Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Сказки народов мира » Les Mille Et Une Nuits Tome III
Les Mille Et Une Nuits Tome III - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Les Mille Et Une Nuits Tome III

Электронная книга - «Les Mille Et Une Nuits Tome III». Краткое содержание книги:

Les Mille Et Une Nuits Tome III
1 ... 82 83 84 85 86 87 88 89 90 ... 137
Перейти на страницу:

Pendant qu’Ali Baba se rendit dans sa chambre, Morgiane alla à la cuisine prendre le bouillon; elle le lui apporta, et avant de le prendre, Ali Baba lui dit: «Commence toujours à satisfaire l’impatience où je suis, et raconte-moi une histoire si étrange avec toutes ses circonstances.»

Morgiane, pour obéir à Ali Baba, lui dit: «Seigneur, hier au soir, quand vous vous fûtes retiré pour vous coucher, je préparai votre linge de bain, comme vous veniez de me le commander, et j’en chargeai Abdalla. Ensuite je mis le pot au feu pour le bouillon, et comme je l’écumais, la lampe, faute d’huile, s’éteignit tout à coup, et il n’y en avait pas une goutte dans la cruche. Je cherchai quelque bout de chandelle, et je n’en trouvai pas un. Abdalla, qui me vit embarrassée, me fit souvenir des vases pleins d’huile qui étaient dans la cour, comme il n’en doutait pas non plus que moi, et comme vous l’avez cru vous-même. Je pris la cruche et je courus au vase le plus voisin. Mais comme je fus près du vase, il en sortit une voix qui me demanda: «Est-il temps?» Je ne m’effrayai pas; mais en comprenant sur-le-champ la malice du faux marchand, je répondis sans hésiter: «Pas encore, mais bientôt.» Je passai au vase qui suivait, et une autre voix me fit la même demande, à laquelle je répondis de même. J’allai aux autres vases, l’un après l’autre; à pareille demande, pareille réponse, et je ne trouvai de l’huile que dans le dernier vase, dont j’emplis la cruche.

«Quand j’eus considéré qu’il y avait trente-sept voleurs au milieu de votre cour, qui n’attendaient que le signal ou que le commandement de leur chef, que vous aviez pris pour un marchand et à qui vous aviez fait un si grand accueil, pour mettre toute la maison en combustion, je ne perdis pas de temps. Je rapportai la cruche, j’allumai la lampe, et après avoir pris la chaudière la plus grande de la cuisine, j’allai l’emplir d’huile. Je la mis sur le feu, et quand elle fut bien bouillante, j’en allai verser dans chaque vase où étaient les voleurs, autant qu’il en fallut pour les empêcher tous d’exécuter le pernicieux dessein qui les avait amenés.

«La chose ainsi terminée de la manière que je l’avais méditée, je revins dans la cuisine, j’éteignis la lampe, et avant que je me couchasse, je me mis à examiner tranquillement par la fenêtre quel parti prendrait le faux marchand d’huile.

«Au bout de quelque temps, j’entendis que pour signal il jeta de sa fenêtre de petites pierres qui tombèrent sur les vases. Il en jeta une seconde et une troisième fois, et comme il n’aperçut ou n’entendit aucun mouvement, il descendit, et je le vis aller de vase en vase jusqu’au dernier; après quoi l’obscurité de la nuit fit que je le perdis de vue. J’observai encore quelque temps, et comme je vis qu’il ne revenait pas, je ne doutai pas qu’il ne se fût sauvé par le jardin, désespéré d’avoir si mal réussi. Ainsi persuadée que la maison était en sûreté, je me couchai.»

En achevant, Morgiane ajouta: «Voilà quelle est l’histoire que vous m’avez demandée, et je suis convaincue que c’est la suite d’une observation que j’avais faite depuis deux ou trois jours, dont je n’avais pas cru devoir vous entretenir, qui est qu’une fois, en revenant de la ville de bon matin, j’aperçus que la porte de la rue était marquée de blanc, et le jour d’après, de rouge, après la marque blanche; et que chaque fois, sans savoir à quel dessein cela pouvait avoir été fait, j’avais marqué de même, et au même endroit, deux ou trois portes de nos voisins, au-dessus et au-dessous. Si vous joignez cela avec ce qui vient d’arriver, vous trouverez que le tout a été machiné par les voleurs de la forêt, dont je ne sais pourquoi la troupe est diminuée de deux. Quoiqu’il en soit, la voilà réduite à trois au plus. Cela fait voir qu’ils avaient juré votre perte et qu’il est bon que vous vous teniez sur vos gardes tant qu’il sera certain qu’il en restera quelqu’un au monde. Quant à moi, je n’oublierai rien pour veiller à votre conservation comme j’y suis obligée.»

