Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le soleil des rebelles - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le soleil des rebelles

Электронная книга - «Le soleil des rebelles». Краткое содержание книги:

Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
1 ... 118 119 120 121 122 123 124 125 126 ... 157
Перейти на страницу:

Volod ricana.

« Aide-moi… », dit tout à coup Mikael, en lui saisissant le bras.

Volod se dégagea, agacé. « Je peux aider personne. »

Mikael le regarda sans rien dire. Puis il se leva et s’adressa à Emöke. « Allons-y, lui dit-il avec tendresse. Tu dois chanter chez le comte, ce soir. Il y aura l’empereur. »

Emöke leva les yeux vers lui.

« Je te promets que ce sera la dernière fois, dit Mikael.

— Oui, je sais », dit Emöke.

Mikael eut l’impression qu’un voile de tristesse traversait son regard. « Allons-y, alors », dit-il.

Au moment où ils passaient à côté de la table, Volod se remit debout à grand-peine. « Moi aussi je viens à la fête.

— Où tu veux aller, dans l’état où tu es ? dit Mikael en faisant un pas de plus vers la sortie.

— Il peut s’appuyer sur toi », chuchota Emöke.

Mikael se retourna, stupéfait.

Alors Emöke dit, avec une grande tendresse : « S’il ne peut pas t’aider, aide-le ».

Ojsternig, à cheval, avançait lentement au milieu de la foule qui encombrait les rues de Constance, pour se rendre à la résidence du comte Chapuys de Reves. Les deux cavaliers à la tête de son escorte peinaient à écarter les gens pour lui ouvrir un passage. Dès qu’ils levaient la tête vers Ojsternig, pourtant vêtu de ses plus beaux habits, ils reconnaissaient en lui un noble de moindre rang, habitués qu’ils étaient à la somptuosité des autres. L’ayant jaugé, ils tardaient à se pousser, comme pour lui faire remarquer le peu d’estime qu’ils lui portaient.

Ojsternig et son escorte mirent près d’une heure à fendre le flot de jongleurs, ivrognes, prostituées, prêtres et passants curieux.

« Vous êtes en retard, Seigneur », lui dit d’un ton hautain l’aide du maître de cérémonie, qui avait la charge d’accueillir les invités dans la cour de la résidence. Vous aurez une place dans le fond.

— Tant mieux, comme ça je serai le premier à partir, répondit Ojsternig.

— Voudriez-vous avoir la courtoisie de me remettre votre épée, Seigneur ? dit l’homme. Ainsi que toute arme qui serait en votre possession.

— Je n’ai pas d’autre arme, mentit Ojsternig, qui avait retenu la leçon d’Agomar et cachait toujours un poignard dans la manche de sa tunique.

— Votre escorte devra attendre dehors, avec les chevaux. Et vos soldats doivent eux aussi remettre leurs armes au capitaine de la garde impériale, dit l’homme, débitant avec lassitude un couplet prononcé des dizaines de fois depuis le début de la soirée. Comme vous le savez, c’est une mesure de sécurité.

— Oui, oui, le coupa Ojsternig. Dites-leur vous-même. »

Il marcha vers l’entrée du palais sur un chemin de fin gravier, délimité par des haies de buis basses et éclairé de chaque côté par des torches fixées sur de longs pieux.

Un valet l’accompagna jusqu’à un vaste salon où se pressaient les courtisans. Ojsternig pensa avec envie aux nombreuses pièces de cette résidence, qui devaient être confortables et fraîches, contrairement à sa tente. Il s’assit, penchant la tête pour ne saluer personne et échapper à ces conversations ennuyeuses et guindées. Une fois seulement il jeta un coup d’œil vers le premier rang, où était assis l’empereur. Il ne vit que sa nuque. Autour de lui se trouvait la dizaine de nobles qui composaient son escorte, les seuls autorisés à porter des armes.

Le comte Chapuys de Reves annonça l’attraction de la soirée et le parterre se tut.

Pour ne croiser aucun regard, Ojsternig gardait obstinément les yeux baissés, les coudes posés sur ses cuisses.

Soudain, du silence, monta une voix de femme.

