Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr]
Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr]

Электронная книга - «Chroniques de Majipoor [Majipoor Chronicles - fr]». Краткое содержание книги:

Majipoor, planète géante, abrite des dizaines de milliards d’habitants, humains, Hjorts, Métamorphes, Vroons, Skandars et autres étrangers. Parce que les métaux y sont rares, la technologie y est presque absente. Mais on y excelle dans les arts et les aménités de la vie. Jeune saute-ruisseau, Hissune est entré au service du Pontife de Majipoor. Il a accès au Registre des Ames où des millions d’habitants de Majipoor ont déposé au fil de milliers d’années des enregistrements de leurs souvenirs.
II suffit de prendre une capsule, de la glisser dans une fente spéciale et, d’un seul coup, c’est comme si on était devenu la personne qui a fait l’enregistrement.
Hissune en prend une et une autre et une autre encore, et c’est comme s’il voyageait à travers les continents démesurés, les océans interminables de Majipoor, comme s’il explorait les plaines, les déserts, les montagnes, les villes, les palais et les âmes aussi.
1 ... 67 68 69 70 71 72 73 74 75 ... 94
Перейти на страницу:

— Cela semble honnête. Je n’ai pas d’autres questions.

Elle versa le reste du vin et le but. Puis elle s’assit tranquillement tandis que le soleil montait dans le ciel et que la chaleur augmentait. Elle était parfaitement calme et n’éprouvait ni inconfort ni impatience. Elle pourrait rester ainsi toute la journée et toute la nuit s’il le fallait. Elle eut l’impression qu’une heure ou un peu plus s’était écoulée quand soudain Vandune se trouva devant elle, comme surgie de nulle part.

— Ton Epreuve est terminée ? demanda doucement la vieille femme.

— Oui.

— Comment s’est-elle passée ?

— J’ai réussi, répondit Tisana.

— Oui, dit Vandune en souriant. J’étais sûre que tu réussirais. Viens maintenant. Il nous faut parler à la Supérieure et prendre des dispositions pour ton avenir, Interprète Tisana.

Elles rentrèrent au chapitre aussi silencieusement qu’elles étaient venues, marchant rapidement dans la chaleur qui augmentait. Il était presque midi quand elles sortirent de la zone des ruines. Les novices et les postulantes qui avaient travaillé aux champs rentraient déjeuner. Elles regardèrent Tisana d’un air hésitant et Tisana leur sourit, un sourire éclatant et rassurant.

À l’entrée du cloître principal Freylis apparut, croisant Tisana comme par hasard et lui lançant un regard rapide et inquiet.

— Alors ? demanda Freylis d’une voix tendue.

Tisana lui sourit. Elle avait envie de dire que ce n’était rien, une plaisanterie, une formalité, un simple rite, que la véritable Épreuve avait eu lieu bien longtemps auparavant. Mais Freylis devrait découvrir toutes ces choses par elle-même. Un énorme gouffre les séparait maintenant, car Tisana était devenue interprète alors que Freylis n’était encore qu’une postulante. Et Tisana se contenta de dire :

— Tout va bien.

— Bien. Oh ! c’est bien, Tisana, c’est bien ! Je suis si heureuse pour toi !

— Je te remercie de ton aide, dit gravement Tisana.

Une ombre traversa soudain la cour. Tisana leva les yeux. Un petit nuage noir, comme celui de la veille, errait dans le ciel, sans doute un vestige égaré d’un orage au-dessus de la côte lointaine. Il resta immobile, comme accroché à la flèche de la maison chapitrale, puis, comme si une vanne s’était ouverte, il commença brusquement à laisser choir de grosses et lourdes gouttes d’eau.

— Regarde ! s’écria Tisana. Il pleut de nouveau ! Viens, Freylis ! Viens, allons danser !

IX. Une voleuse à Ni-moya

Vers la fin de la septième année du rétablissement au pouvoir de lord Valentin, la nouvelle se répand dans le Labyrinthe que le Coronal va bientôt y faire une visite, nouvelle qui élève le pouls de Hissune et lui fait battre le cœur. Verra-t-il le Coronal ? Lord Valentin se souviendra-t-il de lui ? Le Coronal s’est autrefois donné la peine de le convoquer au Mont du Château pour son second couronnement ; le Coronal pense certainement encore à lui, lord Valentin se souvient certainement du garçon qui…

