Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
La Bible amusante - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

La Bible amusante

Электронная книга - «La Bible amusante». Краткое содержание книги:

Donnant les citations textuelles de l’écriture sainte et reproduisant toutes les réfutations opposées par Voltaire, Fréret, lord Bolingbroke, Toland & autres critiques.
1 ... 124 125 126 127 128 129 130 131 132 ... 143
Перейти на страницу:

«Nous te prions de nous parler en langue syriaque, car nous la comprenons; mais ne parle pas en langue judaïque, à cause du peuple qui est là sur les remparts et qui écoute.» (v. 26)

Mais Rabsçaké fut plus insolent encore.

«Mon maître, dit-il, m’a envoyé pour que tout le monde entende ce que j’ai à dire; et il faut que les habitants de Jérusalem sachent que nous leur ferons manger leurs propres excréments et qu’ils boiront leur urine avec vous.» (v. 27)

Ezéchias n’avait pas trop eu confiance en Jéhovah, puisque tout d’abord il s’était laissé dépouiller sans résistance. Cependant, le prophète Isaïe, qui vivait alors, lui remonta le moral, et, ce qui était le plus important, papa Bon Dieu vint à son aide.

«Il arriva, en une nuit, qu’un ange de Jéhovah descendit du ciel et tua cent quatre-vingt-cinq mille hommes dans le camp des Assyriens autour de Jérusalem; et, au point du jour, quand le roi Sennachérib vit tous ces corps morts, il ordonna aux survivants de plier bagage et s’en retourna à Ninive.» (19:35-36)

La Bible dit ensuite que Sennachérib fut tué par ses fils Adramélec et Saratsar, qui, après ce meurtre, se réfugièrent en Arménie, et qu’un autre fils de Sennachérib, nommé Assar-Iladdon, monta sur le trône (v. 37); puis, au chapitre suivant, l’auteur sacré dit qu’Ezéchias, dans les dernières années de son règne, fit alliance avec Mérodak-Baladan, roi de Babylone (20:12). Ces affirmations ne concordent guère avec les découvertes des archéologues touchant l’histoire des royaumes assyriens; car il résulte des inscriptions du fameux palais de Khorsabad, découvert en 1842 par M. Botta, consul de France à Mossoul, que Mérodak-Baladan fut chassé de Chaldée par Salmanazar même, père de Sennachérib, son vainqueur à la bataille de Betlakin (709 av. J.-C), et Salmanazar, après cette victoire, s’empara de Babylone et réunit ce royaume à celui de Ninive. Comment donc Ezéchias pouvait-il être l’allié de Mérodak-Baladan, sous le règne d’Assar-Haddon, fils de Sennachérib, puisque ce roi de Babylone avait perdu ses états dans sa guerre contre le roi de Ninive, grand-père d’Assar-Haddon, et puisque Assar-Haddon, régnant au temps des dernières années d’Ezéchias, était à la fois roi de Ninive et de Babylone?

Mais, si l’on ne veut pas tenir compte des découvertes des savants et si l’on préfère s’en rapporter exclusivement à la Bible, on ne peut néanmoins s’empêcher de faire cette remarque: c’est que Jéhovah, qui avait dit à Ezéchias par la bouche du prophète Isaïe:

«Je délivrerai Jérusalem, et, si je veux que cette ville soit garantie contre les ennemis, c’est à cause de moi et à cause des bonnes œuvres de David» (19:34),

aurait fort bien pu ne pas attendre la seconde invasion de Sennachérib; car, puisqu’en sa qualité de Tout-Puissant il avait décrété que Jérusalem était sous sa protection, mieux valait la protéger tout de suite, au lieu de permettre à Sennachérib d’emporter toutes les richesses du pays et tous les trésors du temple, demeure divine. On ne comprend pas non plus pourquoi le seigneur Sabaoth, qui se déclarait solennellement le protecteur de la tribu de Juda, et qui, par le bras de son ange exterminateur, tuait en une seule nuit cent quatre-vingt-cinq mille Assyriens, abandonna quelques années plus tard cette tribu dont la verge devait dominer toujours, laissa détruire son sanctuaire sacro-saint par une autre armée d’Assyriens, et vit tout tranquillement cette tribu et celle de Benjamin, avec tant de lévites, plongées dans les fers.

Voici encore, à propos d’Ézéchias, un fait dont les détails ne manquent pas d’être curieux. Ce prince était monté sur le trône à l’âge de vingt-cinq ans, et Dieu avait écrit, sur le livre de sa destinée, qu’il mourrait dans sa trente-neuvième année; mais, à la suite de circonstances qui méritent d’être mentionnées, Jéhovah passa le grattoir sur cette page du grand livre éternel et inscrivit à nouveau qu’Ezéchias vivrait jusqu’à l’âge de cinquante-quatre ans.

