Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
- Автор: Кинг Стивен Эдвин
- Год: 2011
- Язык: французский
- Год: Editions Albin Michel
- ISBN: 978-2-226-22436-1
- Переводчик: William Olivier Desmond
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:
— Assistant médical. J’ai pensé que peut-être…
— Eh bien, nous apprécions certainement votre sollicitude, Mr… ?
— Eric Everett. Appelez-moi Rusty.
— Nous apprécions votre sollicitude, Mr Everett, mais je crois qu’elle est inutile. Souvenez-vous que ces enfants sont séparés de leur mère…
— Et qu’ils ont passé quarante-huit heures seuls, pratiquement sans rien à manger, ajouta Caro. Ils essayaient de regagner la ville par leurs propres moyens lorsque ces deux… officiers (elle plissa le nez comme si le mot sentait mauvais) les ont trouvés. »
Rusty acquiesça. « Voilà qui pourrait être une explication, admit-il. Même si la petite fille a, elle, l’air d’aller très bien.
— Les enfants réagissent différemment les uns des autres. On ferait mieux d’y aller. Ils nous distancent, Thurston. »
Alice et Aidan couraient à travers le parc, soulevant des tourbillons de feuilles multicolores, Alice agitant l’échiquier et criant à pleins poumons : « Précitère ! Précitère ! » Le petit garçon ne la quittait pas d’une semelle et criait lui aussi.
Ce gosse a eu une absence momentanée, c’est tout, se dit Rusty. Le reste n’était qu’une coïncidence. Même pas : quel est le petit Américain qui ne pense pas à Halloween, fin octobre ? Une chose était sûre : si on posait plus tard la question à ces gens, ils se rappelleraient exactement où et quand ils avaient rencontré Eric Everett, dit Rusty. Pour la discrétion, c’était fichu.
L’homme aux tempes grises éleva la voix : « Les enfants ! On se calme ! »
La jeune femme regarda Rusty, puis lui tendit la main. « Merci pour votre attention, Mr Everett. Rusty.
— Déformation professionnelle, probablement. Les risques du métier.
— Vous êtes tout à fait pardonné. Nous venons de vivre le week-end le plus dingue de toute l’histoire du monde. Attribuez-le à ça.
— Sûr. Et si vous avez besoin de moi, passez à l’hôpital ou au centre de soins. »
Il fit un geste en direction de Cathy-Russell, qui deviendrait visible lorsque les feuilles seraient tombées. Si jamais elles tombaient.
« Ou sur ce banc, dit-elle, souriant toujours.
— Ou sur ce banc, exact. »
Lui aussi souriait.
« Caro ! dit Thurston d’un ton impatient. Allez, on y va ! »
La jeune femme adressa un petit salut de la main à Rusty — juste du bout des doigts — puis s’élança pour rattraper les autres. Elle courait avec légèreté et grâce. Rusty se demanda si Thurston savait que les jeunes femmes capables de courir avec légèreté et grâce couraient aussi souvent loin de leurs vieux amant, tôt ou tard. Peut-être le savait-il. Peut-être cela lui était-il déjà arrivé.
Rusty les regarda couper par la pelouse en direction du clocher de la Congo. Finalement, ils disparurent, cachés par les arbres. Lorsqu’il se tourna de nouveau vers le poste de police, Junior Rennie était parti.
Rusty resta assis où il était pendant quelques instants, pianotant sur ses cuisses. Puis il prit une décision et se leva. Aller jeter un coup d’œil dans le hangar de la ville pour voir si les réserves de propane de l’hôpital ne s’y trouvaient pas — cela pouvait attendre. Il était plus curieux de savoir ce que le seul et unique officier de l’armée présent à Chester’s Mill pouvait bien fabriquer dans l’hôtel de ville.
