Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le soleil des rebelles - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le soleil des rebelles

Электронная книга - «Le soleil des rebelles». Краткое содержание книги:

Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
1 ... 114 115 116 117 118 119 120 121 122 ... 157
Перейти на страницу:

La chatte miaula.

« Je veux pas rester seule…

— Eloisa, ne fais pas des caprices comme une gamine.

— J’ai un mauvais pressentiment, mère…

— Oiseau de mauvais augure ! s’exclama Agnete en se signant d’une main et en faisant les cornes de l’autre. N’attire pas le mauvais sort ! » Elle pointa vers elle un doigt menaçant. « Tu restes là. Tranquille. » Elle sortit.

Eloisa demeura immobile quelques instants.

Eva, qui avait mangé toute la caille, sauta sur la table pour manger le reste du dîner sur le plateau. La lueur de la chandelle projetait son ombre gigantesque et sinistre sur le mur froid de la pièce. Eloisa ferma les yeux, effrayée. Puis la chandelle grésilla. La chatte cracha et sauta à bas de la table en renversant la chope de bière. Eloisa cria de terreur.

À ce moment-là, elle sentit la première contraction, qui la laissa le souffle coupé. « Mère… », gémit-elle, quand la douleur se fut calmée. Elle eut de nouveau un mauvais pressentiment. Désespérée, elle serra les mains contre son ventre, où le bébé poussait pour sortir.

Agnete ne réapparut qu’à la troisième contraction, apportant avec elle deux gros baquets fumants d’eau bouillante. Elle les posa sur le sol. « J’ai recommandé en cuisine de garder de l’eau sur le feu toute la nuit. Celle-ci aura sûrement refroidi quand on en aura besoin », dit-elle en haussant les épaules. Elle étala sur la table, l’un par-dessus l’autre, plusieurs linges de lin. À côté, un bocal de saindoux, un couteau bien aiguisé, du fil à coudre et deux aiguilles recourbées.

Un instant plus tard, la princesse Lukrécia apparut.

« Ah, vous voilà, Votre Seigneurie. Vous êtes venue surveiller votre bébé ? », s’exclama Agnete d’un ton agressif. Elle n’avait pas confiance en elle, et la considérait même avec un air de soupçon visible, bien qu’Eloisa lui ait parlé de leur amitié.

« Je ne peux pas parler à Agomar, dit d’emblée Lukrécia, en proie à l’agitation. Je voulais lui révéler le plan de Marcus mais j’ai entendu… » Elle s’arrêta, comprenant que quelque chose n’allait pas. « Que se passe-t-il ?

— Il se passe que le bébé frappe à la porte », dit Agnete.

Lukrécia s’approcha d’Eloisa, étendue sur le lit. « Comment vas-tu ? lui demanda-t-elle, inquiète.

— Comment elle devrait aller, à votre avis, Votre Seigneurie ? », dit Agnete, acide. Elle la poussa de côté. « Laissez-la respirer, vous l’étouffez. »

Lukrécia s’écarta docilement.

Eloisa lui sourit, toujours aussi effrayée.

Agnete avait de nouveau soulevé la jupe de sa fille. « Les contractions ont déjà commencé ? », s’exclama-t-elle, étonnée.

Eloisa acquiesça.

« Combien ?

— Trois.

— Trois », répéta Agnete. Elle tira une chaise à son chevet.

Quelques instants plus tard, vint une quatrième contraction. Eloisa cria et s’accrocha aux draps, qu’elle serrait spasmodiquement, le dos arqué.

Lukrécia porta la main à sa bouche et ouvrit des yeux ronds.

Agnete ne bougea pas. Quand la contraction eut cessé, elle commença doucement à compter jusqu’à la cinquième. « Tu vas vite, ma petite fille, dit-elle quand celle-ci aussi fut passée. Dans une heure à peine, tu riras avec ton bébé accroché au sein. »

Eloisa avait commencé à transpirer. « Il fait chaud…

— Supporte », dit Agnete, laconique.

Lukrécia prit un linge sur la pile préparée par Agnete, contourna le lit et vint faire de l’air à Eloisa.

Agnete la regarda sans aménité mais ne dit rien.

