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La Mythologie dans l'art ancien et moderne

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La Mythologie dans l'art ancien et moderne
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pareil jill'ioiil ;i raii^ustc dcessc, et se mit à lu-aire d'iiiie faeon si for-inidalde (|iic tout l'Olympe fut aussitôt réveillé.

L'autel domestique. — Toute maisou anli(fiie renfermait un autel sur leipiel il (leail loujours y avoir un peu de eeudiv et des charbons allumés : eet autel, c'était le foyer, dont Vesta est la personnification. O feu sacré dcNait rester pur de toute souillure : aucun oltjet sale ne devait ) être jeté, et sa lumière ne devait éclairer aucune action inconvenante ou coupable. On ne laissait jamais éteindre ce feu qui devait brûler tant que la famille existait, et si par malheur il était éteint, on ne pouvait le rallumer qu'avec certains rites qui ra})pellent la découverte du feu. Il fallait, pour allumer le feu sacré, concentrer sur un point les rayons du soleil, et frotter rapidement deux morceaux de bois d'une espèce déterminée, pour en faire jaillir l'étincelle : autrement le feu aurait été réputé impur. jul ne sortait de sa demeure sans adresser en partant une prière au foyer, car le foyer, c'est le dieu de la famille.

Le repas de famille était poiu" les anciens un acte religieux, car les aliments se cuisaient sur le foyer. Avant de manger, on jetait sur la tlamme les prémices de la nourriture, et on y répandait la libation du vin : c'était la part du dieu, et comme la flamme s'élevait, on ne doutait pas qu'il n'y eut connnunion intime entre la famille et sa divinité protectrice. Autour du foyer veillent les ancêtres, car le culte des mânes était intimement lié à celui de Vesta, qui, étant le foyer, constitue naturellement le centre de la famille. Si elle a son temple dans la cité, c'est qu'elle est le centre des familles qui composent la cité: si elle est honorée partout comme une grande déesse, c'est qu'elle est le centre du monde.

L'arrivée de l'épouse. — Bien que la déesse soit partout, c'est dans la famille qu'elle a son principe : aussi n'est-ce pas dans le temple qu'on se marie, c'est devant le foyer. La cérémonie du mariage comprend trois actes qui se rapportent tous au foyer. D'abord le prétendant se présente chez le père de la jeune fille, qui réunit la famille autour de son foyer, oflVe un sacrifice, et quand la flamme brille, il déclare par une fornuile consacrée, qu'il autorise sa fille à renoncer à ses ancêtres, et à quitter son foyer pour aller partager celui de son époux. Alors la jeune fille, vêtue de blanc, entièrement couverte d'un grand voile, et la tète couronnée de fleurs, est conduite par son épo«u à sa nouvelle demeure. Devant elle on porte un flambeau ; c'est le flambeau de l'hymen. Arrivée devant la maison, on chante un hymne religieux et, devant le seuil, s'accomplit une cérémonie caractéristique, le rapt. La jeune fille n'(>ntre pas elle-même dans la maison, mais elle se place au milieu des femmes de la familh» qu'elle (piille, comme pour

leur demander protection : celles-ci en effet leifi^nent de In défendre, mais l'époux après une lutte simulée prend la jeune lille, la soulève dans ses bras, lui fait franchir la porte, en ayant l)ien soin que ses pieds ne touchent pas le seuil. Si elle était entrée dans la maison en touchant le seuil avec ses pieds, elle s'y trouverait au même titre qu'une étrangère qu'on reçoit, tandis qu'elle doit y être comme lenfant qui est né dans la maison, et qui n'y est pas venu du dehors. Alors l'épouse approche du feu sacré, elle regarde les portraits des ancêtres qui entourent la salle, et qui désormais sont les siens : sur la llamme du foyer l'on fait cuire un pain en récitant des prières, et quand le pain est cuit, les deu épou le partagent. A partir de ce moment, l'épouse qui a sa place au foyer, a complètement changé de famille. C'est aux ancêtres de son époux qu'elle porte l'offrande, parce qu'ils sont devenus les siens : le mariage est pour elle une seconde naissance, et le foyer qui brûle dans sa demeure, est désormais sa divinité protectrice.

