Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Исторические приключения » Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants
Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants

Электронная книга - «Aventures périlleuses de trois Français au Pays des Diamants». Краткое содержание книги:

Le kopje (mine de diamants) de Nelson’s Fountain était, ce jour-là, plus que jamais, plein de bruit et d’animation. À l’incessante activité habituellement déployée par les diggers de toute race, de toute couleur, avait brusquement succédé une sorte de frénésie dont un observateur attentif et de sang-froid eût promptement deviné la cause.
1 ... 66 67 68 69 70 71 72 73 74 ... 151
Перейти на страницу:

– Nous règlerons cela plus tard. Quand nous serons arrivés.

» Il dit quelques mots au rustre inhospitalier qui conduisait l’attelage, puis nous partîmes.

» Je dois avouer qu’il fut pour moi le meilleur compagnon pendant ces dernières étapes. Il prit soin de moi comme d’un frère, me donna à manger, me prêta son cheval, etc., au point que je ne savais comment lui témoigner ma reconnaissance.

» Nous arrivâmes enfin à une lieue environ de l’établissement dont nous apercevions les tentes de toile blanche.

– C’est ici qu’il faut nous séparer, me dit mon inconnu. Le moment est venu de régler nos comptes.

– Tout à votre service, lui dis-je poliment. Combien vous dois-je, monsieur ? lui demandai-je comme jadis. Sachez que je ne vous payerai jamais assez cher, et vous aurez, de plus, droit à ma reconnaissance.

– C’est vingt mille francs, répondit-il négligemment.

– Vous voyez d’ici le bond que me fit faire cette demande exorbitante.

– Monsieur, vous voulez rire.

– Je ne ris jamais quand il s’agit d’argent.

» Allons dépêchons, reprit-il de sa voix calme et en armant sa carabine. Il me déplairait fort de vous ôter cette vie que j’ai eu tant de plaisir à vous conserver. Si cependant vous faites la mauvaise tête, je serai forcé de recourir à cette dure nécessité.

» J’ai souvent tué, d’ailleurs, pour moins que cela.

– J’étais sans armes, il fallait s’exécuter.

– Et ta carabine ? demanda Albert.

– Volée par des mulâtres qui voulaient me faire faire la traite avec eux, sous prétexte que ma peau blanche serait pour eux la meilleure garantie d’honorabilité.

– Mais ton couteau ?

– Resté à domicile jusqu’au manche, dans le torse du capataz.

– Et vous dites que vous n’avez pas eu d’aventures ? interrompit Alexandre en éclatant de rire.

– Riez, monsieur Alexandre, riez tant que vous voudrez. Je dus m’exécuter. Je vous coûte bel et bien vingt mille francs, et c’est diablement trop cher la livre.

– Bah ! laissez donc. Je trouve, quant à moi, que c’est pour rien. Nous règlerons d’ailleurs tout cela plus tard à notre prochaine rencontre avec Sam Smith le bushranger.

VII

Curieuse trouvaille d’un livre sous un bauhinia. – Ce qui était écrit en lettres de sang sur la page blanche de la Bible. – Singulière émotion d’un bandit. – Sam Smith ne veut pas se défendre de jouer pour une fois les Don Quichottes. – Sur la piste du wagon. – Monologue de Klaas le Boër. – Déconvenues du sauvage blanc. – Une héroïne. – L’énergie des faibles. – Klaas avoue qu’il a peur. – Marche savante d’un batteur d’estrade. – Le cheval de Cornélis. – À mort le bushranger !... – Erreur !...

– Le diable m’emporte ! c’est un livre.

» Un livre en pareil lieu ! Dans ce pays habité par des noirs non moins illettrés que les Australiens et où commencent à affluer des diggers qui ont bien d’autres soucis que ceux de la littérature.

» La trouvaille est pour le moins singulière.

» Nègres ou mineurs, je ne puis attribuer ni aux uns ni aux autres la rencontre de ce produit de la civilisation gisant sous un bauhinia.

» Pour la rareté du fait, ramassons-le. Ses feuillets, à l’occasion, pourront me servir à faire des bourres de fusil.

L’homme qui monologuait ainsi, un voyageur solitaire, descendit lestement de cheval, passa la bride dans son bras et ramassa le volume.

