Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
Le soleil des rebelles - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le soleil des rebelles

Электронная книга - «Le soleil des rebelles». Краткое содержание книги:

Le nouveau Luca di Fulvio !
Le jeune prince Marcus est encore un enfant lorsqu'il assiste impuissant au massacre de toute sa famille.
Seul rescapé de cette boucherie ennemi héréditaire de la famille de Marcus qui va s'asseoir sur le trône, Marcus ne doit son salut qu'à la jeune Héloïse, fille d'Agnès, la lavandière du village qui l'accueillera sous son toit pour l'élever comme s'il était son fils.
1 ... 90 91 92 93 94 95 96 97 98 ... 157
Перейти на страницу:

Mikael regarda Emöke. « Merci », souffla-il, ne sachant même pas si elle l’entendrait. Puis il essaya de retirer l’épée. Il s’escrima pendant une demi-heure, sans y parvenir.

Et pendant une demi-heure, Volod et ses hommes rirent de bon cœur.

Mais quand Mikael se coucha pour dormir, peu lui importait. Il avait dans les oreilles la mélodie d’Emöke, qui l’emmenait auprès d’Eloisa.

49

« La deuxième leçon est aussi la dernière », dit Volod.

Mikael le regardait en serrant la main autour de son épée, au milieu de la clairière enneigée.

« C’est la dernière, mais elle n’a pas de fin, ajouta Volod. Elle dure toute la vie.

— Qu’est-ce que je dois faire ? demanda Mikael.

— Survivre à mes attaques, répondit Volod en plissant ses yeux de loup. Jusqu’au jour où tu seras capable de m’attaquer et de m’obliger à survivre aux tiennes. » Il posa la lame de son épée sur l’épaule droite de Mikael. « Mais rappelle-toi, tu rencontreras toujours quelqu’un de plus fort que toi. Apprends de ton ennemi, et si tu échappes à la mort tu t’empareras de sa force. » Puis Volod posa sa lame sur l’épaule gauche de Mikael. C’était comme un adoubement. « Un guerrier est fait de tous les guerriers qu’il a battus. »

Mikael sentait son cœur cogner dans sa poitrine.

« Déshabille-toi », dit Volod.

Mikael le regarda avec perplexité.

« Enlève tes vêtements, paysan. »

Mikael, lentement, ôta sa casaque de loup et sa lourde cotte.

« Tout », dit Volod.

Il enleva ses braies de peau et resta en caleçon avec les bottes que Raphael lui avait cousues.

« Tout ! ordonna Volod. Tu dois être nu ! »

Mikael se débarrassa aussi des bottes et du caleçon. Il frissonna quand ses pieds entrèrent en contact avec la neige, et il eut honte. Il se sentait ridicule.

Volod planta alors son épée dans la neige et commença de se déshabiller.

Quand il fut nu à son tour, Mikael vit des cicatrices monstrueuses sur chaque partie de son corps. Le thorax, les bras, les jambes. Volod se retourna. Son dos aussi était sillonné d’épaisses cicatrices.

« Chacune de ces cicatrices, dit Volod en les suivant des doigts, est la meilleure leçon que j’aie jamais reçue. Chaque blessure est un coup que j’ai fait mien, une parade que j’ai apprise. Et toutes ces cicatrices, ensemble, racontent mon histoire et font de moi ce que je suis aujourd’hui. »

Mikael commençait à claquer des dents de froid.

« Arrête de trembler ! », ordonna Volod.

Mikael tenta de maîtriser ses frissons. Ses pieds étaient gelés, il ne les sentait plus.

« Je ne suis pas un maître d’armes », dit Volod. Il prit deux bâtons écorcés de la veille, longs comme leurs épées, qu’il avait apportés avec lui. Il en lança un à Mikael.

Mikael l’attrapa à la volée, les mains engourdies par le froid.

« Raphael aurait pu t’apprendre l’art de l’épée, continua Volod. Je ne suis pas aussi raffiné que lui. » Il bondit sur Mikael, feignit de l’attaquer de front, puis le frappa aux côtes. « T’es mort », dit-il.

Mikael accusa le coup avec une grimace de douleur.

Volod recula et revint à sa position initiale. « J’ai grandi dans les rues. Mes maîtres d’armes sont ceux qui m’ont défié. » Il bondit de nouveau, répétant la première attaque et la même feinte.

Mikael para le coup violent.