À mesure que les contractions se rapprochaient, elle se levait pour venir vérifier entre les jambes d’Eloisa, jusqu’à ce qu’elle dise : « Voilà, ça se dilate. On y est, ma petite fille. À partir de maintenant, quand je te le dirai, tu devras pousser ». Elle ouvrit le bocal de saindoux sur la table et s’en étala une noix sur les mains. Entre deux contractions, elle glissa deux doigts dans son vagin, puis la main tout entière, pour tâter le bébé.

Eloisa était pâle, sa sueur coulait en abondance. La douleur des contractions la laissait chaque fois épuisée, essoufflée.

« Ça y est », répétait Agnete mais sa voix, d’une contraction à l’autre, perdait de son assurance. Elle retourna à la table s’enduire de graisse jusqu’au coude. Elle glissa une main dans le vagin puis lentement, les yeux fermés, comme si sa vue tout entière était concentrée au bout de ses doigts, elle commença à y glisser aussi le bras.

Lukrécia vit une moue de désapprobation sur le visage d’Agnete. « Que se passe-t-il ? », demanda-t-elle d’une voix angoissée.

Agnete, sans répondre, continua à s’affairer dans l’utérus de sa fille, tandis qu’une expression inquiète se lisait sur son visage.

« Que se passe-t-il ? répéta Lukrécia.

— Allez chercher quelqu’un. J’ai besoin d’aide, dit Agnete d’une voix rauque. Et faites apporter du vin… Non, plus fort. De l’eau-de-vie.

— Que se passe-t-il ? demanda Lukrécia, effrayée.

— Vite ! cria Agnete. Vite… Votre Seigneurie, ajouta-t-elle en cherchant à se contrôler. Je vous en prie. »

Lukrécia quitta la chambre, en proie à la panique.

« Qu’y a-t-il, mère ? demanda Eloisa d’une voix faible.

— Rien d’inquiétant, ma chérie.

— C’est pas vrai…

— Si, c’est vrai…

— Non, c’est pas vrai…

— Quelle obstinée tu fais…

— Je le sais, moi, haleta Eloisa. J’ai ce… vilain… pressentiment… je vous l’avais dit, non ?

— Le diable en personne pourrait apparaître, il devra me passer sur le corps avant que je le laisse faire du mal à ma petite fille, dit Agnete, dont l’angoisse se lisait dans les yeux. Il ne t’arrivera rien, aussi vrai que Dieu existe.

— Ne laissez pas le bébé mourir, mère… »

Lukrécia revint, essoufflée d’avoir couru. Elle apportait une bouteille.

« Alors ? demanda Agnete d’un ton rude.

— Une servante va arriver, elle a déjà eu deux enfants », répondit Lukrécia. Elle lui tendit la bouteille. « Voilà de l’eau-de-vie. »

Agnete ôta le bouchon. « Ça va très bien se passer », dit-elle pendant qu’Eloisa, en proie à une nouvelle contraction, se tordait sur le lit. Elle s’approcha de la table pour prendre le couteau, qu’elle nettoya à l’eau-de-vie. À voix basse, elle dit à Lukrécia. « Il ne reste plus beaucoup de temps, Votre Seigneurie. Et ça ne sera pas beau à voir. Je vous conseille de vous retirer dans votre chambre et de vous boucher les oreilles. »

Lukrécia pâlit et recula d’un pas. « Qu’allez-vous faire avec ce couteau ? », murmura-t-elle.

À ce moment-là arriva Lucilla, la servante qui avait apporté le dîner. « Vous m’avez demandée ? »

Agnete dévisagea Lucilla, puis Lukrécia, d’un air désapprobateur. « C’est elle, la servante que vous avez appelée ?

— Non… répondit Lukrécia.

— Personne n’a le droit de venir ici sauf moi. Je suis celle qu’il faut, pour elle, rétorqua Lucilla avec un petit sourire vers Eloisa.

— Dites à Agomar que je ne la veux pas dans mes pattes, dit Agnete à Lukrécia.

— Je ne peux pas… Agomar…, commença Lukrécia, sans réussir cependant à expliquer ce qu’elle voulait dire ni la raison de son expression préoccupée.

— C’est Agomar qui m’envoie », lança la servante d’un air de défi.

Lukrécia se tourna vers elle, comme si elle ne la reconnaissait que maintenant. « Ah oui… tu es celle qui couche avec Agomar », dit-elle.

1 ... 114 115 116 117 118 119 120 121 122 ... 157
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)