Probablement pas, décide Hissune. Son excitation retombe ; son moi froid et rationnel reprend le dessus. S’il aperçoit seulement lord Valentin durant sa visite, ce sera extraordinaire, et si lord Valentin sait qui il est, ce sera miraculeux. Il est plus que probable que le Coronal ne fera qu’entrer et sortir du Labyrinthe sans voir personne d’autre que les principaux ministres du Pontife. Il paraît qu’il est en route pour un Grand Périple en direction d’Alaisor, et de là jusqu’à l’Ile pour rendre visite à sa mère, et une halte au Labyrinthe est obligatoire sur un tel itinéraire. Mais Hissune sait que les Coronals ne sont guère enclins à apprécier les visites au Labyrinthe qui leur rappelle désagréablement la résidence qui les attend quand leur tour viendra d’être élevés à la charge suprême. Et il sait aussi que le Pontife Tyeveras est une créature fantomatique, plus morte que vive, perdue dans des rêves impénétrables à l’intérieur du cocon de ses systèmes de survie, incapable de proférer des paroles intelligibles, un symbole plus qu’un homme, qui aurait dû être inhumé depuis des années mais est maintenu en vie pour que le règne de lord Valentin en tant que Coronal puisse être prolongé. C’est parfait pour lord Valentin et sans doute pour Majipoor, songe Hissune, mais pas si bien pour le vieux Tyeveras. Mais ces questions ne le regardent pas. Il retourne au Registre des Ames en s’interrogeant distraitement sur la venue prochaine du Coronal et distraitement, il pianote sur le clavier pour demander une nouvelle capsule et reçoit l’enregistrement d’une habitante de Ni-moya qui débute de manière si peu prometteuse qu’il l’aurait rejeté s’il n’avait désiré se faire une rapide idée de Ni-moya, cette énorme cité de l’autre continent. Pour Ni-moya il accepte de vivre l’existence d’une petite commerçante… et bientôt il n’a plus de regrets.

1

La mère d’Inyanna avait été commerçante à Velathys toute sa vie, comme l’avait été la grand-mère maternelle d’Inyanna et il semblait que ce dût également être le sort d’Inyanna. Ni sa mère ni sa grand-mère maternelle n’avaient paru regretter particulièrement cette vie, mais Inyanna, maintenant qu’elle avait dix-neuf ans et était unique propriétaire, avait l’impression que la boutique était un fardeau écrasant sur son dos, une gibbosité, qui exerçait une pression intolérable. Elle pensait souvent à vendre et à aller chercher son véritable destin dans une autre ville lointaine, Piliplok ou Pidruid, voire Ni-moya, l’énorme mégalopole très loin au nord, dont on disait qu’elle était si merveilleuse qu’il était impossible de l’imaginer pour quiconque n’y était pas allé.

Mais les temps étaient maussades et les affaires languissantes, et Inyanna ne voyait pas poindre un seul acheteur pour la boutique à l’horizon. De plus, cet endroit avait été le centre de la vie de sa famille pendant des générations et le simple fait de l’abandonner n’était pas facile, aussi odieux lui fût-il devenu. Elle se levait donc tous les matins à l’aube et sortait sur la petite terrasse pavée pour se plonger dans la cuve d’eau de pluie qu’elle y gardait pour ses ablutions, puis elle s’habillait, prenait un petit déjeuner de poisson séché et de vin et descendait ouvrir la boutique. Elle vendait toutes sortes de marchandises – rouleaux de tissu, poteries d’argile de la côte méridionale, barils d’épices et fruits en conserve, cruches de vin et coutellerie fine de Narabal, tranches de coûteuse chair de dragon de mer et les resplendissantes lanternes en filigrane fabriquées à Til-omon et bien d’autres choses encore. Il y avait un grand nombre de boutiques comme la sienne à Velathys et aucune ne marchait vraiment bien. Depuis la mort de sa mère, Inyanna avait tenu les comptes, géré le stock, balayé le plancher, poli les comptoirs et rempli les formulaires et les permis de l’administration, et elle était lasse de tout cela.

Mais quelles autres perspectives s’ouvraient dans sa vie ? Elle était une jeune fille insignifiante vivant dans une ville insignifiante, pluvieuse et entourée de montagnes, et elle n’espérait pas vraiment que cela allait changer dans les soixante ou soixante-dix ans à venir.

Elle avait peu de clients humains. Au fil des décennies, ce quartier de Velathys avait été principalement occupé par des Hjorts et des Lii – et un grand nombre de Métamorphes aussi, car la province Métamorphe de Piurifayne s’étendait juste au-delà de la chaîne de montagnes au nord de la ville et un nombre considérable de Changeformes s’étaient introduits dans Velathys. Elle acceptait tout le monde, même les Métamorphes qui mettaient la plupart des humains mal à l’aise. La seule chose qu’Inyanna regrettât chez sa clientèle était qu’elle n’avait pas l’occasion de voir beaucoup de gens de sa race et en conséquence, bien qu’elle fut mince et séduisante, grande, l’air sain, avec une allure un peu garçonnière, des cheveux roux bouclés et des yeux verts frappants, elle ne trouvait que rarement des amoureux et n’avait jamais rencontré quelqu’un avec qui elle ait eu envie de vivre. Partager la boutique lui faciliterait la tâche. Par contre, cela lui coûterait une grande partie de sa liberté, y compris la liberté de rêver à une vie où elle ne tiendrait pas une boutique à Velathys.

1 ... 67 68 69 70 71 72 73 74 75 ... 94
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)