Volod acquiesça. Puis il répéta son attaque mais varia la feinte, et Mikael, qui s’était préparé au prochain coup latéral, fut atteint en plein front par le coup de bâton.

« T’es mort », dit Volod.

Mikael sentit le sang couler sur son front. Il baissa son bâton.

À ce moment-là, Volod plongea et l’atteignit en plein estomac, le projetant sur le dos dans la neige.

« Je suis mort ! », cria Mikael, maussade.

Volod le fixa. « C’est pas un jeu, gamin, dit-il sévèrement. Debout. »

Mikael se releva. Il tremblait.

« La seule chose qui compte, c’est de survivre, rappelle-toi ça, dit Volod. Tu n’as pas froid. Tu ne ressens pas la faim, la douleur, la colère, la nostalgie. Tu n’es ni triste ni gai. Tu n’es pas amoureux. Tu n’as pas sommeil. Tu n’es pas saoul. Tu n’es pas blessé. » Il l’attaqua d’un puissant coup de fendant transversal.

Mikael para. Il sentit le bois vibrer contre le bois mais ne lâcha pas prise et porta un coup.

Volod esquiva. « Demain n’existe pas. Il n’y a qu’aujourd’hui. Maintenant. Ici. »

Mikael se lança dans une attaque frontale puis dévia son coup et le transforma en fendant latéral, comme celui qu’il avait subi.

Volod para sans difficulté mais acquiesça, satisfait. « Voilà, un peu de moi est entré en toi. » Il engagea Mikael dans une succession de coups légers, pour ouvrir sa garde. « Pour quoi tu te bats, mon gars ? demanda-t-il.

— Pour la liberté », répondit Mikael avec enthousiasme.

Volod l’atteignit à la jambe. « Dis pas de bêtises ! », cria-t-il. Et il le frappa encore, sur le flanc et à l’aine.

Mikael se recroquevilla sur lui-même, le souffle coupé.

Volod lui planta le bâton entre les omoplates. « Tu te bats pour ta vie. » Il poussa violemment et Mikael tomba face la première dans la neige. Volod posa fermement le pied sur sa tête et l’immobilisa.

Mikael se débattait. Il suffoquait.

« Tu peux vivre pour la liberté, dit Volod sans le lâcher. Mais tu dois combattre pour ta vie. »

Quand Volod le libéra, Mikael ouvrit la bouche, presque asphyxié, pour reprendre son souffle.

« Rhabille-toi », dit alors Volod. Il se rhabilla aussi.

En revenant vers la grange, Mikael lui demanda : « Pourquoi tu es devenu un rebelle ?

— Parce que je ne pouvais pas faire autrement.

— C’est quoi, la liberté ?

— Je te l’ai déjà dit. La liberté, c’est juste un mot. Ça ne veut rien dire pour quelqu’un comme moi, répondit Volod.

— Mais alors, pourquoi tu te bats ? », insista Mikael.

Ils étaient en vue de la grange, maintenant. Volod l’entraîna dans une porcherie. « Les porcs mangent des déchets dans leur auge, et ils se roulent dans la merde. Mais les sangliers, qui sont des porcs, mangent dans les forêts. Et ils ne se roulent pas dans leur propre merde. » Il l’attrapa au collet et l’emmena dans la grange, où les vaches, attachées à une corde et résignées, mâchaient du foin sec. « Regarde-les. Les grands cerfs, eux, qui sont des vaches, creusent la neige avec leurs sabots pour trouver l’herbe verte et parfumée qui a survécu au gel. » Il prit deux chopes de bière et s’assit près de la cheminée que les habitants de Sankt Jakob avaient terminée. Il but silencieusement, pensif.

Mikael s’assit à côté de lui.

Volod lui demanda : « Pourquoi t’as sauvé la Folle ?

— L’appelle pas comme ça.

— Elle a une voix d’ange mais elle est folle, insista Volod. Qu’est-ce que t’as à faire d’une pauvre folle ? Pourquoi tu l’as sauvée, au risque de ta propre vie ? »

Mikael gardait les yeux baissés. « Parce que… c’était juste. »

Volod le regarda avec respect. « Oui, dit-il gravement. C’est ça la seule raison. Parce que c’est juste. » Tout à coup, ses yeux se voilèrent. Il resta longtemps silencieux. Puis il regarda de nouveau Mikael. « T’as quelqu’un à qui tu tiens ? Une femme ?

— Oui, dit Mikael, qui sentit une flamme dans son cœur.

1 ... 90 91 92 93 94 95 96 97 98 ... 157
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)