pouvez être objectif à son propos – mais honnêtement, Blaine, pensez-vous que sa compétence vaille la mienne ? »

La moue de Rod disparut. Un léger sourire la remplaça. La jalousie professionnelle d’Horvath n’était ni comique ni pathétique, mais simplement inévitable. Tout aussi inévitable était son sentiment que ce défaut de nomination mettait en cause sa compétence scientifique. « Rassurez-vous, docteur, commença Rod. Sally n’est pas commissaire à cause de sa valeur scientifique. Pas plus que moi. L’empereur ne recherche pas la compétence mais l’intérêt. » Il faillit dire la loyauté mais comprit à temps que le terme aurait été très mal choisi. « Dans un sens, le fait que l’on ne vous ait pas nommé immédiatement – Rod mit l’accent sur ce mot – est un compliment. »

Horvath écarquilla les yeux. « Comment ? »

« Vous êtes un scientifique, docteur. Toute votre éducation et en fait, toute votre philosophie de la vie seront fondées sur l’objectivité. Exact ?

— Plus ou moins, concéda Horvath. Quoique depuis que j’ai quitté mon laboratoire…

— Vous avez dû vous battre pour des subventions. Mais, même là, vous n’avez fait de la politique que pour aider vos collègues à entreprendre ce que vous auriez fait si vous aviez été libéré de vos devoirs administratifs.

— Mais… Oui. Merci. Peu de gens semblent le comprendre.

— Ainsi, votre attitude envers les Granéens serait la même : objective. Apolitique. Or cela ne serait peut-être pas la meilleure solution pour l’Empire. Non pas que vous manqueriez de loyauté, docteur. Mais Sa Majesté sait que Sally et moi plaçons l’Empire avant tout. On nous y a endoctrinés depuis le jour de notre naissance. Nous ne pourrions même pas prétendre être scientifiquement objectifs, alors que les intérêts de l’Empire seraient en jeu. » Et si ça ne suffit pas à le calmer, qu’il aille au diable, pensa Rod.

Pourtant, cela suffit. Horvath n’était toujours pas content et allait manifestement encore tenter d’obtenir un siège à la commission. Mais il sourit et souhaita à Rod et Sally un heureux mariage. Rod s’excusa et retourna vers Sally avec un sentiment de satisfaction.

« Mais ne pouvons-nous pas dire au revoir aux Granéens ? implorait Sally. Rod, ne peux-tu pas le convaincre ? »

Rod regarda l’amiral d’un air impuissant.

« Madame, dit péniblement Kutuzov, je ne voudrais pas vous décevoir. Quand les Granéens arriveront en Néo-Écosse ils seront de votre ressort, pas du mien, et alors c’est vous qui me direz que faire à leur sujet. Mais, jusque-là, je suis responsable d’eux et je n’ai pas l’intention de modifier la politique que nous avions mise au point avant leur arrivée. Le docteur Hardy pourra leur faire passer tous les messages que vous voudrez. »

Que feriez-vous si Rod et moi vous ordonnions de nous laisser les voir ? pensa Sally. En tant que commissaires. Non. Cela provoquerait une scène et Rod semble penser que l’amiral est un homme assez utile. Si nous faisions cela, ils ne pourraient plus jamais travailler ensemble. D’ailleurs, Rod refuserait peut-être. N’abusons pas.

« Ce n’est pas comme si ces Granéens étaient des amis exceptionnels, lui rappela Hardy. Ils ont eu si peu de contacts humains que je les connais à peine moi-même. Je suis sûr que cela changera quand nous atteindrons la Néo-Écosse. » Hardy sourit et changea de sujet. « J’imagine que vous tiendrez votre promesse et attendrez le Lénine avant de vous marier.

— Mais j’insiste pour que ce soit vous qui nous unissiez, dit rapidement Sally. Nous allons devoir vous attendre !

— Je vous remercie. » Hardy allait continuer, mais Kelley traversa la salle vers eux et salua.

« Cap’taine, j’ai envoyé vos affaires sur l’Hermès, ainsi que celles de Dame Sally. Le message disait bien “le plus vite possible”.

— Mon ange gardien, dit Rod en riant. Il a raison. Sally, nous ferions bien de nous préparer. » Il grogna. « Il va être difficile de supporter trois g après un pareil dîner.

— Je dois, moi aussi, vous quitter, dit Kutuzov. J’ai des messages à envoyer par l’Hermès. » Il leur adressa un curieux sourire. « Au revoir, madame. Au revoir, capitaine. Bon voyage. Vous avez été un bon officier.

— Oh ! Je vous remercie, amiral. » Rod jeta un regard à la ronde et repéra Bury. « Kelley, l’amiral prend maintenant la responsabilité de Son Excellence…

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