Ojsternig soupira. Il détestait les spectacles. Mais après quelques notes, il éprouva une étrange sensation. Ce chant remuait quelque chose en lui. Mal à l’aise, il s’agita. Il regarda derrière lui, tenté de sortir. Mais le maître de cérémonie et son armée de valets, tels des geôliers, gardaient toutes les portes. On le remarquerait. Il resta donc assis, même si son malaise continuait de croître, comme accordé au chant de cette femme qui semblait annoncer un malheur.

Quand ce malaise devint insupportable, Ojsternig leva les yeux vers elle.

Mikael était assis avec Volod et Berni à l’arrière de la scène. Volod s’endormait presque, assommé par le vin. Mikael et Berni parlaient à voix basse. Mikael aimait la compagnie du bouffon. C’étaient les seuls moments où il s’autorisait à sourire.

Tout à coup, une voix altérée, qui couvrit le chant d’Emöke, résonna dans le salon.

« Cette femme est une sorcière ! »

Il y eut un murmure de déconvenue.

Mikael bondit sur ses pieds. Cela semblait impossible, mais il avait l’impression de reconnaître cette voix. Il se pencha vers la salle.

« Cette femme est une sorcière ! Elle a été condamnée au bûcher et elle a réussi à s’enfuir ! Arrêtez-la ! »

Mikael reconnut une silhouette tout au fond. Son sang se glaça dans ses veines. Il se tourna vivement vers Volod.

« Ojsternig ! s’exclama-t-il en le secouant. Volod, il y a Ojsternig ! »

Volod réagit à peine.

Emöke avait cessé de chanter.

Un brouhaha se répandit dans le public. Certains protestaient contre cette interruption, d’autres se levaient. Les nobles escortant l’empereur avaient la main posée sur la garde de leur épée.

Ojsternig écartait violemment les courtisans pour arriver jusqu’à la scène. Il avait les yeux exorbités, le visage écarlate. « Arrêtez-la ! Elle a été condamnée pour sorcellerie ! »

Mikael bondit sur la scène et prit Emöke par le bras. À ce moment-là, il croisa le regard d’Ojsternig.

Ce fut comme si le temps s’arrêtait.

Mikael et Ojsternig se fixaient.

Puis Ojsternig pointa Mikael du doigt. « Toi… », balbutia-t-il.

Mikael entraîna Emöke en bas de la scène, pendant que le parterre s’agitait. Les nobles de l’escorte dégainèrent leurs épées et firent cercle autour de l’empereur.

« C’est un rebelle ! Arrêtez-le ! », cria Ojsternig.

Tous se tournèrent vers Mikael.

La suite arriva en un instant.

Ojsternig combla la distance qui le séparait de la scène en poussant tout le monde avec fureur et sortit son poignard de sa manche. Mikael saisit la main d’Emöke, cherchant une issue. Les nobles de l’escorte impériale ne savaient pas s’il fallait s’élancer sur lui ou sur Ojsternig, qui brandissait un poignard. Berni entraîna Mikael vers l’arrière du palais et ouvrit une grande fenêtre.

« Sautez ! », cria-t-il.

Volod, encore groggy, commença à prendre conscience de ce qui se passait.

« Viens, il y a Ojsternig », lui cria Mikael.

Volod se leva en chancelant.

Mikael aida Emöke à monter sur le rebord de la fenêtre. Il la poussa pour qu’elle saute, au moment exact où Ojsternig, hurlant, les yeux hors des orbites, plongeait sur lui avec son poignard.

Mais à cet instant, Volod se jeta entre Mikael et la lame. Le poignard pénétra dans son flanc droit. Volod gémit, avant de frapper Ojsternig d’un coup de tête dans le nez. Celui-ci tomba en arrière mais se releva aussitôt, le poignard à la main, prêt à attaquer encore.

« Sauve-toi, mon gars ! », cria Volod, vacillant mais réveillé par la douleur. Il fit de nouveau front face à Ojsternig.

Mikael sauta sur le rebord de la fenêtre. Mais s’arrêta. Il saisit solidement Volod au collet. « Je ne t’abandonnerai pas ! » Il le souleva puissamment du sol et le jeta presque de l’autre côté.

1 ... 118 119 120 121 122 123 124 125 126 ... 157
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)