Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]
- Автор: Кинг Стивен Эдвин
- Год: 2011
- Язык: французский
- Год: Editions Albin Michel
- ISBN: 978-2-226-22436-1
- Переводчик: William Olivier Desmond
- Жанр: Научная фантастика
Электронная книга - «Dôme. Tome 1 [Under the Dome - fr]». Краткое содержание книги:
Barbie répondit qu’il ne savait pas.
« Quand Howie vous a eu tous ramenés au poste, DeLesseps a raconté que vous aviez violé Angie McCain. Ce n’est pas comme ça que les choses se sont passées ?
— C’était sa première version. Puis il a dit que ce n’était peut-être pas tout à fait un viol, mais que quand elle s’était mise à avoir peur et m’avait demandé d’arrêter, je n’avais pas voulu. Un viol au second degré, en quelque sorte. »
Elle eut un bref sourire. « Surtout, ne dites jamais devant une féministe qu’il existe des degrés dans le viol.
— Ce serait plus prudent, en effet. Bref, votre mari m’a installé dans la salle d’interrogatoire — sans doute le placard à balais, de jour… »
Brenda, cette fois, rit carrément.
« … puis il a fait venir Angie. Il l’a fait asseoir de manière à ce qu’elle soit obligée de me regarder dans les yeux. Nous nous touchions presque. Il faut une vraie préparation psychologique pour mentir sur un sujet important, en particulier quand on est jeune. J’ai découvert ça à l’armée. Votre mari le savait, lui aussi. Il lui a dit que cela finirait devant le tribunal. Il lui a expliqué quelles étaient les sanctions quand on mentait à un juge. Pour la faire courte, elle est revenue sur sa déclaration. Elle a admis qu’il n’y avait pas eu de relation sexuelle, et donc pas de viol.
— Howie avait une devise : La raison avant la loi. C’était en fonction d’elle qu’il traitait les choses. Ce ne sera pas comme ça que fera Peter Randolph, en partie parce qu’il n’a pas les idées bien claires, mais surtout parce qu’il sera incapable de tenir tête à Rennie. Mon mari le pouvait, lui. Howie m’a dit que lorsque la nouvelle de… de votre altercation… est arrivée aux oreilles de Rennie, il a exigé qu’on vous fasse un procès pourquelque chose. Il était furieux. Le saviez-vous ?
— Non. »
Mais Barbie n’était pas étonné.
« Howie a répondu à Rennie que si quoi que ce soit devait aller devant le tribunal, il veillerait à ce quetout y soit déballé, y compris les quatre contre un du parking. Il a ajouté qu’un bon avocat de la défense ne manquerait pas de rappeler les incartades de Frankie et de Junior pendant qu’ils étaient au lycée. Rien d’aussi grave que ce qui vous est arrivé, mais il y en a eu plusieurs. »
Elle secoua la tête.
« Gamin, Junior Rennie n’a jamais été bien sympathique, mais il était relativement inoffensif. Depuis quelque chose comme un an, il a changé. Howie s’en était rendu compte, et ça l’inquiétait. J’ai découvert que mon mari savait des choses, sur le père comme sur le fils… »
Elle n’acheva pas sa phrase. Barbie comprit qu’elle hésitait à en dire davantage ; finalement elle y renonça. Elle avait appris la discrétion, en tant qu’épouse du patron de la police locale dans un petit patelin, une habitude dont on ne se défaisait pas du jour au lendemain.
« Howie vous avait conseillé de quitter la ville avant que Rennie ne trouve un moyen ou un autre de s’en prendre à vous, n’est-ce pas ? J’imagine que vous vous êtes retrouvé prisonnier de ce machin, le Dôme, avant.
— Oui aux deux questions. Puis-je avoir ce Coca Light, maintenant, Mrs Perkins ?
— Appelez-moi donc Brenda. Et je vous appellerai Barbie, si c’est comme ça que tout le monde vous appelle. Servez-vous, je vous en prie. »
Ce que fit Barbie.