– Ah bah ! fit-il en goguenardant, une Bible ! Un missionnaire sera passé de ce côté. Il est à présumer que les traces de roues dont j’ai tout à l’heure aperçu l’empreinte, ont été laissées par le wagon servant à transporter ce saint homme.

» Dans ce cas, je perds mon temps. Les missionnaires sont en général gueux comme feu Job et l’attaque du convoi de celui-ci me vaudrait pour le moins un sermon sur le respect de la propriété.

» Un sermon ! ce serait le second depuis trois jours, et j’aimerais mieux quelques onces d’or, quand bien même des grains de plomb se mêleraient aux nuggets sous formes de balles rondes ou cylindro-ogivales.

Il remonta tout dépité sur son cheval, une bête énorme qui mâchait impatiemment son mors blanc d’écume.

– Rien à faire !... Rien, murmura-t-il en feuilletant machinalement le volume.

» Tiens, fit-il étonné, il y a quelque chose d’écrit sur la première feuille... De véritables pattes de mouche. C’est irrégulier, en quelque sorte haché, comme si la main qui a tracé ces lignes eût été agitée d’un tremblement convulsif.

» ... Puis, cette encre rouge, rosée plutôt, a un aspect lugubre... On dirait du sang !...

» Du sang ! C’est pardieu vrai.

Il lut lentement, intéressé malgré lui, par l’imprévu de cet étrange événement :

« Qui que vous soyez, vous qui trouverez ce livre, ayez pitié de deux malheureuses femmes retenues prisonnières par un bandit. Vous avez une mère, une sœur, une fiancée...

– Pas que je sache, dit en aparté le voyageur. En fait de nourrice, je ne me rappelle guère que Tod Brown, le maître d’équipage de l’Atalanta et les nombreux coups de garcette avec lesquels il m’époussetait le cuir, alors que je parcourais les mers en qualité de mousse de la marine britannique. Une femme. je suis célibataire endurci. Quant à ma fiancée, c’est autre chose. Une corde savonnée ou non, voilà l’union « in extremis » à laquelle je suis indubitablement réservé.

» Continuons pourtant la lecture de ce curieux document.

» ... Ou une fiancée. Au nom des sentiments qui vous attachent à elles, prenez compassion d’une infortune aussi cruelle qu’imméritée.

» Venez au secours de celles qui ne peuvent même pas trouver dans la mort le refuge des désespérées.

» Comtesse ANNA DE VILLEROGE. »

– Qu’est-ce que cela me fait ? reprit brutalement l’homme en fermant le livre.

» Que m’importe, à moi, une comtesse qui se promène dans les déserts de l’Afrique Australe ! Quelque aventurière sans doute...

» Promenade peu agréable, pourtant, si j’en juge au ton déchirant de ces lignes.

» Ah ! çà, vais-je m’attendrir maintenant. Ce serait plus bête que nature.

J’ai entendu parler d’un nommé Don Quichotte qui s’amusait à pourfendre les moulins à vent, et son histoire, racontée jadis par le cuisinier français de notre frégate, faisait rire aux larmes les lascars du gaillard d’avant.

» Ne ressemblons pas à Don Quichotte.

» Cependant, je ne puis m’empêcher de trouver des rapports douloureux entre ce livre, jeté sur le sable du désert, dans un moment de folle et suprême espérance, et la bouteille à laquelle le marin naufragé confie ses dernières volontés. Ce testament d’hommes à l’agonie, ballotté dans sa frêle enveloppe par les flots en furie, est chose sacrée.

» Moi-même, n’ai-je pas été sauvé naguère par ce moyen et grâce à un hasard miraculeux. Il est vrai que mes libérateurs étaient de faillis sacripants qui ont fait de moi un joli sujet.

» Qu’importe ! Je n’en ai pas moins été un vaillant matelot avant de devenir un bandit.

» Puis, il y a comme cela dans la vie, des jours où le bien ne coûte pas plus à faire que le mal. Enfin, ce document, à n’en pas douter, a été écrit par une main française. Le nom de la signataire l’indique du moins. J’ai reçu des Français quelques bons offices que je n’ai pu reconnaître. faute d’occasion, d’ailleurs ; car si j’ai commis en ma vie un certain nombre de méfaits, je n’ai jamais été un ingrat.

1 ... 66 67 68 69 70 71 72 73 74 ... 151
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)