9
Ce que faisait Barbie, au moment où Rusty traversait la place pour rejoindre l’hôtel de ville ? Il poussait un sifflement admiratif entre ses dents. L’abri antiatomique était aussi long qu’un wagon-restaurant et ses étagères débordaient de produits alimentaires en boîte. La plupart de la variété halieutique : boîtes de sardines, rangées de saumon, et une énorme quantité d’un truc qui s’appelait Clam Ryettes, que Barbie espérait bien n’avoir jamais à goûter. Il y avait aussi des produits secs, y compris de grands contenants en plastique marqués RIZ, FARINE, LAIT EN POUDRE et SUCRE. Et des étagères de bouteilles étiquetées EAU POTABLE. Il compta dix grands cartons de US GV’T SURPLUS CRACKERS. Deux autres étaient marqués US GV’T SURPLUS CHOCOLATE BARS. Sur le mur, au-dessus de tout cela, s’étalait un panneau jaunissant : SEPT CENTS CALORIES PAR JOUR PERMETTENT DE VIVRE.
« Dans tes rêves », marmonna Barbie.
Il vit une porte à l’autre extrémité, qu’il ouvrit et se retrouva dans le noir. Il tâtonna, trouva un interrupteur. Une autre salle, pas aussi grande, mais loin d’être petite. Elle avait un côté abandonné. Sans être sale — Al Timmons devait connaître son existence et avait fait la poussière et balayé le sol — elle était incontestablement négligée. L’eau était en bouteilles de verre, et il n’en avait plus vu de ce genre depuis un bref séjour en Arabie Saoudite.
Cette seconde pièce contenait une douzaine de lits de camp pliés, ainsi que des couvertures bleues et des matelas emballés dans des sacs en plastique transparent. Il y avait aussi d’autres fournitures, dont une demi-douzaine de cartons étiquetés KITS D’HYGIÈNE INTIME et une autre douzaine étiquetés MASQUES À GAZ. Un petit générateur auxiliaire pouvait fournir un peu de courant. Il tournait ; il avait dû se déclencher quand Barbie avait allumé. Le générateur était flanqué de deux étagères. Sur l’une d’elles, il vit une radio qui avait dû être neuve à l’époque où Frank Sinatra faisait ses débuts. Sur l’autre attendaient deux plaques chauffantes et une boîte métallique d’un jaune brillant. Le logo peint remontait à l’époque où les CD n’existaient pas encore. C’était cela qu’il était venu chercher.
Barbie prit la boîte et faillit la laisser tomber. Elle était lourde. Sur le devant, un cadran indiquait IMPULSIONS PAR SECONDE. Lorsqu’on pointait la sonde de l’instrument dans une direction, l’aiguille du cadran pouvait rester dans la zone verte, passer au milieu dans la jaune… ou aller jusque dans la rouge. Ce qui, supposa Barbie, devait être mauvais signe.
Il brancha l’appareil. Le voyant de marche ne s’alluma pas et l’aiguille resta tranquillement sur zéro.
« Plus de batterie », fit une voix masculine derrière lui. Barbie sursauta violemment. Il se retourna et vit un homme de haute taille, corpulent, aux cheveux blonds, dans l’encadrement de la porte donnant sur la pièce principale.
Pendant un instant, le nom de l’intrus lui échappa, alors qu’il le voyait au restaurant presque tous les dimanches matin, parfois avec sa femme, toujours avec ses deux petites filles. Puis il lui revint. « Rusty Evers, hein ?
— Presque. Everett. » Le nouveau venu lui tendit la main. Un peu inquiet, Barbie s’avança et la lui serra. « Je vous ai vu entrer. Et ça, dit Rusty avec un mouvement de tête vers le compteur Geiger, c’est probablement pas une si mauvaise idée. Il doit bien y avoir quelque chose qui le maintient en place. »
Il ne s’expliqua pas davantage, mais c’était inutile.
« Content que vous soyez d’accord. Vous avez failli me coller une foutue crise cardiaque. Vous vous seriez sans doute occupé de moi, je crois. Vous êtes toubib, non ?
— AM, répondit Rusty. Ça veut dire…
— Oui, je sais, assistant médical.
— Bravo. Vous avez gagné l’autocuiseur. » Rusty montra le compteur Geiger. « Cet appareil doit avoir besoin de batteries sèches de six volts. Je suis à peu près sûr d’en avoir vu au Burpee’s. Mais moins sûr que quelqu’un garde la boutique en ce moment. Alors, on fait encore un peu de reconnaissance ?
— Et qu’y aurait-il à reconnaître ?
— Le hangar du matériel, là-derrière.
— Et nous souhaitons aller y jeter un coup d’œil parce que… ?