« Vous avez besoin de la clef de l’abri antiatomique afin de récupérer le compteur Geiger, si j’ai bien compris. Là-dessus, je peux faire quelque chose pour vous. Mais j’ai cru aussi comprendre que vous alliez peut-être devoir mettre Jim Rennie au courant, et cette idée me dérange. C’est peut-être le chagrin qui m’embrume l’esprit, mais je n’arrive pas à comprendre que vous puissiez avoir envie d’affronter ce type bille en tête. Big Jim pète les plombs dès que quelqu’un remet son autorité en question ; en plus, il a une dent contre vous. Enfin, il ne vous doit aucune faveur. Si mon mari était encore le chef, vous auriez peut-être pu aller voir Rennie ensemble. Je crois que cela m’aurait bien amusée. » Elle se pencha vers lui, le regarda de ses yeux cerclés de noir, d’un air des plus sérieux. « Mais Howie n’est plus là et vous avez davantage de chances de vous retrouver au fond d’une cellule que de partir à la recherche d’un mystérieux générateur.
— Je sais tout cela, mais il y a un élément nouveau. L’Air Force va tirer un missile de croisière contre le Dôme demain, à treize heures.
— Oh Seigneur Jésus…
— Ils ont déjà tiré des missiles dessus, mais seulement pour déterminer jusqu’à quelle altitude montait la barrière. Le radar ne la détecte pas. Jusqu’ici, c’étaient des tirs sans charge explosive. Demain, ce sera une vraie bombe. Spéciale destruction de bunkers. »
Brenda pâlit.
« Vers quelle partie de la ville vont-ils tirer ?
— Le point d’impact devrait être situé à la hauteur du chemin de Little Bitch. Julia et moi nous y sommes allés hier au soir. L’explosion aura lieu à un mètre cinquante du sol. »
Elle resta bouche bée, de manière peu élégante. « Ce n’est pas possible !
— J’ai bien peur que si. Le missile sera lancé depuis un B-52 et suivra un itinéraire préprogrammé. Vraiment programmé. En tenant compte du moindre accident de terrain une fois qu’il sera à hauteur de sa cible. C’est un truc hallucinant. S’il explose sans passer au travers, cela signifie que tout le monde, en ville, en sera quitte pour une grosse frayeur. Le bruit va être comme la fin du monde. Mais si jamais il passe… »
Elle avait porté la main à sa gorge. « Quels seront les dégâts ? Nous n’avons même pas nos voitures de pompiers, Barbie !
— Je suis sûr qu’ils auront du matériel anti-incendie à proximité. Quant aux dégâts… (il haussa les épaules). Tout le secteur devra être évacué, c’est certain.
— Est-ce que c’est bien judicieux ? Est-ce qu’un tel projet est bien judicieux ?
— Question sans objet, Mrs… Brenda. Ils ont pris leur décision. Mais il y a pire, j’en ai peur. » Devant son expression, il ajouta : « Pour moi, pas pour la ville. J’ai été promu colonel. Par décision du Président. »
Elle écarquilla les yeux. « Quel honneur pour vous.
— En principe, je dois proclamer la loi martiale et prendre la direction des affaires, à Chester’s Mill. Jim Rennie va être ravi d’apprendre ça, n’est-ce pas ? »
Elle surprit Barbie en éclatant de rire. Et Barbie se surprit à rire avec elle.
« Vous voyez mon problème, maintenant ? La ville n’a pas besoin de savoir que je lui emprunte un vieux compteur Geiger, mais il faut qu’elle sache qu’un missile de croisière perceur de bunkers va être tiré sur elle. Julia Shumway va répandre la nouvelle si je ne fais rien, mais c’est moi qui dois l’apprendre aux patrons de la ville, parce que…
— Je sais pourquoi. » Grâce au rougeoiement du soleil, le visage de Brenda avait perdu sa pâleur. Elle se frottait les bras, cependant, l’air absent. « Si c’est votre mission d’établir une nouvelle autorité ici, ce que vos supérieurs veulent que vous fassiez…
— Je pense que Cox est plutôt mon collègue, à présent. »
Elle soupira. « Andrea Grinnell. C’est à elle qu’il faut s’adresser. Ensuite, nous parlerons à Rennie et à Andy Sanders ensemble. Cela nous donnera au moins l’avantage numérique. Trois contre deux.
— La sœur de Rose ? Pourquoi ?
— Vous ne savez pas qu’elle est troisième conseiller ? (Barbie secoua la tête.) Ne faites pas cette tête. Beaucoup de gens d’ici ne le savent pas, alors qu’elle occupe ce poste depuis plusieurs années. En général, elle se contente de jouer le rôle de paillasson des deux hommes — autrement dit pour Rennie, Andy Sanders étant lui-même un paillasson — et elle a… des problèmes… mais elle a aussi une réelle capacité à résister, ou avait.