Quand Morgiane eut achevé, Ali Baba, pénétré de la grande obligation qu’il lui avait, lui dit: «Je ne mourrai pas que je ne t’aie récompensée comme tu le mérites. Je te dois la vie, et pour commencer à t’en donner une marque de reconnaissance, je te donne la liberté dès à présent, en attendant que j’y mette le comble de la manière que je me le propose. Je suis persuadé avec toi que les quarante voleurs m’ont dressé ces embûches. Dieu m’a délivré par ton moyen; j’espère qu’il continuera de me préserver de leur méchanceté, et qu’en achevant de la détourner de dessus ma tête, il délivrera le monde de leur persécution et de leur engeance maudite. Ce que nous avons à faire, c’est d’enterrer incessamment les corps de cette peste du genre humain avec un si grand secret que personne ne puisse rien soupçonner de leur destinée, et c’est à quoi je vais travailler avec Abdalla.»

Le jardin d’Ali Baba était d’une grande longueur, terminé par de grands arbres. Sans différer, il alla sous ces arbres avec son esclave creuser une fosse, longue et large à proportion des corps qu’ils avaient à y enterrer. Le terrain était aisé à remuer, et ils ne mirent pas un long temps à l’achever. Ils tirèrent les corps hors des vases, et ils mirent à part les armes dont les voleurs s’étaient munis. Ils transportèrent ces corps au bout du jardin et ils les arrangèrent dans la fosse, et après les avoir couverts de la terre qu’ils en avaient tirée, ils dispersèrent ce qui en restait aux environs, de manière que le terrain parut égal comme auparavant. Ali Baba fit cacher soigneusement les vases à l’huile et les armes, et quant aux mulets, dont il n’avait pas besoin pour lors, il les envoya au marché à différentes fois, où il les fit vendre par son esclave.

Pendant qu’Ali Baba prenait toutes ces mesures pour ôter à la connaissance du public par quel moyen il était devenu si riche en peu de temps, le capitaine des quarante voleurs était retourné à la forêt avec une mortification inconcevable; et, dans l’agitation ou plutôt dans la confusion où il était d’un succès si malheureux et si contraire à ce qu’il s’était promis, il était rentré dans la grotte sans avoir pu s’arrêter à aucune résolution dans le chemin sur ce qu’il devait faire ou ne pas faire à Ali Baba.

La solitude où il se trouva dans cette sombre demeure lui parut affreuse. «Braves gens, s’écria-t-il; compagnons de mes veilles, de mes courses et de mes travaux, où êtes-vous? que puis-je faire sans vous? Vous avais-je assemblés et choisis pour vous voir périr tous à la fois par une destinée si fatale et si indigne de votre courage! Je vous regretterais moins si vous étiez morts le sabre à la main en vaillants hommes. Quand aurai-je fait une autre troupe de gens de main comme vous? Et quand je le voudrais, pourrais-je l’entreprendre et ne pas exposer tant d’or, tant d’argent, tant de richesses à la proie de celui qui s’est déjà enrichi d’une partie? Je ne puis et je ne dois y songer qu’auparavant je ne lui aie ôté la vie. Ce que je n’ai pu faire avec un secours si puissant, je le ferai moi seul, et quand j’aurai pourvu de la sorte à ce que ce trésor ne soit plus exposé au pillage, je travaillerai à faire en sorte qu’il ne demeure ni sans successeurs ni sans maîtres après moi, qu’il se conserve et qu’il s’augmente dans toute la postérité.» Cette résolution prise, il ne fut pas embarrassé à chercher les moyens de l’exécuter, et alors, plein d’espérance et l’esprit tranquille, il s’endormit et il passa la nuit assez paisiblement.

1 ... 82 83 84 85 86 87 88 89 90 ... 137
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)