Donc, en la quatorzième année de son règne, Ézéchias tomba malade, en vertu de ce qui était écrit là-haut avant le coup de grattoir. Le roi de Juda ne fit pas appeler un médecin; ce qui était bien inutile, puisqu’il avait sous la main le prophète Isaïe, saint homme tout à fait au courant de ce que Dieu avait décidé. Isaïe, apprenant pour quel motif le royal malade demandait à le consulter, s’empressa de venir.

«Et Isaïe dit à Ezéchias: Voici, Adonaï te fait dire par ma voix de mettre ordre tout de suite à tes affaires, attendu que l’heure de ta mort approche et que tu vas cesser de vivre très certainement. Alors, Ezéchias tourna son visage contre la muraille et pria l’Éternel. Souviens-toi, Seigneur, dit-il, combien j’ai marché droit devant toi avec un cœur pur et combien j’ai fait tout ce qui t’est agréable. Et il versa des larmes en abondance. Cependant, Isaïe s’était retiré; mais il n’était pas encore sorti de l’antichambre, que Dieu lui parla ainsi: Retourne sur tes pas et dis à Ezéchias qu’étant touché de ses larmes, je vais le guérir; et dans trois jours il sera debout et viendra au temple; annonce-lui encore que je lui ajoute, à partir d’aujourd’hui, quinze années d’existence.» (20:1-6)

Lord Bolingbroke plaisante sur l’instabilité des décrets du dieu juif et demande sous quelle forme il était, quand, au milieu de l’antichambre, il déclara à Isaïe son changement de volonté.

Isaïe, sans s’épater, s’acquitta de sa nouvelle commission. Mais il paraît qu’en présence de ces deux prophéties contradictoires, le moribond n’était pas trop rassuré

«Ezéchias demanda à Isaïe: Par quel signe Jéhovah me montrera-t-il que je serai guéri et que dans trois jours je pourrai aller au temple? Isaïe lui répondit: Voici le signe que l’Eternel te donne à choisir pour t’assurer que c’est ma seconde prophète qui s’accomplira, et non la première: veux-tu que l’ombre du cadran solaire avance tout d’un coup de dix degrés, ou préfères-tu qu’elle rétrograde de dix degrés? Ezéchias lui dit: Il est facile que l’ombre de la baguette de fer se mette à avancer de dix degrés sur le cadran; ce n’est donc pas ce que je veux, mais je demande qu’elle recule de dix degrés en arrière. Le prophète Isaïe poussa un cri vers l’Éternel, et Adonaï fit rétrograder l’ombre par les degrés qu’elle avait déjà parcourus sur le cadran solaire d’Achaz, jusqu’au dixième degré en arrière. Après cela, Isaïe fit mettre une marmelade de figues sur l’ulcère d’Ezéchias, et le roi fut guéri.» (v. 7-11)

Une nuée d’incrédules fond sur cette marmelade de figues et sur ce cadran solaire en goguette. Ou le mal d’Ezéchias, disent-ils, était bien peu de chose, puisqu’il fut guéri par un simple emplâtre de figues; ou bien c’est la vertu seule du pouvoir divin qui opéra la guérison du roi à deux doigts de la mort, et alors cette marmelade est d’une inutilité absolue qui crève les yeux. Quant à l’histoire du cadran solaire, Ézéchias produit à tous les critiques l’effet d’un parfait imbécile quand il dit qu’il est plus facile à l’ombre d’avancer que de reculer; dans l’un et l’autre cas, les lois de la nature sont également violées, et tout l’ordre du ciel est également interrompu. En outre, la rétrogradation de l’ombre sur le cadran solaire d’Achaz ne paraît qu’une copie renforcée du miracle de Josué. Par contre, les théologiens n’hésitent pas à croire que le soleil s’arrêta pour Josué et recula pour Ezéchias. Isaïe même, au chap. 38 de son livre de prophéties, revient sur ce fait et dit très nettement: «Le soleil rétrograda de dix degrés»; mais il est clair qu’Isaïe, quoique prophète, se met le doigt dans l’œil; car l’ombre est toujours opposée au soleil, et, si le soleil est à l’orient, l’ombre est à l’occident. Pour que l’ombre, sur le cadran solaire d’Achaz, rétrogradât de dix degrés vers le matin, il aurait fallu que le soleil se fût avancé de dix degrés vers le soir. Le fait matériel du mouvement de l’ombre sur le cadran, tel que l’indique l’auteur sacré, serait donc impossible, même si le miracle était possible. Enfin, à tout considérer, il y aurait eu un jour double dans la nature, et une nuit totalement supprimée!

1 ... 124 125 126 127 128 129 130 131 132 ... 143
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)