Бесплатная библиотека
Читайте книгу на сайте или телефоне
READ-E-BOOK » Фэнтези » Le compagnon [Alvin Journeyman - fr]
Le compagnon [Alvin Journeyman - fr] - Читать Любимую Русскую Полную Книгу 👉 Read-E-Book.com

Le compagnon [Alvin Journeyman - fr]

Электронная книга - «Le compagnon [Alvin Journeyman - fr]». Краткое содержание книги:

Compagnon forgeron, compagnon Faiseur, Alvin est de retour chez les siens. Mais quelle est sa tâche aujourd’hui ? « Je ne peux pas apprendre aux gens comment bâtir la Cité de Cristal si je ne sais pas moi-même de quoi il s’agit. »
La Cité de Cristal : la vision dans la tornade du lac Mizogan, en compagnie du prophète des Rouges. Si peu des chemins de sa vie y conduisent ; Peggy Larner — Peggy la torche — le sait bien.
Et l’ennemi de toujours choisit à présent des voies plus subtiles pour le détruire. Pièges, fuite, menaces, mensonges, délation, prison, tribunal, Alvin n’est-il pas condamné au renoncement ? Et le pire danger viendra peut-être de son frère Calvin, qui le jalouse au point de bientôt lui vouer une haine amère et décide de s’expatrier vers l’Ancien Monde afin de rencontrer Napoléon dont on sait le pouvoir redoutable
L’Amérique n’est-elle pas trop petite pour deux hommes aux talents en puissance si formidables ?
1 ... 64 65 66 67 68 69 70 71 72 ... 113
Перейти на страницу:

— M’est avis qu’il connaît que maître Cooper est mon avocat, répondit Alvin en souriant.

— Alors que moi, je suis impartial, fit le juge. Peut-être que maître Laws a raison de ne pas y toucher.

— Il faut pourtant qu’il le fasse, dit En-Vérité. Il faut qu’il certifie à maître Webster et monsieur Conciliant Smith qu’il s’agit du vrai soc, du soc d’or, et qu’il est à l’abri ici dans la prison. »

Le juge tendit le soc à Alvin, puis sortit de la cellule et posa la main sur l’épaule de Marty Laws. « Allons, maître Laws, moi je l’ai pris, et même s’il gigote un peu, il ne va pas vous faire de mal. »

Laws fit non de la tête.

« Marty, dit Alvin. J’connais de quoi vous avez peur, mais j’vous promets que l’soc va pas vous faire du mal, et qu’vous allez pas y faire du mal non pus. »

Marty se tourna de côté. « Il brillait tellement, dit-il. Il m’a fait mal aux yeux.

— Un reflet du soleil, c’est tout, fit le juge.

— Non, monsieur. Non, Votre Honneur. Il brillait. Il brillait depuis l’intérieur, tout au fond. C’est entré en moi. Je l’ai senti. » Le juge regarda Alvin.

« Moi, j’connais pas ça, dit Alvin. J’l’ai jamais montré aux genses.

— Je sais ce qu’il veut dire, intervint En-Vérité. Moi, je ne l’ai pas vu comme une lumière. Mais je l’ai senti comme une chaleur. Quand le sac s’est ouvert, il a fait plus chaud. Mais vous n’avez rien à craindre de lui, maître Laws. S’il vous plaît… Je vais le tenir avec vous.

— Et moi aussi », fit le juge.

Alvin leur tendit le soc.

Marty pivota lentement pour regarder, la tête un peu détournée, les deux autres témoins placer les mains sur et sous le soc. Alors seulement il se glissa jusqu’à eux pour à son tour poser avec précaution le bout des doigts dessus et dessous. Il transpirait affreusement, et Alvin le plaignait de tout son cœur sans arriver à comprendre ce qui le travaillait. Le soc lui avait toujours paru bien disposé, amical. Qu’est-ce qu’il représentait aux yeux de Marty ?

Comme l’objet ne lui faisait rien, Marty prit confiance et déplaça les mains pour supporter une partie de son poids. Il avait quand même les paupières à demi fermées et regardait de biais comme s’il voulait se protéger un œil au cas où l’autre serait brusquement aveuglé. « Je peux le tenir tout seul, je pense, dit-il.

— Monsieur Smith va garder sa main dessus, comme ça il ne bronchera pas », fit le juge.

Alvin laissa la main, mais les autres retirèrent les leurs et Marty tint le soc tout seul.

« M’est avis que ça pèse comme de l’or », dit-il.

Alvin passa les mains sous le soc et s’en saisit. « Je l’tiens, asteure, Marty », dit-il.

Le procureur le lâcha… à contrecœur, sembla-t-il au prisonnier.

« En tout cas, m’est avis qu’vous voyez pourquoi j’laisse personne essayer de l’prendre, fit Alvin.

— Je n’ose pas penser aux conséquences si je me le lâchais sur le pied, dit le juge.

— Oh, il connaît comment bien tomber.

— Il est réellement vivant, souffla En-Vérité.