Les vestales romaines. — Le collège des vestales à Rome a été particulièrement célèbre dans l'antiquité. Les vestales avaient pour mission de garder le feu sacré, qu'elles ne devaient jamais laisser éteindre. Elles étaient au nombre de six : on les prenait très-jeunes pour v

Fig. 't(ji. — Vestale (d'après une statue antique'.

service de la déesse. Pour être admise la jeinie fille devait avoir an moins six ans et au plus dix ans, être née de parents libres et estimés, et ne présenter aucun défaut corporel. Ses fonctions duraient trente

MKHCURE ET TESTA.

ans : les dix })rtMni(Mrs années ('taicMit consacrées au noviciat, les dix suivantes, à pratiquer les rites sacrés, les dix dernières à enseigner les novices. Les vestales faisaient vœu de vir^iinité tout le temps que duraient leurs fonctions : celles qui violaient leurs vœux étaient en-teirées vivantes, et l'homme qui avait outragé une vestale était con-danuu'; à être fouetté jusqu'à ce (jue mort s'ensuivît. Pendant onze cents ans qu'a duré rinstitution, vingt vestales ont été accusées de souillures, et treize ont été condanuiées.

La cérémonie de l'enterrement d'une vestale coupable aail lieu dans un endroit spécial, placé en dedans des murs de Rome, et s'accomplissait suivant les rites prescrits. On préparait au lieu voulu un caveau, dans lequel on pouvait pénétrer par une ouverture pratiquée à la surface du sol, et on y dressait un lit. Près du lit, on mettait une lampe allumée, du pain, de l'eau, un pot de lait et une petite provision d'huile. La vestale coupable traversait la ville dans une litière hermétiquement fermée, et il était enjoint à la foule de garder sur son passage le plus profond silence. Ouand on arrivait au lieu du supplice.

Fig. 4G5. — Vestales sacrifiant (d"après une médaille antique).

les licteurs déliaient les courroies de la litière, pendant que le grand pontife récitait les prières consacrées : alors la vestale, couverte d'un grand voile, descendait dans son tombeau qui était refermé aussitôt.

Quelquefois, comme dans ce qu'on nommait le jugement de Dieu, au moyen âge, la déesse prouvait par un miracle l'innocence de la prêtresse accusée. C'est ainsi que la vestale Claudia Quinta prouva sa vertu en conduisant, avec sa seule ceinture, dans le port du Tibre, le vaisseau qui portait la statue de la déesse Cybèle, dont Attale avait fait présent aux Romains, et qu'aucun effort humain n'avait pu faiie mouvoir.

Les vestales qui avaient accompli leur temps de service religieux pouvaient ensuite se marier. Tant quelles étaient prêtresses, elles habitaient le temple et étaient nourries aux frais du trésor public. Plu-

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sieurs statues antiquos nous ont transmis le costume des vestales. Ces [)rètresses jouissaient dune grande considération : elles étaient toujours crues sur parole, et ne prêtaient pas serment. Elles marchaient précédées d'un lictenr. qui portait devant elles les faisceaux, et si, dans sa marche, une vestale rencontrait un criminel qu'on menait au sup-[dice, elle lui sauvait la vie, pourvu qu'elle affirmât que c'était une rencontre fortuite et non préméditée. Enfin partout oii les vestales se présentaient, la place d'honneur leur était assurée. Sous la décadence, les vestales, qui |»rimitiement portaient une longue rohe hlanche, un Landeau et un voile, se relâchèrent heaucoup de leur simplicité primitive. Le collège des vestales a été aholi délinitivement par l'empereur chrétien Théodose, l'an 389 après Jésus-Christ.

Une médaille de Lucille, femme de Lucius Vérus, nous montre six vestales sacrifiant sur un autel allumé, devant un petit temple rond avec la statue de Vesta (fig. 405).

Les lares domestiques. — Les lares ou mânes sont des dieux de la famille dont le culte se relie étroitement à celui de la déesse du foyer. Ils présidaient à la garde des maisons et dés familles dont ils étaient en quelque sorte les génies tutélaires. Les petites figurines qui

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