— Vous ne manquez pas d’aplomb, dit le juge à Alvin. Votre avocat a été intransigeant, il a exigé une audience sur la question de l’extradition avant même qu’on dresse la liste des jurés pour l’affaire du vol. »

Alvin regarda En-Vérité. « M’est avis qu’mon avocat connaît ce qu’il fait.

— Je leur ai dit, fit l’Anglais, que ma défense consisterait à prouver que le pisteur n’était pas dans l’exercice légal de ses fonctions, puisque son collègue et lui ne pouvaient en aucune façon identifier Arthur Stuart par la capsule qu’ils détenaient. »

Alvin comprit qu’il s’agissait davantage d’une question que d’une affirmation. « Ce soir-là, y sont passés à côté d’Arthur Stuart sans l’reconnaître, dit-il.

— Nous allons faire venir plusieurs pisteurs d’esclaves pour voir s’ils peuvent désigner Arthur Stuart dans un groupe de garçons de son âge, reprit En-Vérité. On leur cachera la tête et les mains, bien entendu.

— Pensez, ajouta Alvin, à mélanger deux garçons à Mock Berry dans l’groupe en plusse de tous les p’tits Blancs qu’vous voudrez. M’est avis qu’ceux-là qui passent leur vie à chercher d’la couleur pourraient bien connaître comment la repérer, même si on y met des gants et pis un sac sus la tête.

— Mock Berry ? demanda le juge.

— C’est un Noir, expliqua Marty. Un Noir libre, remarquez. Anga, sa femme, et lui, ils ont une ripopée de petits drôles dans une cabane, dans les bois pas loin de l’auberge.

— Ma foi, c’est une bonne idée de mêler quelques petits Noirs au groupe, dit le juge. Et je vais peut-être vérifier quelques autres détails pour que les choses se passent dans les règles. » Il tendit la main vers le soc qu’Alvin tenait toujours. « Ça vous ennuie si je le touche encore ? »

Il le toucha ; le soc trembla à son contact. « Si jamais les jurés décident qu’il s’agit réellement de l’or de Conciliant, fit le juge, je me demande comment il va s’y prendre pour le ramener chez lui.

— Votre Honneur », protesta Marty.

Le juge lui lança un regard noir. « N’allez pas vous imaginer, ne serait-ce qu’une seconde, que je manquerai à mon devoir d’équité et d’impartialité dans la conduite de ce procès. »

Marty secoua la tête de gauche à droite et tendit les mains en avant comme pour repousser l’idée même de tout manquement.

« D’ailleurs, reprit le juge, vous avez vu ce que vous avez vu, vous aussi. Est-ce que vous allez livrer le procès à maître Webster, maintenant que vous avez vu le soc bouger, briller et je ne sais quoi ? »

Marty secoua la tête. « La question en litige, c’est de savoir si Alvin Smith a fabriqué le soc avec de l’or qui appartenait à Conciliant Smith. L’allure du soc, ses autres propriétés… je considère que ça n’a aucun rapport.

— Exactement, fit le juge. Tout ce qu’il nous fallait constater pour l’instant, c’est qu’il existe, qu’il est en or et qu’il doit rester sous la garde d’Alvin pendant que lui reste sous la garde du shérif. Je crois que nous avons établi ces trois points à la satisfaction de chacun. D’accord, messieurs ?

— D’accord », fit Marty.

En-Vérité sourit.

Alvin remit le soc dans le sac de toile.

Lorsqu’ils sortirent de la cellule, le juge ferma soigneusement la porte jusqu’à ce que le loquet cliquette. Puis il essaya de l’ouvrir, en vain. « Ma foi, je suis heureux de voir que la prison est sûre. » Il n’eut pas un sourire en disant ces mots. Ce n’était pas la peine.

Po Doggly ne se tenait visiblement plus de curiosité lorsqu’ils émergèrent dans le bureau. La seconde suivante il était dans la prison et regardait Alvin à travers les barreaux dans l’espoir d’entrevoir un reflet doré.

« Je r’grette, shérif ; dit le prisonnier. L’est r’misé.

— T’es vraiment pas gentil, Alvin. Et pourrais pas seulement laisser un peu le haut du sac ouvert ?

— Ça m’dérangera pas si vous faites partie des huit, répondit Alvin. Attendons voir.

— Pas une mauvaise idée. Et merci de dire que ça te dérangera pas. Mais je l’ferai pas quand même. Vaut mieux prendre huit citoyens ordinaires plutôt qu’un membre d’la fonction publique. J’suis jusse curieux, tu connais. J’ai jamais vu autant d’or dans toute ma vie, et j’aimerais pouvoir conter ça à mes p’tits-enfants.

— Moi aussi », dit Alvin. Après un temps il demanda : « Shérif Doggly. Peggy Larner s’rait pas ’core dehors, des fois ?

— Non. J’regrette, Al. L’est partie. M’est avis qu’elle s’en est allée donner l’bonjour à son papa.

1 ... 64 65 66 67 68 69 70 71 72 ... 113
Перейти на страницу:
0
Сюжет
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Атмосфера
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Главный герой
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
0
Общее впечатление
  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5
  • 6
  • 7
  • 8
  • 9
  • 10
Итоговая оценка: 0.0 из 10 (голосов: 0 / История оценок)